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De nombreuses personnes ont constaté depuis quelques jours que dans les paramètres de leur smartphone s’affiche ce qui ressemble à une application « Covid-19 », sans qu’elles aient téléchargé quoi que ce soit. Elle est apparue avec les dernières mises à jour de Google Play Services (Android) et de Apple (iOS). Dans un Android, cette option apparaît sous le titre « Notification d’exposition au Covid-19 » ; dans un iPhone, sous le titre « Journalisation des expositions au Covid-19 ».

Notification Covid dans smartphone

Des messages alarmistes ont alors très vite fleuri sur la toile, accusant le gouvernement français d’avoir piégé tout le monde avec l’app StopCovid, censée être basée sur le volontariat.

Comme il n’est pas évident de faire le tri parmi les informations que l’on reçoit, souvent contradictoires en apparence, voici de quoi éclaircir, je l’espère, la chose, avec de véritables sources. Une véritable source, en essence, ce sont la ou les personnes qui rapportent elles-mêmes leurs propos et actes, sans qu’une tierce partie vienne interpréter leurs faits et paroles. Après, chacun est libre de penser que ces sources disent la vérité ou mentent, mais nous entrons alors dans le domaine de l’opinion.

Voici les faits concernant cette mystérieuse apparition sur nos mobiles (dont la presse technologique fait état depuis un bon moment déjà) :

1 – L’application StopCovid n’est que l’une des multiples apps élaborées dans le monde. Chaque pays qui le désire possède la sienne, avec un nom différent (SwissCovid, par exemple). Donc retenir que StopCovid est l’app développée pour la France. Elle est téléchargeable sur la base du volontariat. Elle fonctionne avec le Bluetooth (échanges de données à courte distance).

2 – Toutes les apps de traçage de contacts permettent à un utilisateur découvrant qu’il est contaminé (parce qu’il a fait un test de dépistage) de prévenir les personnes qu’il a croisées les jours précédents. Ce qui est possible dans la mesure où il a activé le bluetooth de son smartphone ; ce dernier peut alors garder en mémoire les autres smartphones des personnes croisées ayant téléchargé l’app. Le nom des dites personnes est transformé en pseudonyme pour préserver l’anonymat.

En bref :

  1. vous avez été en contact à moins d’un mètre de distance avec 10 personnes (c’est un chiffre arbitraire) pendant 15 minutes dans les quelques jours précédents,
  2. votre smartphone a enregistré sous forme anonyme ces 10 personnes (qui ont bien sûr téléchargé elles-mêmes l’application),
  3. vous avez été dépisté.e « positif/tive »,
  4. vous choisissez d’envoyer un message à ces 10 personnes, qui leur dira qu’elles ont croisé la route d’une personne contaminée (vous serez anonyme pour elles également),
  5. à elles d’organiser la suite : s’isoler, appeler leur médecin, se faire dépister.

Voilà donc ce qu’est une app de traçage de contacts.

Et voici le lien vers le site du gouvernement qui explique comment fonctionne l’application française StopCovid ainsi que la limite de ses pouvoirs : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/stopcovid.

3 – Google et Apple ont bien développé quelque chose ensemble, au niveau international, pour aider à lutter contre la propagation du virus. Je vous invite à lire leur déclaration commune ici : https://www.apple.com/fr/newsroom/2020/04/apple-and-google-partner-on-covid-19-contact-tracing-technology/

Leur objectif est d’apporter une interopérabilité des systèmes sans manger l’autonomie des smartphones, tout en garantissant le respect de la vie privée avec le chiffrage des données échangées. Avec leur système, les clefs pour identifier un smartphone sont générées aléatoirement et renouvelées tous les jours.

Mais ce dispositif n’est qu’une API (interface de programmation d’application) – une sorte de « kit de développement » qui a été intégré à leur système d’exploitation. Pour faire clair, c’est une interface qui facilite le développement d’applications de traçage de contacts, mais qui reste inactive tant qu’on ne télécharge pas d’app de traçage de contacts dessus.

Si vous cliquez sur la notification apparue dans votre smartphone, ceci s’affiche :

Notification Covid sur smartphone-2

En cliquant sur le point d’interrogation ou sur le « En savoir plus » en bas de cette page, vous obtenez ceci :

Assistance API Covid

Les créateurs d’apps qui voudront utiliser cette interface pour en installer une devront obéir aux conditions de Google et Apple (G & A), c’est-à-dire que l’app devra être téléchargée sur la base du volontariat et ne devra pas collecter des coordonnées de géolocalisation. Et chaque utilisateur pourra choisir s’il veut déclarer ou non sa contamination aux autres personnes dont il a croisé le chemin. D’autres conditions ont été posées, que je ne vais pas énumérer ici, toujours dans le sens du respect de la vie privée.

4 – Le gouvernement français a refusé d’exploiter cette technologie, souhaitant garder l’entière maîtrise de son app. Pour rappel, ces apparitions dans les paramètres de nos smartphones sont dénommées « Covid-19 », alors que notre app française s’appelle « StopCovid », donc rien à voir.

La raison du refus du gouvernement français : avec l’API de G & A, les données d’exposition et les identifiants sont stockés sur les smartphones et non sur des serveurs externes. Et G & A ne donnent pas ces informations aux autorités.

Ainsi l’app StopCovid fonctionne sans la technologie proposée par Google et Apple, elle n’est liée en aucune façon à leur API.

5 – Ce n’est pas parce que vous êtes dans les contacts téléphoniques d’un.e ami.e que vous allez être fiché.e. Encore une fois, ce système de traçage ne fonctionne qu’entre personnes qui ont téléchargé l’app StopCovid. Si vous ne l’avez pas téléchargée, vous ne recevrez aucun message ni ne serez pisté.e.

En résumé :

  • L’option « Covid-19 » que vous voyez affichée dans les paramètres de vos smartphones n’est pas une app.
  • Google et Apple ont créé une interface pour smartphones qui servira de base au développement d’applications de traçage du Covid-19, destinée aux pays qui veulent adopter leur outil.
  • Sans téléchargement d’une app de traçage des contacts, cette interface est inactive.
  • Le gouvernement français a refusé la solution de G & A et a développé sa propre app de traçage, StopCovid.
  • Vous ne serez tracé.e en cas d’alerte de contamination que si vous avez vous-même téléchargé l’app StopCovid.
  • Pour être considéré.e à risque, il faut que vous ayez été en contact avec une personne contaminée durant 15 minutes d’affilée à moins d’un mètre de distance.

Maintenant, si vous doutez encore de la transparence de cette app, il existe un moyen de ne pas être tracé.e, qui rejoint totalement les précautions à prendre en terme de cybersécurité :

  • Désactivez votre géolocalisation dès que vous n’en avez plus besoin ;
  • N’activez pas votre Bluetooth. D’une part, c’est la porte ouverte au piratage de données à proximité (StopCovid utilise toutefois le cryptage de données); d’autre part, la technologie à la base de l’app est le Bluetooth. Sans Bluetooth ni géolocalisation, pas de traçage.
  • Si vous ne l’avez pas encore fait, installez un VPN sur votre mobile, en plus d’un antivirus.

Je précise néanmoins que je ne suis pas en train de pousser à ne pas télécharger l’app StopCovid. Chacun fait comme il veut, je donne juste des marches à suivre pour ceux qui n’en veulent pas.

Voilà, j’espère que mon explication aura été claire et vous aura rassuré.e. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à commenter, je mettrai à jour le billet si besoin avec de nouvelles informations.

Ces douze derniers mois ont été relativement satisfaisants au niveau du nombre de livres publiés par rapport à d’habitude. C’est loin de me rendre millionnaire mais ils ont eu le mérite de me faire manger tout au long de l’année, à un rythme plus ou moins régulier. Il a fallu néanmoins que je compense les heures creuses avec d’autres activités, notamment des articles réguliers dans un magazine.

Si je récapitule, en dehors des articles de magazine mensuels, quatre livres ont été publiés depuis novembre 2018 :

  • Tu sais que tu es le Boss quand… (First Editions)
  • Tu sais que tu es fan de Game of Thrones quand… (First Editions)
  • Tu sais que tu es soixante-huitard quand… (First Editions)
  • Les femmes de Game of Thrones (Ynnis Editions)

Et deux autres sortiront début 2020 :

  • Guide d’auto-défense sur Internet (First Editions)
  • Fortnite pour les Nuls (First Editions encore)

Tiens, j’ai l’impression d’être abonnée à First Editions… Bon, c’est un simple hasard de circonstances. Mais je serais ravie de devenir une de leurs auteurs phares, haha (appel du coude et clin d’œil exagéré) !

Les « Tu sais que... » se sont bien vendus et continuent de l’être.
« Les femmes de Game of Thrones » prend un très bon départ (il est sorti en octobre 2019) et a déjà obtenu quelques bonnes critiques dans des magazines et blogs. Je suis plutôt fière de ce livre, qui traite des personnages féminins de la série et leur rend honneur comme il se doit.

Maintenant, pour pouvoir m’en sortir l’année prochaine, il m’en faudrait environ… le double. Ce n’est pas gagné, quand on compte le nombre de recherches à effectuer, de personnes à interviewer, le temps passé à structurer, écrire, relire, re-relire, etc. Ça demande une discipline d’acier. Mais bon, c’est faisable. J’ai bien quelques pistes lancées, mais pour l’instant c’est le no man’s land des fins d’année. Existe-t-il quelqu’un qui a déjà signé un contrat d’édition la dernière semaine de décembre, juste avant les fêtes ? Pourquoi pas, après tout, le miracle post-Noël peut encore arriver, il ne faut pas perdre espoir.

Devrais-je écrire un livre spécial auto-édition en attendant ?

Cela fait un moment que je n’ai pas auto-édité, le dernier livre en date ayant été « Je passe aux aveux ! », en mai 2017, donc un sacré bail. Le livre a reçu d’excellentes critiques, hélas il a été rapidement noyé dans la masse ; et à moins que 50 personnes l’achètent en même temps et qu’au moins la moitié écrive de bons commentaires dessus, il risque de ne jamais être visible sur Amazon autrement que sur ma page d’auteure. Pourtant c’est un livre « feel good », léger, plein d’humour et de magie. En tous cas, moi, je l’aime. Est-ce suffisant ? Non. Il faut le faire connaître et ça, ce n’est pas évident pour quelqu’un comme moi qui n’est pas attachée de presse dans l’âme.

 

J’ai plusieurs idées de nouveaux livres que je pourrais écrire et auto-publier, ce serait l’occasion de m’y mettre en 2020.

L’auto-édition a cet avantage de nous laisser la liberté d’écrire sur n’importe quel thème, sans subir de refus. Les refus font toujours mal. Elle a cependant l’inconvénient du « Maintenant débrouille-toi tout.e seul.e pour ta promo ! », ce qui revient à tenter de se faire connaître parmi des millions d’autres auteurs avec un micro qui ne fonctionne pas : « Allô ? Scrtch…Prrffhk…F…shrttt… ! » Mais certains y arrivent.

Je ne crache absolument pas sur l’édition classique, car nous bénéficions alors de professionnels du domaine, tant pour le titre que la couverture que le reste, et d’une diffusion bien plus importante et médiatisée. De plus, les échanges au moment de la relecture sont souvent riches et intenses, et on en apprend toujours. Les deux formes d’édition sont pour moi aussi intéressantes l’une que l’autre.

Alors, 2020, l’année de tous les livres… ?


En regardant certaines vidéos sur Instagram, je me suis demandée si le plus grand fléau de ce siècle n’était pas le smartphone, combiné aux réseaux sociaux.

Pourquoi une si terrible interrogation, me direz-vous. Tout simplement parce que maintenant, n’importe quelle personne dans la rue est soumise à la tentation de se couronner juge, en filmant des gens et en postant les vidéos sous couvert de « dénoncer ». Est-ce une perte de confiance en la justice ? Pas si sûr.

Ainsi, nous qui nous vantons d’être dans un monde plus libre qu’avant – ou plus libre qu’ailleurs – sommes-nous en train de recréer une certaine forme d’Inquisition, dont le droit à l’oubli est banni à jamais grâce à la transmission mondiale des données. Et si un personnage important mis au pilori arrive parfois à retrouver du travail et la confiance de ses pairs, une personne plus modeste subissant ce genre d’attaque violente n’a pas cette voie de sortie : elle peut perdre son travail, son époux/se, ses enfants, sa maison, ses amis, l’entraide de ses voisins, tomber en dépression, ne plus arriver à subsister, simplement parce que « la vidéo a dit que ». À notre époque de Fake news, de vérités arrangées ou sorties de leur contexte, de points de vue personnels érigés en « faits véridiques », le danger est d’autant plus grand.

La personne lambda qui décide de soit-disant dénoncer – sans vérifier quoi que ce soit de visu – devrait se rendre compte qu’elle risque de détruire la vie d’autres personnes, des institutions, des bonnes volontés, etc. Celle qui partage ces informations – sans vérifier non plus de visu – devrait s’offrir le même examen de conscience.

Ce sont aujourd’hui des millions de juges potentiels qui marchent dans la rue, nous intimant d’entrer dans le rang sous peine d’échafaud social. Est-ce un monde plus libre ? C’est surtout un monde sous la menace continue d’un Big Brother dont les tentacules sont les citoyens mêmes. 1984 (le roman d’anticipation d’Orwell – une dystopie pour ceux qui ne connaissent pas) n’a rien perdu de son actualité.

Aime-t-on vraiment faire à un autre ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse ? J’ose penser que non. Il faut pour cela réfléchir aux conséquences – et surtout, ne pas accepter systématiquement comme vrai ce qu’on découvre dans les réseaux sociaux et autres médias.


Ce soir j’ai envie de parler de Jonny Lee Miller et de la série télévisée Elementary. Parce que je suis époustouflée par la qualité de cette série et par le jeu incroyablement subtil et inspiré de l’acteur britannique qui y joue le personnage de Sherlock Holmes.

Elementary, c’est une version moderne de Sherlock Holmes, avec une originalité intéressante : le Dr Watson y est cette fois-ci une femme, Joan.

Nous retrouvons ici tout ce qui fait la particularité de Sherlock, à savoir une intelligence d’observation et de déductions phénoménale, une addiction pour les drogues dures qu’il tente d’étouffer, un poste de consultant externe auprès de la police, des expérimentations toutes aussi délirantes les unes que les autres, une fascination pour les abeilles, des insomnies et une personnalité à la limite du psychopathe qui pourrait faire de lui un serial killer s’il ne s’était tourné vers le bien.

Nous retrouvons cet égocentrisme propre au personnage  de Conan Doyle, cette exaspérante franchise qui sort sans frein de sa bouche – car il est totalement asocial et ne comprend pas les règles du savoir-vivre – ses angoisses dès que son esprit n’est pas occupé à résoudre des problèmes à hauteur de son intellect, etc.

Mais ce qui différencie ce Sherlock Holmes des autres, c’est sa volonté sincère de mettre un pied dans le monde de l’autre, même s’il sait qu’il n’y parviendra jamais tout à fait, afin de le comprendre et qui sait, d’en tirer peut-être un peu de bonheur.

L’autre grande différence de ce personnage tient dans sa sexualité : il n’a pas peur des femmes et n’hésite pas à changer de partenaires, poussant l’expérience jusqu’à coucher par exemple avec deux sœurs en même temps, pour sa santé physique et pour étudier les différences qui peuvent exister entre deux jumelles parfaites. Le monde est un magnifique laboratoire pour Sherlock Holmes.

Les autres écarts entre cette série et le Sherlock Holmes de Conan Doyle ne sont pas aussi importants et ne méritent pas qu’on s’y arrête.

La série Elementary est donc une succession de feuilletons dont les histoires ne se suivent pas pour la plupart, mais qui nous permettent à chaque nouvel épisode de suivre la progression des personnages et d’en connaître un peu plus sur leurs histoires respectives. De temps à autre un personnage récurrent apparaît ou est suggéré – bien sûr un tueur (ou une tueuse) en série – qui ajoute une dimension dramatique à l’épisode. C’est cette histoire en contrepoint qui est la plus passionnante.

Le personnage de Sherlock Holmes dans Elementary y est extrêmement fouillé, bien loin de la version de la série télévisée Sherlock avec Benedict Cumberbatch, ou encore de celle de Guy Richie avec Robert Downey Jr (que je trouve excellentes par ailleurs). Ici nous entrons directement dans la tête d’un être suprêmement intelligent, asocial, à la frontière du psychopathe, mais qui a su diriger cette folie vers un but constructif et non destructif. Et encore n’est-ce pas la volonté d’un monde meilleur qui le pousse, mais la complexité d’une affaire, car elle le sort alors de sa dépression chronique.

Et dans ce rôle, Jonny Lee Miller explose de génie. Il est si bien entré dans la peau du personnage qu’on le croirait ainsi dans la vie réelle. Il a su adopter la raideur caractéristique d’une personne autiste, refusant le contact physique avec ses amis ou adorateurs (ils sont nombreux) et ayant de grandes difficultés à exprimer ses sentiments. Il a su adopter cette nervosité à la limite de la rupture des tendons ; cet esprit bouillonnant ne cessant de calculer, déduire, induire, poser et résoudre des problèmes ; et cette extase propre aux maniaco-dépressifs en phase maniaque. Le nombre de pensées et de sentiments qu’il fait passer sur son visage en quelques millisecondes tient du prodige. Et là où il m’a le plus touchée, c’est dans sa relation avec Kitty, qu’il a prise sous son aile, notamment dans le magnifique épisode 12 de la Saison 3. Quel bonheur que de pouvoir lire ainsi sur son visage, étudier ses émotions, ressentir ses espérances et ses tourments, traduire ses expressions ! C’en est une véritable addiction. Pour moi, Jonny Lee Miller est le meilleur acteur que j’ai pu voir depuis très longtemps, tant il a su s’imprégner de son personnage si original et exceller dans le jeu.

Quant aux scénaristes de cette série, chapeau. Vraiment. Le suspense y est présent, toujours, les enquêtes quasiment toutes intéressantes, l’évolution des personnages très bien menée, même si le personnage de Joan Watson (Lucy Liu) n’est souvent qu’un simple faire-valoir de son associé si prodigieux, malgré une personnalité complexe. Mais n’est-ce pas déjà le cas dans les romans de Conan Doyle ?

Bref, Elementary, créé par l’excellent Robert Doherty, est pour moi le meilleur Sherlock Holmes produit à ce jour.


La techeunologie, c’est avant tout l’ensemble des techniques visant à faciliter la vie des gens, ET PAS A FACILITER LEUR MORT.Voilà, il fallait que ce soit dit. Après ce vilain gros mot, je me lave la bouche au gros sel (d’ailleurs ça fait du bien aux dents) afin de me débarrasser des sournoiseries qui pourraient encore s’accrocher à ma plaque dentaire. Bien.

Nous baignons depuis quelques poignées d’années dans un monde de techeunologie pure et dure et si nous avons du mal à pédaler derrière, hé bien c’est tant pis pour nous ! Heureusement nos enfants génétiquement modifiés sont nés avec un disque dur à la place du cerveau (parfois il leur faut deux ventilateurs) et sont capables de s’adapter bien plus rapidement que nous autres, ancêtres des cavernes du 20e siècle. Ils peuvent donc se pavaner et étaler leur science comme du kiri sur une tartine de pain.

Bon, que savent-ils en fait ? Se servir de la chose, oui oui, d’accord. Mais pas la fabriquer ou la créer (enfin, la majorité) ! Les « Je ne jure que par la techeunologie » sont absolument certains de tout savoir sur le sujet mais s’offrent en fait aux créateurs de ces joujoux (hiboux, choux, cailloux, genoux) comme autant de cobayes consentants.

Alors je me suis dit : « Tiens, » (parce que quand je me parle, je mets des guillemets), « Tiens, donc, pourquoi ne serais-je pas une révélatrice de conséquences ? » Pas une intellectuelle déprimante tirant sur sa pipe, ni une artiste torturée et obscure, ni une obsédée de fins du monde, non, une tirailleuse de consciences sympa, qui titille et fait passer les choses avec humour. Parce que l’humour, c’est notre première paire de lunettes.

Voici donc ce que donne la techeunologie informatique lorsqu’on la laisse entre toutes les mains, sans mode d’emploi :

(Gisèle F)

Transfert de Données – Quand le pouvoir a changé de mains…. –

(Gisèle F)

Geek – A consommer sur place –

Virtualité – Quand le réseau est ton ami

Touches-à-Tout – Liberté ou conventions ?

(Gisèle F)

Silicium Valley – A la recherche du savoir perdu –

Log’n Graff – Une autre façon de s’approprier la connaissance…

(Gisèle F)

Domptage de souris – A défaut de maîtriser le contenu…. –

L’Avaleur – S’échapper du dictat…

Sur le pouce – Juste le minimum vital, peu importe la qualité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Overclocked – Quand trop d’informations nuit à l’information

(Gisèle F)

Mémoire Cache – Parce que tout semble aller plus vite ainsi… –

(Gisèle F)

Le Penseur Numérique – Qui possède la mémoire ? –

Surfeur sur la vague – Déferlante d’informations : quelle crête attaquer ?

Mémoire Vive – Savoir perdu, savoir caché, la clé de l’énigme est sur l’écran

Vous retrouvez-vous dans l’une de ces sculptures ?

😉

Fuite de cerveau – Quand le Savoir nous file entre les doigts…


Tiens, je vais parler des suricates aujourd’hui. Après les ours polaires, les lions, les chats, les bananes et encore les lions, il était temps de parler de ces mammifères qui – au moins eux – ne sont pas en voie de disparition.

Alors, les suricates – ces petites bestioles qui se dressent sur leurs pattes de derrière pour imiter les ours (mais personne ne s’y trompe) – ont eu la bonne idée d’évoluer au point d’être rassasiés avec un seul insecte par jour en cas de disette. Il y en a qui ont dit un an, mais là ils devaient penser à des pierres.

Le suricate n’a même pas besoin de boire car il y a suffisamment d’eau dans les insectes (et les éventuelles racines sous terre) pour le désaltérer. On ne peut pas dire que nous autres humains ayons réussi ce pas dans l’évolution. Il suffit qu’on saute un repas et on est affreusement grincheux, fébrile, bref : in-sup-por-table.

La femelle peut se reproduire à n’importe quel moment de l’année (bon, ça on sait faire) mais surtout, elle met bas au moment où elle l’a décidé. Là, respect, et une fois de plus c’est la honte pour nous.

Les suricates ont cette faculté très pratique de pouvoir fermer leurs oreilles lorsqu’ils creusent ou sont pris dans une tempête de sable. Encore quelque chose qu’on a raté dans l’évolution. Nous pouvons fermer les yeux, notre bouche, notre nez (avec un peu d’entraînement), éviter de se toucher, serrer les fesses, mais nous ne pouvons pas fermer nos oreilles et donc nous sommes condamnés à entendre toutes les bêtises qui se disent dans ce monde.

La différence entre un suricate et un humain est que lorsque l’animal trouve un objet nouveau, il le met dans sa bouche pour le goûter ; l’humain, lui, le met à l’oreille.

L’esprit de groupe des suricates est légendaire : ils sifflent en cas de danger (un vilain prédateur qui s’approche), s’entassent à 50 dans un terrier (ça tient chaud) et se font des grattouillis pour renforcer les liens. Mais il y a un domaine pour lequel cela ne s’applique plus : la nourriture. Même s’ils sont plusieurs à creuser à un endroit, c’est chacun pour soi ! il n’est pas question qu’ils partagent leur prise. D’ailleurs ils auraient du mal à découper des parts égales vu la taille de leurs proies les insectes.

Pour dormir, ils ont tendance à s’empiler les uns sur les autres. Pour ceux qui sont en haut de la pile, c’est royal, ils ont l’impression d’être allongés sur un énorme coussin de fourrure toute douce et chaude. Pour ceux d’en dessous, voir les syndicats. Pourtant, ils n’ont pas l’air de s’en plaindre puisqu’ils recommencent tous les soirs.

Une petite précision mais qui vaut son pesant d’or : ce n’est pas parce qu’un suricate aboie que c’est un chien. Ce mammifère n’est pas un animal de compagnie, tout « cute » qu’il paraisse. D’ailleurs, rien que pour vous le prouver, il va planter ses dents hyper pointues dans votre main et ne va pas la lâcher avant que vous l’ayez assommé. Et encore.

Il y en a qui ont eu la mauvaise idée de lâcher des suricates dans certaines régions du monde où l’homme – ce grand voyageur – avait incidemment amené des rats avec lui (« Oups ! j’avais pourtant dit ‘Stop’… »). Le but était d’éradiquer la population ratonne. Ça a bien marché, il y en a eu des populations éradiquées, mais ça a été d’autres espèces animales ! Et le rat court toujours.

Pour finir cet exposé digne de finir dans Wikipédia tellement ses infos sont intéressantes, les jeunes suricates ont appris avant l’homme ce qu’étaient les WC communs : ils déposent leurs excréments au même endroit que les adultes. Et celui qui ne sent pas la même odeur : dehors !

A bientôt pour un autre exposé !

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Voici un autre livre que j’ai lu il y a un moment et dont j’ai vraiment aimé l’originalité :

Le onzième pion
le onzieme pion

Le onzième pion, de Heinrich Steinfest, est l’histoire de l’enlèvement d’un type tout ce qu’il y a de plus banal, fade à en pleurer, et de l’enquête qui l’accompagne.

On n’y croit pas comme ça, au début, mais l’histoire nous entraîne dans un complot complètement délirant, saupoudré d’un humour à l’anglaise (drôle pour un Autrichien), un humour de situation très fin.

La grandeur de ce livre, c’est d’avoir donné à des personnes comme vous et moi les rôles principaux de l’intrigue, sans super pouvoirs ni super entraînement, mais avec une philosophie de la vie vraiment spéciale, insolite. C’est un roman policier avec une ambiance très particulière, de celle qu’on n’a pas l’habitude de trouver dans un policier. Je n’en dévoile pas plus.

Bon, d’accord, Steinfest n’a pas besoin de moi pour vendre, il a été quatre fois lauréat du prix du roman policier allemand.

 

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Super contente de ne pas subir l’air fétide rempli d’odeurs de merguez/frites et de vinasse bon marché qui flottera sur Paris !

Sans compter que le lendemain, je me réveillerai en entendant encore, parce que j’aurai échappé aux divers groupes et cafés qui trouvent intéressant de déchirer les membranes de leurs enceintes.

Il y a eu un grand pas de fait depuis les premières fêtes de la musique, encore bon enfant, qui nous donnaient la possibilité d’entendre distinctement chaque groupe jouer. C’était alors une véritable jouissance de battre le pavé, découvrir là un groupe de rock, ici une chorale, plus loin encore une battle de percus ou une formation de jazz.

L’initiative était tellement inespérée – pour les artistes, c’était l’occasion de jouer toute une nuit devant le grand public (merci à Jack Lang au passage) – que nous nous considérions comme des privilégiés qu’unissaient un amour et un respect communs de la musique. C’était aussi une nuit où les gens se parlaient entre eux, parlaient aux artistes, se souriaient, liés par une connivence mutuelle. C’est en tout cas ainsi que je les ai vécues.

C’est pourkoik, en souvenir de ces premières fêtes, aujourd’hui encore je fuirai cette nuit, que je compare à une grande foire servant de défouloir à de nombreuses personnes irresponsabilisées (notez la subtilité et remarquez que je ne dis pas « tout le monde »). Je suis d’ailleurs toujours étonnée que pour ces fêtes, le Ministre en place de la Culture ne rappelle pas gentiment aux citoyens de rester citoyens.

Bon courage à tous ceux qui cherchent encore à jouer honnêtement de la musique, puissiez-vous être entendus dans cette cacophonie. Ma participation se bornera à écouter dans mon refuge des CDs de nouveaux talents, mais je suis de tout cœur avec vous.

Et au nom de tous les miens – c’est-à-dire les humains – je demande pardon aux employés de la ville qui devront nettoyer les rues au petit matin. Car nombreux sont les participants du 21 qui ressentent le besoin de jouer au Petit Poucet pour ne pas se perdre dans Paris, remplaçant les cailloux par des canettes de bière, paquets vides de cigarettes, morceaux de verre et autres papiers gras.

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Après avoir été profondément déçue par le livre Revival de Stephen King (si vous cherchez de l’horreur, passez votre chemin), …

revival-stephen-king …non mais, vrai ! Je n’ai jamais été autant déçue de King qu’avec ce livre. J’en ressors presque traumatisée, tellement cet auteur a toujours été mon maître à penser en termes d’écriture. Je n’ai reconnu ni la pâte, ni la patte du célèbre écrivain d’horreur. Et la fin m’a fait hurler, non de terreur mais d’incompréhension tant elle était digne d’un livre pour enfants de six ans. Allez, sept. Soit la traduction (oui, je l’ai lu en français) a été super mal faite, soit c’est quelqu’un d’autre qui a écrit le livre. Parce que je ne peux pas accepter que notre King international n’ait plus le feu sacré. J’essayerai son dernier bouquin en date mais j’ai un peu peur de ce que je vais découvrir.

Bref, tout cela pour dire qu’il me fallait un vent de fraîcheur artistique pour me remettre de cette jambe cassée (c’est une image), et je l’ai trouvé avec The nice guys.

The nice guys

The nice guys

« Dans les années 1970 à Los Angeles, deux détectives privés enquêtent sur le suicide d’une jeune vedette de cinéma. Ils découvrent que des personnalités haut placées semblent être impliquées dans cette affaire. »

J’ai a-do-ré ce film ! Dès son démarrage, vous êtes plongés dans l’univers des Seventies, et surtout dans un univers complètement barge. Les premières minutes m’ont happée tout de go et la scène d’entrée en matière m’a tellement prise au dépourvue que j’ai explosé d’un rire tonitruant. Qui n’était que le premier d’une longue série.

Les punch lines se succèdent à un rythme soutenu et certaines scènes sont d’antologie. Russel Crowe et Ryan Gosling jouent extrêmement bien leur personnage, bien loin du gladiateur et du flambeur des stock options, et franchement chapeau bas. Autant je savais Russel capable d’endosser le rôle d’un détective un peu nounours, mais au poing lourd, autant j’étais curieuse de voir comment Ryan s’en sortirait en détective looser mais pas tant que ça. Et j’avoue que j’ai été épatée par la performance. Même s’il s’est permis un léger cabotinage lors d’une scène qui visiblement a échappé au réalisateur, on lui pardonne, il est tellement beau !

Angourie Rice, en fillette de 13 ans gardée par son père (Ryan) est d’une justesse incroyable, très attachante, fine et drôle. Elle apporte un brin de rébellion adolescente tout en restant clean, qui chatouille délicieusement. Elle n’a pas froid aux yeux, rien ne la choque (pourtant ils vont évoluer dans le monde du porno et de la mafia – qu’on se rassure, ça reste très light) et elle est totalement crédible dans son rôle de fille de détective privé.

Les autres acteurs sont tout aussi bons : Margaret Qualley dans son rôle de militante déchaînée, Beau Knapp en tueur hystérique (il en remontrerait à Jack Nicholson), ou encore le jeune Jack Kilmer (fils de Val) à mourir de rire, sans compter tous les autres.

C’est le rythme des effets et des répliques qui donne en outre à ce film un punch sans faille, nous arrachant des éclats de rire fréquents, et pour moi carrément un fou rire à un moment (ça va, je n’ai pas reçu de pop corn sur la tête, tout le monde riait avec moi dans la salle).

Un grand bravo au réalisateur, Shane black, qui visiblement a le rythme dans la peau et qui a su très bien diriger ses acteurs. Il faut dire qu’il est un habitué puisqu’on lui doit entre autres les scenarii de L’arme fatale et Le dernier samaritain. La musique n’est pas omniprésente, mais j’ai eu la joie de réentendre entre deux classiques des années 70, le délicieux Boogie Wonderland, de Earth Wind & Fire. À s’en trémousser sur son siège !

Le film est donc burlesque tout en se tenant, barré mais pas irréel, les années 1970 sont retranscrites dans toute leur splendeur (prêtez bien attention aux intérieurs, bourrés de petits détails comme autant de clins d’œil), et l’histoire tient la route.

Pour dire, je n’avais pas autant ri et jubilé depuis un zombie gore que j’étais allée voir avec un copain, il y a au moins 20 ans de cela, et qui m’avait valu des crampes aux abdos.

Bref, je recommande mille fois ce petit bijou, que je reverrai sûrement.

* * * * *


Je continue donc ce soir de déverser mes questionnements sur cette page afin de faire de la place dans ma tête. J’attends une livraison. Pour l’instant, personne n’a su répondre à mes questions d’hier et c’est bien dommage.

Donc :

  • J’ai remarqué sur certaines routes un panneau sur lequel est écrit « Zone expérimentale de marquage au sol »… Et je me dis : est-ce qu’ils plaquent un type à plat ventre sur la route, attendant que des ouvriers le marquent avec un fer blanc ?
  • Et la « distribution des petits pains » : existe-t-il quelque part un homme en tunique qui file des gnons à plein de types autour de lui ?
  • Peut-on envoyer par la Poste son sac poubelle avec pour adresse la décharge municipale ?
  • Souvent, quand je remplis des dossiers pour des concours d’art, je lis la mention : « L’auteur de l’œuvre doit être vivant au moment de l’inscription. » Est-ce qu’ils imaginent un squelette d’artiste devant un ordi, prêt à cliquer et qui en lisant ça, s’exclame : « Mince, encore raté » ?
  • Encore plus souvent, j’entends autour de moi cette phrase lancée de façon docte : « L’Homme est un animal ! ». A-t-on déjà vu un animal couper du bois et faire du feu ? Un lion par exemple, qui rapporterait du bois entre ses papattes de devant, tandis qu’un autre assis par terre frotterait deux silex pour obtenir une étincelle ?
  • Les rovers qui vont sur d’autres planètes (comme par exemple Mars) nous montrent des surfaces désolées et des terrains hostiles. Mais qui nous dit que ces robots n’ont pas placé des écrans factices devant les caméras et font la nouba derrière ?
  • Enfin que se passerait-il si la nature utilisait ce qu’a construit l’Homme ? Y aurait-il un spot fixé au plafond du ciel avec une ficelle pour l’éteindre la nuit ? un écureuil qui mettrait ses provisions dans une bibliothèque ? un arbre qui aurait des feuilles de classeur transparentes au bout des branches… ?

 

Encore une fois, si vous avez des réponses à toutes ces interrogations, surtout ne me laissez pas mourir bête.

Bonne soirée !

* * * * *


Ce soir, j’ai décidé de jeter en vrac sur le papier virtuel de mon blog tous les questionnements qui encombrent mon esprit, et je te les livre à toi, public du soir (ou d’une autre partie de la journée si jamais tu lis le français tout en habitant à l’autre bout de la Terre).

Oui, des questionnements, j’en ai beaucoup. Allez, je me lance :

  • Que donnerait un monde où ne vivraient que des vieux et où l’on pourchasserait les jeunes ? Où la vieillesse serait désirable et la jeunesse combattue ? Une sorte d’Âge de cristal à l’envers (pour ceux qui connaissent l’ancienne série). Il faudrait juste résoudre un petit paradoxe qui serait que si on supprime les jeunes avant qu’ils deviennent vieux, on n’a plus de vieux.
  • Si Adam et Eve étaient dans leur jardin et que Dieu était Gates, est-ce qu’il les condamnerait à télécharger des mises à jour de logiciels à l’infini ?
  • Existe-t-il des enfants qui se rendent compte de ce que font leurs parents pour eux avant qu’ils aient eux-mêmes des enfants ?
  • Pourquoi n’a-t-on pas encore inventé des chaussures dont les talons montent et descendent selon le pas qu’on s’apprête à adopter ? Ou des vêtements qui changent d’apparence dans la journée ?
  • Est-ce que Google va continuer de donner des résultats absurdes à ma question « Peut-on exercer un second travail sur son lieu de travail », tel que : « Peut-on faire un barbecue sur son lieu de travail » ?
  • Qu’est-ce que quelqu’un qui a le mal de terre ? Vomit-il parce que la terre est ferme ?
  • Si un type jeune et alerte entrait dans un autobus où les places assises sont toutes prises par des personnes âgées, est-ce qu’elles se lèveraient pour proposer leur place ?

 

Voilà où j’en suis aujourd’hui. Si vous avez les réponses, n’hésitez pas à me les communiquer.Je continuerai mes interrogations demain.

Bonne nuit !

* * * * *


Alors il paraît qu’ils ont retrouvé une distillerie clandestine sur la comète Lovejoy ! L’on comprend les soupçons qui planaient depuis un moment sur la présumée coupable, avec un nom pareil.

Il y avait tout ce qu’il fallait : du sucre, de l’alcool, mais malheureusement le labo avait déjà été démonté et emporté. A mon avis, ils ont dû laisser fuiter une info et l’E.T. espion de service sur Terre aura prévenu ses collègues. D’après des sources bien informées, ce n’était pas la première fois qu’on avait relevé l’existence de matières organiques, et là encore sur une comète, appelée Tchouri (enfin, c’est pas elle qui se fait appeler comme ça, en fait elle a rien à dire, on lui file un nom et elle se tait).

Alors quelle est la conséquence de cette découverte ? « Ces molécules organiques complexes peuvent faire partie de la matière rocheuse à partir de laquelle sont formées les planètes. » ont expliqué très consciencieusement les auteurs de l’étude publiée dans la revue Science Advances. M’est avis qu’ils se sont dit que ça ferait désordre de titrer « On vient de retrouver le point central d’un gros trafic d’alcool extra-terrestre ».

En tout cas, j’en connais qui vont tirer une tête ! Plus d’alcool pour faire la foire le dimanche, ça va être triste la galaxie. D’autant que la comète leur servait aussi de bac à glaçons.

Une chose est sûre, maintenant qu’on a découvert leur penchant éthylique, plus besoin de se demander ce qu’on va leur offrir quand ils se présenteront à notre porte. A la vôtre !

Comète essayant de quitter sa galaxie sans qu'on la voit

Comète Lovejoy en délit de fuite

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Oui, nous avons voulu dénoncer aujourd’hui l’ignominie qui frappe les prises électriques depuis de très longues années, sans que qui que ce soit ne s’élève contre une telle atteinte à la liberté et une telle assise du pouvoir en place.

La plupart d’entre elles sont malheureusement muselées, comme en témoigne l’atroce photo que nous transmettons à nos lecteurs, non sans une certaine répugnance (attention, cette photo peut traumatiser les enfants).

Prise muselée

Nous avons néanmoins essayé de recueillir le témoignage de certaines de ces victimes, afin de mieux comprendre la violence qui s’abat sur elles. Après avoir remonté une longue filière, grâce à nos indics, nous avons pu rencontrer un réseau clandestin de prises électriques, qui se cachent pour échapper à leur destin.

Prises électriques se cachant

Leur terreur faisait peine à voir. Elles nous ont raconté qu’elles étaient électrocutées plusieurs fois par jour, sans qu’il soit fait cas de leurs droits les plus fondamentaux. Parfois, elles sont abandonnées des mois entiers, puis sont à nouveau assaillies. Fait étrange, c’est leur œil droit qui semble supporter le moins les violences qu’elles subissent. Nous avons appris par la suite que le problème était dû à une tare héréditaire.

Interrogée, la police reste interdite et se refuse à tout commentaire.

Robot-train - Gisele Foucher

Ci-dessous, d’autres prises électriques, plus jeunes celles-ci, s’étant réfugiées dans la salle de bain de l’abri – qui restera secret pour des raisons évidentes de sûreté.

Jeunes prises électriques en cavale

Face à tant de persécution, l’on ne peut que se poser la question : est-on toujours dans le pays des droits de la prise ?

* * * * *

D’après des études sur le comportement de l’humain et son affect, les caractéristiques physiques qui déclenchent l’empathie, font fondre les cœurs et rendent les gens gaga sont les suivantes :

  • une grande tête ronde (ou en amande),
  • de très grands yeux,
  • un petit nez,
  • une petite bouche.

 

Les Japonais les ont bien intégrées et c’est pourquoi leurs personnages manga ont tous ces visages qui n’existent quasiment jamais dans la vraie vie.

31110-FILLE-MANGA-la-fee-feerique

 

 

 

Mignon, hein !

Chien aux grands yeuxHaowwwww….. !

 

Selon ces critères très précis, nous devons donc considérer que l’alien de Roswell est « a-do-rable ». Mais nous fait-il craquer ? A-t-on envie de le prendre dans nos bras et de lui faire plein de bisous ? Hmm… ?

Ou encore de bercer Roger, l’extra-terrestre d’American Dad ?

Il est vrai que la couleur joue un peu, quelque part, un rôle. Une peau colorée, c’est tout de même mieux qu’un gris terne. A-t-on jamais vu quelqu’un cajoler une limace par exemple ?

limace

D’accord, la limace a de petits yeux.

Mais quand-même, messieurs-dames les extra-terrestres, il y aurait quelques petits efforts à faire en matière d’esthétisme. Un tout petit peu. Un chouïa. Vraiment presque rien !

Roger, l'extra-terrestre d'American Dad

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Internet est un outil formidable ; mais aujourd’hui plus que jamais il est indispensable de savoir discerner l’info de l’intox.

Étant donné que les informations qui flottent dans ce bouillon sont quasiment toutes de 2e, 3e, 4e, 5e, voire de 100e main, il faut vraiment se retrousser les manches. Ça demande de recouper les données, d’évaluer, de trouver la part du vrai, la logique. De réfléchir un peu-beaucoup-passionnément-à la folie mais surtout, d’observer avec du recul les faits et uniquement les faits, pas les opinions.

Mon métier demandant beaucoup de recherches, je tombe souvent sur des informations qui se contredisent, affirment des mensonges, sont criblées d’erreurs ou imposent de fausses vérités.

Alors voici douze idées reçues que j’ai relevées (j’aurais pu en mettre 20, d’ailleurs), à coller sur le frigo, qu’il faut à tout prix combattre si l’on recherche un tant soit peu la vérité dans ce fourre-tout qu’est Internet.

Les 12 idées reçues dont il faut se méfier comme de la peste :

  1.  Si c’est dans Wikipédia, c’est que c’est vrai
  2.  Si c’est recopié 10 fois sur le Net, c’est que c’est vrai
  3.  Si c’est anglais, c’est que c’est vrai (pour les Français)(Je ne suis pas sûre que « Si c’est français, c’est que c’est vrai » marche avec les étrangers)
  4.  Si les journaux l’ont publié, c’est que c’est vrai
  5.  Si c’est écrit dans un site qui a un renom, c’est que c’est vrai
  6.  Si c’est dans un livre, c’est que c’est vrai (même si c’est quand-même un peu plus fiable – on peut se dire que l’auteur a fait des recherches – on n’est pas à l’abri d’opinions et de digressions)
  7.  Si l’expert machin dit que c’est vrai, alors c’est vrai
  8.  Si quelqu’un qui joue les experts sur un forum dit qu’une explication est fausse, c’est lui qui a raison
  9.  Si en donnant sa propre opinion, on traite les autres d’abrutis, alors c’est qu’on est un expert (et à ce moment-là, les points 7 et 8 marchent encore mieux)
  10.  Si quelqu’un dit qu’il est plus malin que les autres parce que lui voit ce qui se passe dans le monde, alors ce qu’il dit est vrai
  11.  Si deux infos contradictoires inondent le net, c’est celle qui nous plaît qui est la bonne

Et enfin, il ne faut pas l’oublier :

12.  Si c’est mon père qui le dit, c’est que c’est vrai

Évidemment, le revers de la médaille c’est qu’on finit par ne plus croire en rien (« Et si en fait tout le monde nous mentait pour nous réduire en esclavage ? ») et qu’on devient fou (j’en connais au moins deux comme ça).

Si vous pouviez, chaque fois que c’est possible, privilégier la 1e main, vous vous sentiriez bien plus en confiance. En décodé : ayez votre propre expérience, regardez avec vos propres yeux, et prenez les infos à la source et non pas auprès d’instances qui ont « mené l’enquête », car une enquête, on peut lui faire dire n’importe quoi. Il suffit de faire des montages photos, couper des bandes son, sortir des données de leur contexte et mélanger des vidéos. Et de faire passer une ou plusieurs des 12 idées reçues ci-dessus !

Comme je le disais dans mon billet, un peu ancien mais souvent regardé (Photos truquées, comment les reconnaître), un trucage, c’est de plus en plus facile à réaliser.

J’espère que cela vous aidera à vous dépatouiller sur le Net. Sortir du carcan de la pensée unique, voilà qui devrait être le credo de tout internaute (et citoyen du monde).

Et j’avais oublié le numéro 13 :

13. Si c’est écrit par Gisèle, alors c’est que c’est vrai (mais là c’est vraiment vrai !)

;D

*****


J’ai fait ma fille.J’étais partie en vacances avant tout le monde, fin mai. Arrivée à bon port, dépaysement, ressourcement, joie intérieure, beau temps, je me suis dit : « Tiens, pourquoi n’en profiterais-je pas pour faire du sport ? C’est l’occasion rêvée, j’ai ce qu’il faut ici pour me bouger, plus d’excuse. »J’ai commencé par nager un demi kilomètre tous les jours. C’était facile, j’étais fière de moi, pas essoufflée, le cœur ne s’emballait même pas. Franchement, après avoir passé autant d’années avec pour tout sport trois quarts d’heure de marche tous les deux jours (plus les escaliers), il y avait de quoi se pavaner.

Alors j’ai voulu monter la barre un peu plus haut. Je me suis rappelée que j’étais assez bonne en jogging.

Alors, avant d’aller plus loin, ma définition de « bonne en jogging » : je sais faire de petites foulées sans taper sur le sol comme une Walkyrie, mon pas est parfois même aérien, et je sais respirer sans souffler comme une loutre. Ça ne va pas plus loin, je n’ai jamais pu me faire au jogging du dimanche parmi les pots d’échappement, avec le casque sur les oreilles pour jouer les autistes.

Bref je me suis lancée. Il y avait de la verdure, une voiture toutes les demi heures, et des écureuils qui m’accompagnaient sur le chemin d’un air curieux. On aurait crû Blanche-Neige.

J’ai continué suffisamment longtemps pour arriver au fameux « second souffle », sorte de passage de vitesse automobile où soudain la fatigue s’envole, le corps devient une machine huilée qui roule toute seule, et où vous commencez à goûter à une espèce de félicité grisante.

Oui, grisante a été le mot. Celui qui a tout fait dérailler. Car j’ai soudain revu une compétition scolaire, où j’avais atteint un record en sprint, et où ma prof de gym m’avait regardée avec les yeux gourmands du coach qui sent que sa carrière est relancée. Et je me suis dit : « Tiens, (je me dis souvent « Tiens, » quand je me propose quelque chose), Tiens, pourquoi ne tenterais-je pas à nouveau ce record personnel ? » Je me sentais en forme, grisée (je le rappelle, très important), j’ai relevé le défi.

Oui, j’ai fait ma fille.

J’ai aujourd’hui la jambe dans une attelle, fracture du tibia, et j’en ai encore pour un moment avant de pouvoir remarcher.

Mais vous savez quoi ? J’ai battu mon record. Et j’en suis méga fière.

Bilan sportif - Ce qui arrive quand on a des ailes

Nan, ce ne sont pas mes jambes

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Hé oui, mon voleur d’écrits persiste et signe (voir mon article Le fiel débridé), et cette fois-ci il inclut mon poème « Promis, je ne le répèterai pas ! » (sans bien sûr me nommer) dans un de ses blogs.

J’ai été gentille la dernière fois en ne voulant pas le citer, mais là, je vais l’afficher. Voilà, c’est lui, Jomico comme il se nomme, habitant Marseille.

Jamico - blogourt - profil

 

 

 

 

 

Et là, la page incriminée (le début) :

Jamico - blogourt fr - Promis 1

 

 

 

 

 

 

Le plus fort, c’est qu’il se décrit en disant ce qu’il déteste : le mensonge ! On croit rêver.

Son blog, c’est blogourt/73097. J’ai bien sûr dénoncé la violation du droit d’auteur au webmaster du site mais pour l’instant, pas de réponse.

Auteurs, faites attention, il y a peut-être un de vos poèmes qui traîne chez lui et dont il s’attribue la paternité.

Il ne faut pas m’énerver.

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Aujourd’hui, je vais écrire sur Joséphine Baker et moi.

Pourquoi « moi » ?, me direz-vous. Ou « Pourquoi toi ? » si jamais nous nous connaissons et que nous avons déjà bavardé ensemble…

Parce que cette grande dame m’a tenue dans ses bras alors que je venais de naître, et qu’elle m’a prédit un avenir de rêve. Bon, je viens de réaliser que l’anecdote va avoir tendance à me desservir un peu question bouteille, mais finalement j’assume, je ne fais pas mon âge.

Tout a commencé un fameux jour de mai (je ne vais pas vous donner la date, ce serait inconvenant pour moi), où fraîche et épanouie j’ai fait mon entrée sur Terre, dans un hôpital parisien dont je tairai le nom afin qu’il ne soit pas envahi par les paparazzi. Ce jour mémorable de ma naissance (ne serait-ce que parce qu’on me le rappelle tous les ans), Joséphine Baker visitait des hôpitaux de Paris pour promouvoir son association humanitaire et obtenir des fonds. A moins que ce ne soit pour adopter un autre enfant. Elle eut l’intelligence inouïe de choisir pour commencer sa tournée l’hôpital même où je me faisais les poumons, et poussa le raffinement jusqu’à visiter la maternité. Il va de soi qu’une telle célébrité visitant des endroits publics est toujours accompagnée d’une cohorte de curieux et autres journalistes, et que tout ce beau monde a tendance à être bruyant quand il se déplace.

Ma mère, qui venait d’en baver avec moi et avait opté pour le repos du guerrier, entendant ce bourdonnement de ruche, se dit qu’après tout les distractions étaient rares et qu’elle ne risquait pas grand-chose à mettre un pied dans le couloir. Elle ne poussa pas la témérité jusqu’à me laisser seule (on ne sait jamais, on aurait pu m’échanger) et me prit donc dans ses bras avant d’aller jeter un coup d’œil dans les parties communes.

Et c’est ce moment précis que choisit Joséphine Baker pour se trouver… nez à nez avec ma mère ! Le premier moment d’émoi passé (pour ma mère, surtout), Joséphine s’écria de sa voix la plus exotique : « Mais quel magnifique bébé ! Qu’il est donc adorable ! Qu’il est incroyablement beau ! » (là, je soupçonne ma mère d’en avoir rajouté un peu dans les exclamations), et enchaîna en demandant à ma génitrice : « C’est une fille, n’est-ce pas ? Puis-je la prendre dans mes bras ? ». Ce à quoi ma mère répondit en tendant, hypnotisée, le paquet de couches que j’étais à la fabuleuse chanteuse (et fameuse résistante) à la peau couleur moka. Elle ne se préoccupait plus de savoir si on risquait de me kidnapper. Les journalistes qui entouraient Joséphine Baker commencèrent alors à photographier à tout va la divine tenant le bébé (en l’occurrence, moi) dans ses bras, rythmant les crépitements des flashs de leurs questions et exclamations béates. Moi je commençais à m’échauffer sérieusement, et je manifestai ma désapprobation face à ces cris et lumières de la seule façon qui m’était permise depuis quelques heures : en hurlant.

Ce à quoi Joséphine Baker s’exclama, pleine d’une admiration extatique : « Oh, quelle voix ! Quelle voix ! Elle sera chanteuse, comme moi ! ».

Puis, après une autre série de photos elle me retendit à ma mère, tandis qu’un assistant en profitait pour lui offrir un énorme bouquet de fleurs (qui étaient destinées à Joséphine, mais comme elle n’avait pas de bagage à main…). Ma mère hésita un moment à savoir quel paquet prendre en premier, toute émotionnée d’avoir été touchée par la gracieuse star. Elle obtint à partir de ce moment la conviction profonde que sa fille deviendrait quelqu’un de célèbre.

Voici comment j’ai dû embrasser à un moment donné de ma vie la carrière de chanteuse, parce qu’il fallait bien que je vois si j’allais devenir comme Joséphine Baker. Si vous ne voyez pas mon nom dans les bacs, c’est que je ne le suis pas devenue. Mais j’ai une très belle voix.

Josephine Baker Josephine baker -images

 

 

 

 

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Aujourd’hui j’ai voulu vous parler de toute la population qui vit au Pôle Nord, parce que je me suis dit que nous gardions une vue arriérée de ces gens-là : hé bien impossible de trouver quoi que ce soit à ce sujet sur le Net ! Vrai, à part que des éleveurs de rennes lapons ont décidé de badigeonner les animaux du Père Noël de peinture fluorescente pour qu’ils cessent d’être renversés par ces satanés touristes sur quatre roues, on n’apprend rien sur ces braves gens qui se les pèlent 361 jours par an (allez, on va dire que pendant 4 jours ils ont super chaud à -4°C).De l’Arctique, on ne connaît que les photos de magnifiques icebergs avec de temps en temps un manchot ou un phoque qui nous fait signe d’une plateforme, le réchauffement climatique, les soi-disant réserves de pétrole qui font mousser les babines des pétroliers du monde entier au mépris de la sauvegarde de la Terre, et c’est tout !

Si, de temps en temps des faits divers de la Sibérie, comme par exemple la vie des habitants de Verkhoyansk, la ville la plus froide au monde, qui a été attaquée par une meute de 400 loups en 2012. On peut dire que c’est pas de chance si tu nais là-bas : une nuit qui dure des mois, une température moyenne annuelle de -14,7°C (-45°C en hiver), un tiers de tes revenus qui passe dans la cheminée à essayer de chauffer ta pauvre maison en préfabriqué, un autre tiers pour te nourrir, et le reste pour t’acheter des vêtements fourrés qui te permettront de passer 15 minutes d’affilée dehors, et encore en bougeant sinon tu meurs. La nourriture – comme le reste – est hors de prix, et tu ne peux même pas faire des batailles de boules de neige avec des compagnons de jeu parce que tu risques fort de rentrer avec des bleus partout.

À part cela, on ne sait rien de leurs soirées au coin du feu, de leurs potins, leurs ministres (s’ils en ont), de la fête annuelle du hareng (s’ils en ont), de la dernière mode en matière de bottes, ni de leurs impôts.

Alors il va falloir que j’invente :

L’Inuit, ou Samis, Tchouktche, Evenk, Inupiat, Khanty, Koriak, Nénètse, Youkaguire, Yupik entre autres, aime jouer. Mais déjà certains jeux sont impossibles les trois quarts du temps, dans l’Arctique. Par exemple « Un, deux, trois, Soleil ! ». En effet, encore faut-il qu’il y ait un soleil, ce qui n’est possible que quelques mois de l’année, et il ne faut pas que le temps soit bouchonné.

Alors l’esquimau se rabat sur les animaux domestiques. Bon, un animal qui résiste au froid et à la déprime de la nuit, à part les rats, ça se compte sur les doigts de deux mains : ours polaires, rennes, lièvres arctiques, lemmings, renards polaires, loups – polaires aussi. Les derniers, on l’a compris, ont plutôt tendance à vouloir faire des esquimaux leur quatre heures, les renards, c’est un peu sournois, et un ours polaire est un peu encombrant dans une maison. En plus il faut l’emmener se soulager quatre fois par jour, tout ça, bon. C’est vrai que si on arrive à l’éduquer, il peut s’aplatir devant votre cheminée pour jouer les tapis de salon. Les rennes, même problème de place. Restent donc les lièvres et les lemmings. Sympas mais un peu mous comme animal de compagnie. Il reste bien une alternative, les poissons, mais les Inuits n’aiment pas jouer avec la nourriture. Mais bien sûr, paf ! j’allais oublier les chiens de traîneau ! Conclusion, les esquimaux ont bien des animaux de compagnie et ce sont des chiens.

Pour ce qui est des grandes réunions festives avec pique-nique et farandoles l’après-midi dans le champ d’à côté, le peuple arctique a dû revoir ses plans : poignées de mains viriles et échanges de poissons salés, petits sauts sur place pendant qu’on parle durant 10 minutes, puis chacun rentre chez soi (c’est-à-dire à au plus dix pas de là), avant d’être obligé de mettre dans sa poche son nez ou un bout du doigt du voisin. Autant dire que le peuple arctique n’est pas friand des manifestations de mécontentement, ce qui doit faire l’affaire du gouvernement.

Les soirées en tête-à-tête ont tendance à se passer toujours de la même façon : énumération des prix qui ont encore augmenté, « Y a-t-il suffisamment de bois pour chauffer ? », « J’ai rencontré un renard ce matin qui m’a regardé d’un drôle d’air » et surtout, les autochtones passent leur temps à se demander ce qu’avait dit untel ou untel le jour d’avant, c’est-à-dire quatre mois plus tôt.

Cependant, si la vie est chère, au moins pas besoin d’acheter un congélateur et un frigo, c’est toujours ça de moins à payer en électricité. Et puis pourquoi se préoccuper de maigrir avant l’été, personne ne se met en maillot de bain ! La crème de jour la plus utilisée, c’est l’huile de phoque, ça hydrate bien et ça tient chaud. Pourquoi se maquiller puisque la couleur locale est le bleu ? Bref, ces peuples ont bien de la chance car ils ne sont pas vendus à la mode et se voient épargné bien des questionnements et tracas quotidiens quant à leur apparence.

Car sinon, pourquoi resteraient-ils vivre dans une contrée où il fait horriblement froid, où ça pue le poisson, où il fait nuit huit mois sur douze et où la principale occupation est de maintenir son feu actif ??

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   Marylin

J’adore cette photo de Marylin. Ce n’est pas la Marylin vamp, ou la Marylin jouant la brave fille pas très intelligente pour qu’on ne remarque que son corps, mais une Marylin sensible, lasse, et infiniment plus belle.

Même si le maquillage est encore présent, la profondeur de son être ressort, son extrême gentillesse, et surtout son aveu terrible d’avoir accepté d’être le jouet des hommes.

Ses yeux sont d’une tristesse infinie, comme si elle savait qu’elle s’était perdue, malgré tout le faste et les rires. Sa bouche légèrement relevée et son regard mi-accusateur, mi-soumis semblent à la fois dire « Regardez ce que vous avez fait de moi, vous avez ce que vous vouliez » et « Je n’ai pas su rester moi-même, j’ai accepté qu’on me prenne ma vie ». Elle est ici bouleversante, et on aurait tant aimé pouvoir l’aider à trouver l’estime d’elle-même et sa liberté…

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Mon silence en dit long… Oui, je le confesse, j’ai passé plus de temps à lire ces dernières semaines, qu’à écrire.

J’ai dévoré une bonne dizaine de livres (dont une saga fantastique qui m’a fait acheter les tomes les uns derrière les autres), lu bon nombre de blogs sur l’écriture, ri devant certains conseils et ai été franchement accrochée par certains autres…

C’est une de ces pages de blog que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui : celle de la Revue Solaris, selon eux la plus ancienne revue de littérature fantastique et de science-fiction en français dans le monde.

Cet article est un pur bijou (je sais, je vais leur faire une bonne pub mais on leur dira rien) et je le mets sur mon blog pour être sûre de le retrouver chaque fois que j’en aurai besoin (je commence à être saturée de ‘marque-la-page’). Il vise les auteurs débutants en SF et Fantastique mais franchement, il vaut pour tous les genres.

Il énumère les écueils d’une histoire, les lourdeurs, manque de cohérence, clichés à éviter, les erreurs courantes, … mais mais mais ! également les ingrédients indispensables à tout bon livre. Un bijou, vous dis-je.

Le lien est par ici    –>      Solaris: Science-fiction et fantastique

Son auteur est le fameux Yves Meynard.

Une très bonne lecture à vous !

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Il y a trois jours, mon fils arrive surexcité et me dit : « Maman, tu as vu ? Quelqu’un t’a piqué Promis, je ne le répèterai pas ! »

Pour ceux qui m’auraient lu avec de grands yeux et en ayant laissé échapper un « Heeinnn… ! » plein de bulles mais tout à fait légitime, Promis, je ne le répèterai pas ! est un poème que j’ai écrit il y a bien longtemps et qui fait partie de mon recueil La faille sans Cri.

Troublée, donc, par l’intervention de mon rejeton, je vais sur Google et je tape le fameux titre en question. Je vois effectivement un site qui semble reprendre mon poème. Pas de panique, me dis-je, la personne l’a certainement copié en me citant.

Je vais donc sur le site en question et je remarque que c’est un forum. Et je vois là un type, THE guy, qui effectivement a copié mon poème – arrivé en finale d’un concours international quand même – … et qui s’en est attribué la paternité !

Et sous mon texte je lis des commentaires du style « Ouah, super bien trouvé, mec, ce sont des mots comme ça que j’aimerais écrire » ou « Vraiment fort » ou encore « le fiel débridé, c’est exactement la formule que je cherchais pour ce que je ressens », etc.

Et le type, pas rongé par le remords pour deux sous, qui répond « Oui, je sais, ça m’est venu comme ça », « C’est pour vous » et blabla. Généreux, quoi.

Hé bêh… ! comme dirait ma grand-mère.

Au moins, me dis-je, les commentaires sont flatteurs et ça fait toujours plaisir. Bon, c’est pas tout ça, faut remettre un peu d’éthique chez THE guy.

Je recherche son identité et je vois, ô surprise et premier comble, qu’il est le modérateur du site. Ça commence bien.

En regardant en bas du site pour trouver à qui il appartient (le site, hein, pas THE guy), histoire d’aller lui rappeler que moi, je ne rentre pas chez lui pour lui dire « Ta maison m’appartient », je tombe sur cette mention (deuxième comble, et pas des moindres) : AVERTISSEMENT : Tout texte publié sur ce site est la propriété de son auteur.

Ubuesque.

J’ai écrit gentiment au modérateur qui s’était démodéré sur mon poème de bien vouloir ajouter mon nom en bas dudit poème et de préciser qu’il n’en était pas l’auteur. Il a préféré retirer la page, peut-être pour ne pas avoir la honte devant les copains. J’ai récupéré en tous cas les coordonnées du propriétaire du site et je m’en vas le surveiller du coin de l’œil…

Cela ne me dérange pas de voir un petit extrait ou un poème de mes compos dériver sur la vague du Net, mais mais mais ! avec mon nom en signature siouplait, question de respect, et de pub.  🙂

En tous cas, j’aurais bien aimé avoir un petit message poli de l’immodéré s’excusant de cette attribution de paternité si peu cavalière.

Allez, je lui pardonne, cela m’a permis d’écrire ce billet avec jubilation et autres néologismes qui me sont chers.

Pour les curieux, mon poème peut se lire  » ici « 

La faille sans cri

 

  Si vous souhaitez l’acheter, c’est  » par là  »

 

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Voilà, j’ai nourri toute l’après-midi mon blog avec mes petites mains (c’est très gourmand, un blog, jamais rassasié), pour vous donner accès – en prime time et en live (je fais genre… ça fait sensationnel) – aux extraits de mes divers livres.

Cliquable à partir du menu du haut ‘Livres et ebooks : extraits‘, ou du widget de gauche ‘Extraits de mes livres‘.

Je n’en dis pas plus, bonne lecture et bonne soirée (week-end, journée, vacances, Pâques – non ça, c’est passé – Noël, Hanouka, etc, comme ça le message vaut pour toute l’année).

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Publié: 26/03/2013 dans Articles divers, Livres

Excellent billet, clair et qui a l’avantage, lui, de nous tenir au courant.

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- S.I.Lex -

[Pour tenir compte des évolutions survenues depuis le vote de la loi du 1er mars 2012, ce billet a été mis à jour le 25/03/2013. Il prend à présent en compte la parution du décret d’application de la loi et le dispositif mis en place dans le cadre du registre ReLIRE. Les mises à jour apparaissent en bleu dans le billet]

La loi sur l’exploitation des oeuvres indisponibles du XXème siècle a donc été définitivement adoptée le 22 février dernier.

Conçue pour donner une « nouvelle vie » aux ouvrages qui ne font plus l’objet d’une diffusion commerciale, cette loi suscite néanmoins l’opposition d’un certain nombre d’auteurs, rassemblés au sein du Collectif « Le droit du serf », qui a proposé une pétition quelques jours avant le vote final pour s’opposer aux principes mêmes du projet.

Les juristes commencent également à se pencher sur ce texte et  soulignent en premier lieu…

Voir l’article original 3 169 mots de plus


Je viens d’apprendre encore un truc sur les lions (oui, je sais, ça commence à faire bizarre…).

Que la langue des lions, si râpeuse (pas rapeuse, c’est pas Eminem), sert en fait à arracher la peau du gibier qu’il tient entre ses petites mains musclées. Moi qui croyait que quand un lion te léchait, c’était pour te montrer qu’il t’aimait bien. Encore un mythe qui s’envole. Râ là là, ce n’est plus ce que c’était, le monde de Disneymachin !

Langue râpeuse - article de Gisèle Foucher

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Oui, Darwin avait tout faux lorsqu’il a remonté le fil d’Ariane. Ce n’est pas de sa faute, il s’est laissé influencer par les copains. Au cours d’une folle soirée arrosée de bières au beurre sans alcool, il a follement affirmé que nos ancêtres étaient les chimpanzés. Or, la moitié de notre ADN est identique…

…à celui de la banane !*

Darwin a donc préféré – et on peut le comprendre – bénir des primates plutôt que leur nourriture favorite.

Alors comment ont évolué les bananes pour en arriver à l’Homme tel que nous le connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire avec des pouces allongés (pour textoter), des jambes raccourcies (livraison à domicile), des yeux globuleux (pour les écrans) et des oreilles sans pavillon (pour les casques) ?

Elles devaient tout d’abord se libérer du joug des chimpanzés, qui ne l’entendaient pas du tout de cette oreille (ni de l’autre, d’ailleurs). Il en a fallu des peaux de banane sous leurs pieds (c’étaient les bananes kamikazes), des embuscades de purée de banane (les bananes sacrificielles) et des tirs de bananes (les bananes-rocket, plutôt rebelles celles-là) pour qu’enfin les chimpanzés les lâchent et aillent chercher pitance ailleurs.

Alors enfin, les bananes ont pu commencer à se développer. Elles se sont débarrassées de leur peau tachetée – sauf aux endroits stratégiques (1 tiers, 2 tiers) – et ont poussé bien fort pour faire émerger deux pattes arrière et deux pattes avant. La courbure de leur corps leur permit de se mettre debout assez rapidement, la queue faisant office de balancier. À partir de là, un cerveau a bondi et a plongé dans le haut de la banane, qui est devenu la tête de l’Homme.

Banane

Ce n’est qu’à ce moment que sont intervenus les 50 autres pour cent d’ADN propres à l’humain (non, pas avant, ne cherchez pas).

Grâce à ce rétablissement tardif mais ô combien nécessaire de la vérité, nous comprenons mieux aujourd’hui certaines expressions qui auparavant nous offusquaient. Un « Hé, banane, tu vas où, là ? » n’est plus considéré comme une injure, mais comme une évocation sympathique de nos ancêtres !

Je ne peux terminer autrement qu’en vous demandant, en toute sincérité : réalisez-vous que lorsque vous mangez une banane, vous êtes susceptible de freiner l’évolution ?

 

*(Précisions du Dr Jeçaimieuktoulmonde) Les plus avisés d’entre vous – c’est à dire presque tous – auront bien compris qu’il s’agit là d’un amalgame reproduit par toute Presse soucieuse de publier rapidement des articles, entre l’ADN et le génome. Il n’est pas question ici de gènes identiques mais homologues, c’est-à-dire avec une origine évolutive commune et qui codent pour une fonction similaire. En outre, le pourcentage varie grandement d’une source à l’autre, passant de 1/5e à 60%, selon des études non publiées (ce serait trop facile).

Il ne faut pas s’étonner que la banane soupire de temps en temps devant ce manque total de reconnaissance…

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Les lions (mâles) sont assez bizarres, on ne sent pas chez eux le besoin impérieux de survivre à tout instant. Déjà, quand un lion arrive dans un nouveau groupe, il défie le mâle dominant (normal, la place est chaude) et en cas de victoire, il cherche à bouffer les petits du vaincu. Il n’a pas bien compris que plus on fait des enfants, plus on assure la race. Du coup, la femelle fait genre je couche avec tout le monde et je mélange tous les petits, comme ça l’autre idiot ne saura pas reconnaitre les siens et je pourrai peut-être continuer la lignée.

Deuxièmement, le mâle envoie la femelle chasser à sa place au lieu de surveiller les petits (d’ailleurs, il se pourrait que le Deuxièmement soit un prétexte pour pouvoir mettre à exécution le Déjà).

Pourquoi la femelle doit se taper tout le sale boulot ? Parce que le lion ne peut pas courir comme il veut, avec sa grande crinière qui a tendance à faire parachute ouvert à l’horizontale : « Ça va pas, nan ? Je vais pas abimer mon brushing ! » Ce qui ne l’empêche pas de se taper les meilleurs morceaux de gibier avant de laisser le reste du groupe se servir. « Ah, il ne reste plus rien ? Eh ben elles n’ont qu’à retourner chasser ! »

Bref, il ne vient pas à l’esprit du mâle sûr de lui que si les femelles ne mangent pas assez, elles n’auront plus assez de force pour chasser et que si les lionceaux ne sont pas nourris, ils mourront. De là, toutes les déclinaisons symboliques sur les lions.

Bon, d’accord, il sert de gardien du groupe, prêt à faire fuir tout prédateur potentiel (c’est là que la crinière prend tout son sens). Il fallait bien que les femelles lui laissent croire que ça, elles ne savent pas faire…

C'est vrai qu'ils sont beaux...

Allez, c’est vrai qu’ils sont beaux…
Image courtesy of James Barker / FreeDigitalPhotos.net

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Ah là là, encore une information qui a été copiée-collée sur Internet, sans vérification.

J’étais tombée – au cours de recherches et sans me faire mal – sur une information concernant un gratte-ciel pivotant à 360°, imaginé par David Fisher. Chaque étage pouvait tourner indépendamment des autres. Trouvant le concept génial (même si cela sous-entend de bien t’entendre avec tous tes voisins), je décidai de fouiller un peu plus.

Là, surprise : je vois des articles datés de 2012 et même 2013 annonçant la tour à Dubai comme devant voir le jour d’ici… 2010 !

Bon, je me dis que retour vers le futur, ça existe peut-être et que depuis le temps cette tour a dû être construite. Je cherche plus avant : absolument rien n’apparaît sur le Net affirmant que cette tour a vraiment été construite. Pourtant, de nombreux sites reprennent l’information et en font un sujet d’actualité.

Alors, quelqu’un aurait-il de véritables faits ou démentis à ce sujet ? …qui habiterait Dubai par exemple ? …ou qui y serait allé pour admirer la délirante Princess Tower qui, elle, existe ?

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