Archives de la catégorie ‘Coup de coeur’


Les femmes de Game of Thrones, c’est un cadeau de Noël. Pour les fans, mais aussi pour ceux qui veulent découvrir la série sans avoir peur.

Certains en parlent :

geeksbygirls.com :

« […] J’ai vraiment adoré les premiers chapitres comme les suivants, il a été pour moi difficile de laisser le livre de côté pour dormir. Les chapitres sont découpés de façon à vraiment bien découvrir les femmes, sans chichis ni détours. C’est toujours clair et précis, lorsque l’on fait allusion à un événement dans la série il est toujours noté l’épisode ainsi que la saison.

[…] Pour conclure, les femmes de Game of Thrones est un livre qui est vraiment très plaisant à lire. On découvre des petits détails qui nous ont échappé. Mais on voit aussi les choses de façon différente. Certains passages, j’ai pu vraiment revoir les images de la série dans ma tête. On se replonge avec plaisir encore une fois dans la saga. Si vous avez envie de passer un bon moment et d’apprendre pleins de petits détails sur les femmes de Game of Thrones, ce livre est parfait ! Je le recommande, il fera aussi un super cadeau. »

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Histoirenaturelledebibliophiles.wordpress.com


Les femmes de Game of Thrones
de Gisèle Foucher

« L’autrice propose non seulement un portrait très complet des différentes héroïnes, mais aussi une réflexion sur l’origine du prénom du personnage, son caractère, une analyse du personnage et à quel personnage historique elle pourrait correspondre. C’est un essai que je recommande chaudement à toute personne aiment la série télévisée et/ou les livres du Trône de Fer. C’est une très belle découverte et j’espère que d’autres univers seront abordés de cette manière. Je l’ai dévoré en une soirée alors que je ne suis pas très portée sur les essais ! »


Ce soir j’ai envie de parler de Jonny Lee Miller et de la série télévisée Elementary. Parce que je suis époustouflée par la qualité de cette série et par le jeu incroyablement subtil et inspiré de l’acteur britannique qui y joue le personnage de Sherlock Holmes.

Elementary, c’est une version moderne de Sherlock Holmes, avec une originalité intéressante : le Dr Watson y est cette fois-ci une femme, Joan.

Nous retrouvons ici tout ce qui fait la particularité de Sherlock, à savoir une intelligence d’observation et de déductions phénoménale, une addiction pour les drogues dures qu’il tente d’étouffer, un poste de consultant externe auprès de la police, des expérimentations toutes aussi délirantes les unes que les autres, une fascination pour les abeilles, des insomnies et une personnalité à la limite du psychopathe qui pourrait faire de lui un serial killer s’il ne s’était tourné vers le bien.

Nous retrouvons cet égocentrisme propre au personnage  de Conan Doyle, cette exaspérante franchise qui sort sans frein de sa bouche – car il est totalement asocial et ne comprend pas les règles du savoir-vivre – ses angoisses dès que son esprit n’est pas occupé à résoudre des problèmes à hauteur de son intellect, etc.

Mais ce qui différencie ce Sherlock Holmes des autres, c’est sa volonté sincère de mettre un pied dans le monde de l’autre, même s’il sait qu’il n’y parviendra jamais tout à fait, afin de le comprendre et qui sait, d’en tirer peut-être un peu de bonheur.

L’autre grande différence de ce personnage tient dans sa sexualité : il n’a pas peur des femmes et n’hésite pas à changer de partenaires, poussant l’expérience jusqu’à coucher par exemple avec deux sœurs en même temps, pour sa santé physique et pour étudier les différences qui peuvent exister entre deux jumelles parfaites. Le monde est un magnifique laboratoire pour Sherlock Holmes.

Les autres écarts entre cette série et le Sherlock Holmes de Conan Doyle ne sont pas aussi importants et ne méritent pas qu’on s’y arrête.

La série Elementary est donc une succession de feuilletons dont les histoires ne se suivent pas pour la plupart, mais qui nous permettent à chaque nouvel épisode de suivre la progression des personnages et d’en connaître un peu plus sur leurs histoires respectives. De temps à autre un personnage récurrent apparaît ou est suggéré – bien sûr un tueur (ou une tueuse) en série – qui ajoute une dimension dramatique à l’épisode. C’est cette histoire en contrepoint qui est la plus passionnante.

Le personnage de Sherlock Holmes dans Elementary y est extrêmement fouillé, bien loin de la version de la série télévisée Sherlock avec Benedict Cumberbatch, ou encore de celle de Guy Richie avec Robert Downey Jr (que je trouve excellentes par ailleurs). Ici nous entrons directement dans la tête d’un être suprêmement intelligent, asocial, à la frontière du psychopathe, mais qui a su diriger cette folie vers un but constructif et non destructif. Et encore n’est-ce pas la volonté d’un monde meilleur qui le pousse, mais la complexité d’une affaire, car elle le sort alors de sa dépression chronique.

Et dans ce rôle, Jonny Lee Miller explose de génie. Il est si bien entré dans la peau du personnage qu’on le croirait ainsi dans la vie réelle. Il a su adopter la raideur caractéristique d’une personne autiste, refusant le contact physique avec ses amis ou adorateurs (ils sont nombreux) et ayant de grandes difficultés à exprimer ses sentiments. Il a su adopter cette nervosité à la limite de la rupture des tendons ; cet esprit bouillonnant ne cessant de calculer, déduire, induire, poser et résoudre des problèmes ; et cette extase propre aux maniaco-dépressifs en phase maniaque. Le nombre de pensées et de sentiments qu’il fait passer sur son visage en quelques millisecondes tient du prodige. Et là où il m’a le plus touchée, c’est dans sa relation avec Kitty, qu’il a prise sous son aile, notamment dans le magnifique épisode 12 de la Saison 3. Quel bonheur que de pouvoir lire ainsi sur son visage, étudier ses émotions, ressentir ses espérances et ses tourments, traduire ses expressions ! C’en est une véritable addiction. Pour moi, Jonny Lee Miller est le meilleur acteur que j’ai pu voir depuis très longtemps, tant il a su s’imprégner de son personnage si original et exceller dans le jeu.

Quant aux scénaristes de cette série, chapeau. Vraiment. Le suspense y est présent, toujours, les enquêtes quasiment toutes intéressantes, l’évolution des personnages très bien menée, même si le personnage de Joan Watson (Lucy Liu) n’est souvent qu’un simple faire-valoir de son associé si prodigieux, malgré une personnalité complexe. Mais n’est-ce pas déjà le cas dans les romans de Conan Doyle ?

Bref, Elementary, créé par l’excellent Robert Doherty, est pour moi le meilleur Sherlock Holmes produit à ce jour.


Nous voici à nouveau en compagnie des deux frères rapeurs du fameux Hip Hop de Versailles (voir mon article sur le clip à l’époque : Oui on sait hip-hoper à Versailles) …

Monastere amer

… prêts pour de nouvelles aventures !

Cette fois-ci, ce sont deux geeks qui veulent instaurer une geektature, aïe, aïe, aïe !

Monastere-amer

Pour faire un clip bien, il faut des sousous. C’est pourquoi ils sont sur Ulule. Et vu le clip génial qu’ils ont pondu la première fois, on se dit que le deuxième ne pourra être que bon – et qu’il faut les encourager.

Le lien vers Ulule, c’est là : >> Monastère Amer – Ulule <<

Vite vite, il ne reste que 8 jours !

Un petit lien vers leur page FaceBook en prime : Monastère Amer-FB, ou vous découvrirez le teaser sur Geektature, et un autre titre qui promet d’être tout aussi déjanté : F#ck le gluten.

Et comme ils le disent eux-mêmes : Sauvons le rap français ! 😉

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Itinéraire d’un piéton lyrique

Nous restons dans la poésie avec ce poète extrêmement sensible que je connais depuis un moment et qui a décidé de mettre quelques-unes de ses pépites en musique.

Je retiens particulièrement de Dominique Dumont le poème Les mots, qui me fait frissonner à chaque fois que je l’écoute tellement j’ai l’impression de prendre une claque de vérité en pleine figure.

Ne me demandez pas ce que j’entends par là, c’est viscéral. Est-ce qu’il ne vous est jamais arrivé d’être frappé(e) par la vérité d’une chose, une vérité si profonde qu’elle obtient immédiatement un écho chez vous ? Comme si vous aviez touché le nuage de Dieu (ou un axiome, pour les scientifiques) ? Ben voilà, c’est ça. La musique qui soutient ces mots est parfaite, aérienne, hors du temps, et la voix du poète grave et généreuse, ce qui contribue à nous faire voyager.

Pour le savourer (hélas il est court, à peine plus de deux minutes d’écoute), il est indispensable de s’installer dans un bon fauteuil, de mettre le son bien fort et de se laisser emporter.

A déguster aussi : L’inexplicable et Le pas de la déesse. Une seule critique : il n’y en a pas assez !

Je vous aurais bien dit : « C’est ici, allez-y et régalez-vous : » Itinéraire d’un piéton lyrique, mais l’affreux animal a visiblement fermé son blog et donc vous allez devoir grogner de mécontentement. Et comme je vous comprends !

itineraire-d-un-pieton-lyrique

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de poésie. Non pas la mienne (ce serait un peu déplacé ici, mais… vous pouvez toujours aller jeter un coup d’œil à ma page poésie.. hé hé), mais celle d’une artiste dont j’admire l’éclectisme, et dont les poèmes me font voyager.

An Pra

Elle s’appelle An Pra, pseudonyme qu’elle a piqué à l’oiseau Pipit farlouse, ou Anthus Pratensis pour les ornithologues. Non seulement elle est bardée de diplômes, mais elle touche à plusieurs arts, dont la photo, le dessin, les masques. Nous allons parler ici de sa poésie.

Tout d’abord, ses poèmes sont d’une musicalité extrême. Puis les mots : modernes, mais choisis et incroyablement articulés, imbriqués les uns dans les autres. Ce qu’il en ressort : des frissons, quelques notes douces en fond, une joie de vivre certaine même si cachée, une foi en la vie, communicative. Ne me demandez pas comment j’ai vu tout cela, c’est ce que je ressens. Maintenant, comme je n’ai pas les mots justes pour décrire cette magnifique poésie, je vais vous en mettre deux extraits.

Extraits :

Le ramage du silence
Naïf, tu crois que le silence se tait ?
Oh que non, le silence est bavard
Sans voix, il dira tout ce qu’il sait
Ces choses que tu ne veux pas voir
Ces souvenirs en cale au fond de toi
Lèvres closes, il les libèrera d’un doigt
Tes secrets oubliés dans quelques trous à rat

Fichu
Comme un fichu foutu déchiré en lambeaux
Bannie d’un paradis d’avant où c’était beau
Tu m’as chassée en ne me laissant sur le dos
Qu’un ramassis maudit de tristes oripeaux

Le site de l’artiste : An Pra

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J’ai dû lire 10 ou 12 livres depuis août 2015 et pas un qui m’ait transportée véritablement. Il est vrai que je suis allée piocher dans la littérature facile, le polar, mais du siècle dernier, et même du siècle d’avant. Quelques livres gentillets d’Emile Gaboriau (dont le fameux Le Dossier 113), de Gaston Leroux (vous savez, celui du Mystère de la chambre jaune) et du Wilkie Collins, entre autres. J’ai essayé ensuite de m’attaquer à du dur, de la vraie prise de tête, avec Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche (je voulais voir si un poème que j’ai écrit avec ce titre avait un quelconque rapport avec l’œuvre), Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, de Rainer Maria Rilke (je sens qu’il y en a qui vont crier à la profane), ou encore De l’origine des espèces, de Charles Darwin, mais là je n’ai pas pu aller jusqu’au bout, je m’ennuyais ferme (encore d’autres qui vont crier). Mon cœur a davantage vibré avec les classiques (Hamlet, Henri III et sa Cour, Electre, Le cimetière des cachalots… euh… ben oui, celui-là aussi), mais bon, je les avais déjà lus plus d’une fois, donc ce n’est pas du jeu. Dans les actuels, j’ai lu surtout des extraits… bof. Je ne vous donnerai pas les noms parce que je préfère parler de ceux que j’aime.

Il y en a un dont je veux néanmoins absolument parler, c’est de :

Crime et châtiment

de Dostoïevski.

Quel chef d’œuvre ! Je ne l’avais pas relu depuis mes vingt ans je crois, et avec la maturité (et la maturation, sans compter la macération), il m’a fait un effet encore plus violent que la première fois. Quelle description du remords ! Avec quelle justesse l’auteur a su rendre tous les sentiments, émotions, mensonges et négations du meurtrier. On vit, on palpite avec ce héros, il a beau avoir tué, il est attachant. On souffre pour lui, cherchant avec lui un moyen pour qu’il soit libéré de sa culpabilité, qui le ronge. Bref, c’est un livre sur l’homme face à sa conscience, et rien n’a été épargné.

Crime-et-chatiment
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J’ai accroché dernièrement à une saga dans le style pure fantasy avec chevaliers, forces du mal et tout le reste :

Les Chevaliers de l’Artefact

de William Hunter, un auto-édité.

L’ambiance, l’action et le suspense sont au rendez-vous tout au long des tomes et entretenus avec art. J’ai été bluffée par la richesse des descriptions, qui nous plongent vraiment au cœur de l’action. On s’y croit vraiment et on vibre avec les personnages. J’ai acheté les tomes les uns après les autres et j’attends avec impatience le suivant.

chevaliers artefact

Mise à jour depuis le tome 6, le dernier de la saga, paru en décembre 2013 :

L’histoire n’a pas perdu de sa fraîcheur et de sa dose de suspense. J’ai beaucoup aimé vibrer avec les héros. Comme je l’ai dit dans une de mes critiques des tomes : On ne peut s’empêcher de se demander : « Aurais-je eu le courage de me lever ainsi contre un envahisseur cruel et impitoyable qui se propage comme la gangrène ? » Et on meurt d’envie de répondre : « Oui ».