Archives de la catégorie ‘Coup de coeur’


Nous voici à nouveau en compagnie des deux frères rapeurs du fameux Hip Hop de Versailles (voir mon article sur le clip à l’époque : Oui on sait hip-hoper à Versailles) …

Monastere amer

… prêts pour de nouvelles aventures !

Cette fois-ci, ce sont deux geeks qui veulent instaurer une geektature, aïe, aïe, aïe !

Monastere-amer

Pour faire un clip bien, il faut des sousous. C’est pourquoi ils sont sur Ulule. Et vu le clip génial qu’ils ont pondu la première fois, on se dit que le deuxième ne pourra être que bon – et qu’il faut les encourager.

Le lien vers Ulule, c’est là : >> Monastère Amer – Ulule <<

Vite vite, il ne reste que 8 jours !

Un petit lien vers leur page FaceBook en prime : Monastère Amer-FB, ou vous découvrirez le teaser sur Geektature, et un autre titre qui promet d’être tout aussi déjanté : F#ck le gluten.

Et comme ils le disent eux-mêmes : Sauvons le rap français ! 😉

* * * * *


Itinéraire d’un piéton lyrique

Nous restons dans la poésie avec ce poète extrêmement sensible que je connais depuis un moment et qui a décidé de mettre quelques-unes de ses pépites en musique.

Je retiens particulièrement de Dominique Dumont le poème Les mots, qui me fait frissonner à chaque fois que je l’écoute tellement j’ai l’impression de prendre une claque de vérité en pleine figure.

Ne me demandez pas ce que j’entends par là, c’est viscéral. Est-ce qu’il ne vous est jamais arrivé d’être frappé(e) par la vérité d’une chose, une vérité si profonde qu’elle obtient immédiatement un écho chez vous ? Comme si vous aviez touché le nuage de Dieu (ou un axiome, pour les scientifiques) ? Ben voilà, c’est ça. La musique qui soutient ces mots est parfaite, aérienne, hors du temps, et la voix du poète grave et généreuse, ce qui contribue à nous faire voyager.

Pour le savourer (hélas il est court, à peine plus de deux minutes d’écoute), il est indispensable de s’installer dans un bon fauteuil, de mettre le son bien fort et de se laisser emporter.

A déguster aussi : L’inexplicable et Le pas de la déesse. Une seule critique : il n’y en a pas assez !

Je vous aurais bien dit : « C’est ici, allez-y et régalez-vous : » Itinéraire d’un piéton lyrique, mais l’affreux animal a visiblement fermé son blog et donc vous allez devoir grogner de mécontentement. Et comme je vous comprends !

itineraire-d-un-pieton-lyrique

* * * * *


Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de poésie. Non pas la mienne (ce serait un peu déplacé ici, mais… vous pouvez toujours aller jeter un coup d’œil à ma page poésie.. hé hé), mais celle d’une artiste dont j’admire l’éclectisme, et dont les poèmes me font voyager.

An Pra

Elle s’appelle An Pra, pseudonyme qu’elle a piqué à l’oiseau Pipit farlouse, ou Anthus Pratensis pour les ornithologues. Non seulement elle est bardée de diplômes, mais elle touche à plusieurs arts, dont la photo, le dessin, les masques. Nous allons parler ici de sa poésie.

Tout d’abord, ses poèmes sont d’une musicalité extrême. Puis les mots : modernes, mais choisis et incroyablement articulés, imbriqués les uns dans les autres. Ce qu’il en ressort : des frissons, quelques notes douces en fond, une joie de vivre certaine même si cachée, une foi en la vie, communicative. Ne me demandez pas comment j’ai vu tout cela, c’est ce que je ressens. Maintenant, comme je n’ai pas les mots justes pour décrire cette magnifique poésie, je vais vous en mettre deux extraits.

Extraits :

Le ramage du silence
Naïf, tu crois que le silence se tait ?
Oh que non, le silence est bavard
Sans voix, il dira tout ce qu’il sait
Ces choses que tu ne veux pas voir
Ces souvenirs en cale au fond de toi
Lèvres closes, il les libèrera d’un doigt
Tes secrets oubliés dans quelques trous à rat

Fichu
Comme un fichu foutu déchiré en lambeaux
Bannie d’un paradis d’avant où c’était beau
Tu m’as chassée en ne me laissant sur le dos
Qu’un ramassis maudit de tristes oripeaux

Le site de l’artiste : An Pra

* * * * *


J’ai dû lire 10 ou 12 livres depuis août 2015 et pas un qui m’ait transportée véritablement. Il est vrai que je suis allée piocher dans la littérature facile, le polar, mais du siècle dernier, et même du siècle d’avant. Quelques livres gentillets d’Emile Gaboriau (dont le fameux Le Dossier 113), de Gaston Leroux (vous savez, celui du Mystère de la chambre jaune) et du Wilkie Collins, entre autres. J’ai essayé ensuite de m’attaquer à du dur, de la vraie prise de tête, avec Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche (je voulais voir si un poème que j’ai écrit avec ce titre avait un quelconque rapport avec l’œuvre), Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, de Rainer Maria Rilke (je sens qu’il y en a qui vont crier à la profane), ou encore De l’origine des espèces, de Charles Darwin, mais là je n’ai pas pu aller jusqu’au bout, je m’ennuyais ferme (encore d’autres qui vont crier). Mon cœur a davantage vibré avec les classiques (Hamlet, Henri III et sa Cour, Electre, Le cimetière des cachalots… euh… ben oui, celui-là aussi), mais bon, je les avais déjà lus plus d’une fois, donc ce n’est pas du jeu. Dans les actuels, j’ai lu surtout des extraits… bof. Je ne vous donnerai pas les noms parce que je préfère parler de ceux que j’aime.

Il y en a un dont je veux néanmoins absolument parler, c’est de :

Crime et châtiment

de Dostoïevski.

Quel chef d’œuvre ! Je ne l’avais pas relu depuis mes vingt ans je crois, et avec la maturité (et la maturation, sans compter la macération), il m’a fait un effet encore plus violent que la première fois. Quelle description du remords ! Avec quelle justesse l’auteur a su rendre tous les sentiments, émotions, mensonges et négations du meurtrier. On vit, on palpite avec ce héros, il a beau avoir tué, il est attachant. On souffre pour lui, cherchant avec lui un moyen pour qu’il soit libéré de sa culpabilité, qui le ronge. Bref, c’est un livre sur l’homme face à sa conscience, et rien n’a été épargné.

Crime-et-chatiment
* * * * *


J’ai accroché dernièrement à une saga dans le style pure fantasy avec chevaliers, forces du mal et tout le reste :

Les Chevaliers de l’Artefact

de William Hunter, un auto-édité.

L’ambiance, l’action et le suspense sont au rendez-vous tout au long des tomes et entretenus avec art. J’ai été bluffée par la richesse des descriptions, qui nous plongent vraiment au cœur de l’action. On s’y croit vraiment et on vibre avec les personnages. J’ai acheté les tomes les uns après les autres et j’attends avec impatience le suivant.

chevaliers artefact

Mise à jour depuis le tome 6, le dernier de la saga, paru en décembre 2013 :

L’histoire n’a pas perdu de sa fraîcheur et de sa dose de suspense. J’ai beaucoup aimé vibrer avec les héros. Comme je l’ai dit dans une de mes critiques des tomes : On ne peut s’empêcher de se demander : « Aurais-je eu le courage de me lever ainsi contre un envahisseur cruel et impitoyable qui se propage comme la gangrène ? » Et on meurt d’envie de répondre : « Oui ».


L’Agneau

Avec la couverture on s’attend à tout, sauf à ça.

L’auteur de L’Agneau, Christopher Moore, nous conte dans ce polar – c’est ainsi qu’il est catalogué – la vie de Jésus de sa préadolescence à ses 33 ans. Jésus, accompagné de son meilleur copain qui le suit comme son ombre, va apprendre comment gérer ses dons et diffuser la bonne parole.

Le copain en question, c’est son boute-en-train, son garde du corps, son ami fidèle, et à mourir de rire. Ils ont été élevés ensemble. Pragmatique, drôle, un tantinet insolent, courageux et super fier de son ami qui – il en est sûr – est le nouveau Messie, Biff l’accompagnera dans sa quête aux quatre coins du monde pour « l’empêcher de faire des conneries ».

Jésus, de son vrai nom Joshua, n’est pas dépourvu d’humour non plus dans cette fresque religieuse, ce qui ne l’empêche pas d’être touchant par bien des côtés. Je m’y suis vraiment attachée à mesure de ma lecture, tellement sa bonté, sa simplicité, son angoisse et sa solitude sont bien décrites, avec douceur et respect.

Cette fiction n’est pas du tout moqueuse, je l’ai trouvée remplie d’humanisme au contraire. Mais surtout, quelle rigolade ! Pendant presque les trois quarts du livre, je riais à toutes les pages. Pas un petit sourire ou un rire poli, non, de véritables éclats de rire, inattendus, et même des fous rires qui me reprenaient parfois dans la journée, en y repensant.

Bref, c’est l’un des rares livres qui me marquera pour de longues années à venir !

Moore_agneau_P

* * * * *


Un livre sur un jeu vidéo. Pourtant ce n’est pas mon truc, les jeux vidéo, j’ai tendance à m’énerver très vite quand j’y joue (enfin je n’ai essayé qu’une dizaine de fois). Mais là, j’ai compris ce qui peut rendre les joueurs accros.

La Cité

Comme l’écrit l’auteur Karim Ressouni-Demigneux dans la description de son livre, « Imaginez un jeu révolutionnaire, totalement virtuel mais en temps réel. Un jeu où tout peut arriver. Une énigme absolue où il faut tout découvrir, y compris le but du jeu… Ce jeu existe : il s’appelle La Cité. Comme dix millions de Terriens, Thomas a eu la chance de pouvoir entrer dans La Cité. Et tout a changé… »

J’ai dévoré le premier tome comme quelqu’un devant un énorme gâteau et qui sait que personne ne le regarde. Quand j’ai reçu le tome 2, j’ai commencé par relire le tome 1. Quand j’ai eu le tome 3, j’ai relu entièrement les tomes précédents pour bien rester dans l’ambiance. Et j’étais aussi accrochée qu’à ma première lecture, peut-être même plus.

L’intrigue de ce roman en cinq tomes est fascinante, captivante, angoissante, étrange, elle hypnotise. On est happé. Et comme le héros, on n’a plus qu’une seule envie : retourner dès que possible dans la Cité pour y découvrir son secret.

la cité

Mise à jour après le dernier tome : vraiment, chapeau. Je n’ai pas réussi à deviner le secret avant la fin du tome 4, et encore, c’est parce que l’auteur a bien voulu nous mettre sur la voie avec une phrase assassine. D’ailleurs, Monsieur Ressouni-Demigneux, j’aurasse préféré que vous attendiasses le tome 5 pour nous faire ce plan. Voilà, c’est dit.

Je n’ai qu’un regret : que l’histoire soit terminée.

* * * * *