Archives de la catégorie ‘Humour’


La fameuse collection « TU SAIS QUE TU… » des éditions First est une succession de petits livrets humoristiques sur des thématiques particulières et savoureuses : Tu sais que tu es un geek quand…, Tu sais que tu as un chat quand…, etc.

Retrouvez trois de mes créations en librairie :

  • Tu sais que tu es soixante-huitard quand…,
  • Tu sais que tu es fan de Game of Thrones quand…, et
  • Tu sais que tu es le boss quand…

 

« Il est cinq heures, Paris s’éveille…
Est-ce que Jacques Lanzmann, le parolier de Jacques Dutronc, avait eu une révélation ? Un présage ? Un tract de lycéens ?
Nous, les soixante-huitards, nous considérons que c’est un peu notre chanson. Elle est sortie en mars 1968, c’était un signe, non ? Beaucoup nous ont critiqués, mais grâce à nous, le visage de la France (et du monde !) a complètement changé. … »

 

« Game of Thrones, c’est une série où les hommes et les femmes sont sur un pied d’égalité. Enfin presque. Un monde où les Dothrakis trouvent qu’un mariage sans au moins trois morts est un mariage ennuyeux. Un casting où rien n’a été laissé au hasard. Pour preuve : six actrices viennent du porno. Tuer ne pose aucun problème aux protagonistes ; pour certains, c’est même un art de vivre. … »

 

« Aaah… Que c’est bon d’être le boss ! Mais être THE boss, c’est un combat de tous les instants et un état d’esprit : être le meilleur, partout. Et que ça se sache ! C’est comme être chanteur : soit tu restes dans ta salle de bains, soit tu remontes tes manches et tu passes des auditions pour qu’on te reconnaisse dans la rue. Si ce livre te parle, c’est que tu es de la famille, et dans ce cas bienvenue, confrère ! … »

A la FNAC, dans les librairies, ou sur Amazon :

Tu sais que tu… 68ard

Tu sais que tu… Got

Tu sais que tu… Boss

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La techeunologie, c’est avant tout l’ensemble des techniques visant à faciliter la vie des gens, ET PAS A FACILITER LEUR MORT.Voilà, il fallait que ce soit dit. Après ce vilain gros mot, je me lave la bouche au gros sel (d’ailleurs ça fait du bien aux dents) afin de me débarrasser des sournoiseries qui pourraient encore s’accrocher à ma plaque dentaire. Bien.

Nous baignons depuis quelques poignées d’années dans un monde de techeunologie pure et dure et si nous avons du mal à pédaler derrière, hé bien c’est tant pis pour nous ! Heureusement nos enfants génétiquement modifiés sont nés avec un disque dur à la place du cerveau (parfois il leur faut deux ventilateurs) et sont capables de s’adapter bien plus rapidement que nous autres, ancêtres des cavernes du 20e siècle. Ils peuvent donc se pavaner et étaler leur science comme du kiri sur une tartine de pain.

Bon, que savent-ils en fait ? Se servir de la chose, oui oui, d’accord. Mais pas la fabriquer ou la créer (enfin, la majorité) ! Les « Je ne jure que par la techeunologie » sont absolument certains de tout savoir sur le sujet mais s’offrent en fait aux créateurs de ces joujoux (hiboux, choux, cailloux, genoux) comme autant de cobayes consentants.

Alors je me suis dit : « Tiens, » (parce que quand je me parle, je mets des guillemets), « Tiens, donc, pourquoi ne serais-je pas une révélatrice de conséquences ? » Pas une intellectuelle déprimante tirant sur sa pipe, ni une artiste torturée et obscure, ni une obsédée de fins du monde, non, une tirailleuse de consciences sympa, qui titille et fait passer les choses avec humour. Parce que l’humour, c’est notre première paire de lunettes.

Voici donc ce que donne la techeunologie informatique lorsqu’on la laisse entre toutes les mains, sans mode d’emploi :

(Gisèle F)

Transfert de Données – Quand le pouvoir a changé de mains…. –

(Gisèle F)

Geek – A consommer sur place –

Virtualité – Quand le réseau est ton ami

Touches-à-Tout – Liberté ou conventions ?

(Gisèle F)

Silicium Valley – A la recherche du savoir perdu –

Log’n Graff – Une autre façon de s’approprier la connaissance…

(Gisèle F)

Domptage de souris – A défaut de maîtriser le contenu…. –

L’Avaleur – S’échapper du dictat…

Sur le pouce – Juste le minimum vital, peu importe la qualité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Overclocked – Quand trop d’informations nuit à l’information

(Gisèle F)

Mémoire Cache – Parce que tout semble aller plus vite ainsi… –

(Gisèle F)

Le Penseur Numérique – Qui possède la mémoire ? –

Surfeur sur la vague – Déferlante d’informations : quelle crête attaquer ?

Mémoire Vive – Savoir perdu, savoir caché, la clé de l’énigme est sur l’écran

Vous retrouvez-vous dans l’une de ces sculptures ?

😉

Fuite de cerveau – Quand le Savoir nous file entre les doigts…


Tiens, je vais parler des suricates aujourd’hui. Après les ours polaires, les lions, les chats, les bananes et encore les lions, il était temps de parler de ces mammifères qui – au moins eux – ne sont pas en voie de disparition.

Alors, les suricates – ces petites bestioles qui se dressent sur leurs pattes de derrière pour imiter les ours (mais personne ne s’y trompe) – ont eu la bonne idée d’évoluer au point d’être rassasiés avec un seul insecte par jour en cas de disette. Il y en a qui ont dit un an, mais là ils devaient penser à des pierres.

Le suricate n’a même pas besoin de boire car il y a suffisamment d’eau dans les insectes (et les éventuelles racines sous terre) pour le désaltérer. On ne peut pas dire que nous autres humains ayons réussi ce pas dans l’évolution. Il suffit qu’on saute un repas et on est affreusement grincheux, fébrile, bref : in-sup-por-table.

La femelle peut se reproduire à n’importe quel moment de l’année (bon, ça on sait faire) mais surtout, elle met bas au moment où elle l’a décidé. Là, respect, et une fois de plus c’est la honte pour nous.

Les suricates ont cette faculté très pratique de pouvoir fermer leurs oreilles lorsqu’ils creusent ou sont pris dans une tempête de sable. Encore quelque chose qu’on a raté dans l’évolution. Nous pouvons fermer les yeux, notre bouche, notre nez (avec un peu d’entraînement), éviter de se toucher, serrer les fesses, mais nous ne pouvons pas fermer nos oreilles et donc nous sommes condamnés à entendre toutes les bêtises qui se disent dans ce monde.

La différence entre un suricate et un humain est que lorsque l’animal trouve un objet nouveau, il le met dans sa bouche pour le goûter ; l’humain, lui, le met à l’oreille.

L’esprit de groupe des suricates est légendaire : ils sifflent en cas de danger (un vilain prédateur qui s’approche), s’entassent à 50 dans un terrier (ça tient chaud) et se font des grattouillis pour renforcer les liens. Mais il y a un domaine pour lequel cela ne s’applique plus : la nourriture. Même s’ils sont plusieurs à creuser à un endroit, c’est chacun pour soi ! il n’est pas question qu’ils partagent leur prise. D’ailleurs ils auraient du mal à découper des parts égales vu la taille de leurs proies les insectes.

Pour dormir, ils ont tendance à s’empiler les uns sur les autres. Pour ceux qui sont en haut de la pile, c’est royal, ils ont l’impression d’être allongés sur un énorme coussin de fourrure toute douce et chaude. Pour ceux d’en dessous, voir les syndicats. Pourtant, ils n’ont pas l’air de s’en plaindre puisqu’ils recommencent tous les soirs.

Une petite précision mais qui vaut son pesant d’or : ce n’est pas parce qu’un suricate aboie que c’est un chien. Ce mammifère n’est pas un animal de compagnie, tout « cute » qu’il paraisse. D’ailleurs, rien que pour vous le prouver, il va planter ses dents hyper pointues dans votre main et ne va pas la lâcher avant que vous l’ayez assommé. Et encore.

Il y en a qui ont eu la mauvaise idée de lâcher des suricates dans certaines régions du monde où l’homme – ce grand voyageur – avait incidemment amené des rats avec lui (« Oups ! j’avais pourtant dit ‘Stop’… »). Le but était d’éradiquer la population ratonne. Ça a bien marché, il y en a eu des populations éradiquées, mais ça a été d’autres espèces animales ! Et le rat court toujours.

Pour finir cet exposé digne de finir dans Wikipédia tellement ses infos sont intéressantes, les jeunes suricates ont appris avant l’homme ce qu’étaient les WC communs : ils déposent leurs excréments au même endroit que les adultes. Et celui qui ne sent pas la même odeur : dehors !

A bientôt pour un autre exposé !

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« Gros coup de cœur pour la fraîcheur, l’autodérision et l’énergie positive qui se dégage de ce petit feu d’artifice littéraire »

« A picorer comme des chips, difficile de s’arrêter ! »

« Un feel-good book »

Aujourd’hui 1er septembre 2017, ce petit livre de bonne humeur est au prix de 2,99€ l’e-book sur Amazon.fr jusqu’à demain 02 septembre. Je ne sais trop si la promotion durera vraiment jusqu’au 03 (les voies d’Amazon sont parfois impénétrables), mais j’ai fait mon possible. Dans le doute, je préfère ne pas parler de ce 03 fatidique. Normalement il devrait être à 1,99€ sur Amazon.com mais il ne semble pas avoir été encore converti (amen).

Aux amateurs qui ont déjà lu mon livre, s’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît, pourriez-vous ce week-end mettre un commentaire sur Amazon.fr ? Même petit ? C’est hyper important pour un auteur auto-édité comme moi qui ne peut pas s’appuyer sur une maison d’édition pour faire la promo.

Bon week-end en tous cas, que je vous souhaite riche en nouvelles amitiés et en découvertes !


Sept commentaires sur mon livre « Je passe aux aveux! », c’est déjà très sympathique. J’aimerais bien en avoir un peu plus. S’il vous plaît, ceux qui l’ont lu, prenez un tout petit moment pour le commenter sur amazon.fr, c’est la meilleure façon pour moi de me faire connaître.

En attendant, voici les derniers retours, qui me font chaud au cœur et m’encouragent à continuer :

« Tranches de vie

J’ai parcouru ce petit livre avec bonheur : des tranches de vie où l’auteur raconte des anecdotes qui lui sont arrivées et dont elle a tiré un nectar parfumé et des réflexions insolites et inattendues.
Elle nous fait part du fruit de ses expériences avec un style léger et qui capte l’attention.
Ses nouvelles nous donnent aussi des nouvelles de nous, car on se reconnaît dans cette façon d’appréhender les choses, de transformer l’anodin d’une rencontre d’une vie.
A lire par gorgées et à savourer sans tarder. »

Otello

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« Un véritable sorbet de fruits frais un soir d’été !

Imaginez-vous un soir d’été où la chaleur vient vous caresser le visage et vous vous délectez d’une cuillère de sorbet, vous êtes totalement détendu et affichez un sourire niais de plaisir ! Le bonheur quoi ! C’est exactement ce que m’a provoqué la lecture de ce livre : Détente, Fraicheur et Sourire !

J’ai adoré découvrir ces anecdotes légères Monty-Pythoniennes, ces histoires du quotidien aux allures d’une anti-héroïne kick-Assienne et ces mésaventures absurdes avec les pigeons parisiens tel le Dr Dolittle… C’est sûr que ce livre fera partie dorénavant de mon sac gigantesque qui fait face à toutes les situations, je le dégainerai ainsi à n’importe quel moment et affronterai la grisaille, l’ennui et le stress en tout quiétude !

Attention ! Ce livre est très agréable à lire et rend l’auteure très attachante, je le déconseille fortement aux lecteurs cherchant le torturé, l’encyclopédique ou le tragique. »

Véro40

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« Ah ah, j’adore

J’ai beaucoup souri à chaque péripétie en reconnaissant les détours et recoins de ce fameux quartier des Abbesses et j’ai partagé avec l’auteure les petites déconvenues quotidiennes des personnages qui sont celles de nous tous. C’est raconté avec cette pointe d’humour suffisant pour nous laisser deviner une belle élégance intellectuelle. Et il y a cette légèreté d’écriture qui nous pousse à toujours vouloir découvrir la suite. C’est bien joué ces mini nouvelles, on peut zapper de l’une à l’autre, ça correspond bien à l’époque, il y a comme un suspense, une flânerie… je ne veux pas en dire plus ça ne sert à rien, il faut le lire pour le croire, en fait 2 mots auraient pu suffire : léger et brillant. »

PV

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« Un feel-good-book

Gisèle Foucher a choisi d’habiller son quotidien d’humour et de tendresse. C’est dans les yeux que ça se passe, et dans le cœur. Lire le récit de ces petites tranches de vie est un bonheur et comme un privilège d’ami. C’est aussi un réel plaisir littéraire tant le tissu de la narration est élégant, un jacquard soyeux de drôlerie et de style. Gisèle Foucher a du métier et l’ouvrage est de haute couture. Sans affectation aucune car la position d’accueil du réel adoptée par l’écrivain garantit la sincérité du propos et la complicité de l’échange. L’agrément de la lecture tient dans cette alchimie du style et de cette capacité à regarder le monde avec curiosité, bienveillance et malice. Et ce livre intelligent, humaniste, fin, où simplicité et raffinement s’allient avec grâce, fait tout bonnement du bien. What else ? »

Un Client d’Amazon

Voilà, je croise les doigts pour en avoir d’autres, si précieux autant pour mon moral que pour mon classement.


Amazon.fr organise un week-end à petits prix, alors je me suis dit : pourquoi ne pas entrer dans la danse ?

Mon livre « Je passe aux aveux ! Clins d’œil, ivresses et quiproquos » est donc en vente à 0,99€ tout le week-end (la version ebook).

Je passe aux aveux ! est un recueil de ces événements de la vie qui pourraient passer inaperçus, s’ils n’étaient observés sous un œil amusé ou enchanté. De belles histoires, des anecdotes à pouffer de rire, des quiproquos, des événements incroyables, tout ce qui pimente la vie et qui mis bout à bout ressemble fort au bonheur.

Pour l’acheter (version ebook ou papier) :


Ça y est, cela faisait longtemps que je l’avais sous le coude, il me fallait le terminer, l’étoffer, l’affiner, le chouchouter, le relire, le re-relire, le re-re-relire, enfin le voilà : Je passe aux aveux ! est imprimé et en vente !

Je suis très fière de ce livre. Il est très intime. Je l’ai écrit sans dictat, mêlant et démêlant les mots, bousculant les formules et la normalité au hasard de mon inspiration, pour composer une sélection de mets savoureux et piquants. La musicalité était reine, je lui ai laissé carte blanche.

Je passe aux aveux ! est un patchwork de ces événements de la vie qui pourraient passer inaperçus, s’ils n’étaient observés sous un œil amusé ou enchanté. De belles histoires, des anecdotes à pouffer de rire, des quiproquos, des événements incroyables, tout ce qui pimente la vie et qui mis bout à bout ressemble fort au bonheur.

Pour l’acheter (sur Amazon, version ebook ou papier) :


Nous voici à nouveau en compagnie des deux frères rapeurs du fameux Hip Hop de Versailles (voir mon article sur le clip à l’époque : Oui on sait hip-hoper à Versailles) …

Monastere amer

… prêts pour de nouvelles aventures !

Cette fois-ci, ce sont deux geeks qui veulent instaurer une geektature, aïe, aïe, aïe !

Monastere-amer

Pour faire un clip bien, il faut des sousous. C’est pourquoi ils sont sur Ulule. Et vu le clip génial qu’ils ont pondu la première fois, on se dit que le deuxième ne pourra être que bon – et qu’il faut les encourager.

Le lien vers Ulule, c’est là : >> Monastère Amer – Ulule <<

Vite vite, il ne reste que 8 jours !

Un petit lien vers leur page FaceBook en prime : Monastère Amer-FB, ou vous découvrirez le teaser sur Geektature, et un autre titre qui promet d’être tout aussi déjanté : F#ck le gluten.

Et comme ils le disent eux-mêmes : Sauvons le rap français ! 😉

* * * * *


Je continue donc ce soir de déverser mes questionnements sur cette page afin de faire de la place dans ma tête. J’attends une livraison. Pour l’instant, personne n’a su répondre à mes questions d’hier et c’est bien dommage.

Donc :

  • J’ai remarqué sur certaines routes un panneau sur lequel est écrit « Zone expérimentale de marquage au sol »… Et je me dis : est-ce qu’ils plaquent un type à plat ventre sur la route, attendant que des ouvriers le marquent avec un fer blanc ?
  • Et la « distribution des petits pains » : existe-t-il quelque part un homme en tunique qui file des gnons à plein de types autour de lui ?
  • Peut-on envoyer par la Poste son sac poubelle avec pour adresse la décharge municipale ?
  • Souvent, quand je remplis des dossiers pour des concours d’art, je lis la mention : « L’auteur de l’œuvre doit être vivant au moment de l’inscription. » Est-ce qu’ils imaginent un squelette d’artiste devant un ordi, prêt à cliquer et qui en lisant ça, s’exclame : « Mince, encore raté » ?
  • Encore plus souvent, j’entends autour de moi cette phrase lancée de façon docte : « L’Homme est un animal ! ». A-t-on déjà vu un animal couper du bois et faire du feu ? Un lion par exemple, qui rapporterait du bois entre ses papattes de devant, tandis qu’un autre assis par terre frotterait deux silex pour obtenir une étincelle ?
  • Les rovers qui vont sur d’autres planètes (comme par exemple Mars) nous montrent des surfaces désolées et des terrains hostiles. Mais qui nous dit que ces robots n’ont pas placé des écrans factices devant les caméras et font la nouba derrière ?
  • Enfin que se passerait-il si la nature utilisait ce qu’a construit l’Homme ? Y aurait-il un spot fixé au plafond du ciel avec une ficelle pour l’éteindre la nuit ? un écureuil qui mettrait ses provisions dans une bibliothèque ? un arbre qui aurait des feuilles de classeur transparentes au bout des branches… ?

 

Encore une fois, si vous avez des réponses à toutes ces interrogations, surtout ne me laissez pas mourir bête.

Bonne soirée !

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Ce soir, j’ai décidé de jeter en vrac sur le papier virtuel de mon blog tous les questionnements qui encombrent mon esprit, et je te les livre à toi, public du soir (ou d’une autre partie de la journée si jamais tu lis le français tout en habitant à l’autre bout de la Terre).

Oui, des questionnements, j’en ai beaucoup. Allez, je me lance :

  • Que donnerait un monde où ne vivraient que des vieux et où l’on pourchasserait les jeunes ? Où la vieillesse serait désirable et la jeunesse combattue ? Une sorte d’Âge de cristal à l’envers (pour ceux qui connaissent l’ancienne série). Il faudrait juste résoudre un petit paradoxe qui serait que si on supprime les jeunes avant qu’ils deviennent vieux, on n’a plus de vieux.
  • Si Adam et Eve étaient dans leur jardin et que Dieu était Gates, est-ce qu’il les condamnerait à télécharger des mises à jour de logiciels à l’infini ?
  • Existe-t-il des enfants qui se rendent compte de ce que font leurs parents pour eux avant qu’ils aient eux-mêmes des enfants ?
  • Pourquoi n’a-t-on pas encore inventé des chaussures dont les talons montent et descendent selon le pas qu’on s’apprête à adopter ? Ou des vêtements qui changent d’apparence dans la journée ?
  • Est-ce que Google va continuer de donner des résultats absurdes à ma question « Peut-on exercer un second travail sur son lieu de travail », tel que : « Peut-on faire un barbecue sur son lieu de travail » ?
  • Qu’est-ce que quelqu’un qui a le mal de terre ? Vomit-il parce que la terre est ferme ?
  • Si un type jeune et alerte entrait dans un autobus où les places assises sont toutes prises par des personnes âgées, est-ce qu’elles se lèveraient pour proposer leur place ?

 

Voilà où j’en suis aujourd’hui. Si vous avez les réponses, n’hésitez pas à me les communiquer.Je continuerai mes interrogations demain.

Bonne nuit !

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Alors il paraît qu’ils ont retrouvé une distillerie clandestine sur la comète Lovejoy ! L’on comprend les soupçons qui planaient depuis un moment sur la présumée coupable, avec un nom pareil.

Il y avait tout ce qu’il fallait : du sucre, de l’alcool, mais malheureusement le labo avait déjà été démonté et emporté. A mon avis, ils ont dû laisser fuiter une info et l’E.T. espion de service sur Terre aura prévenu ses collègues. D’après des sources bien informées, ce n’était pas la première fois qu’on avait relevé l’existence de matières organiques, et là encore sur une comète, appelée Tchouri (enfin, c’est pas elle qui se fait appeler comme ça, en fait elle a rien à dire, on lui file un nom et elle se tait).

Alors quelle est la conséquence de cette découverte ? « Ces molécules organiques complexes peuvent faire partie de la matière rocheuse à partir de laquelle sont formées les planètes. » ont expliqué très consciencieusement les auteurs de l’étude publiée dans la revue Science Advances. M’est avis qu’ils se sont dit que ça ferait désordre de titrer « On vient de retrouver le point central d’un gros trafic d’alcool extra-terrestre ».

En tout cas, j’en connais qui vont tirer une tête ! Plus d’alcool pour faire la foire le dimanche, ça va être triste la galaxie. D’autant que la comète leur servait aussi de bac à glaçons.

Une chose est sûre, maintenant qu’on a découvert leur penchant éthylique, plus besoin de se demander ce qu’on va leur offrir quand ils se présenteront à notre porte. A la vôtre !

Comète essayant de quitter sa galaxie sans qu'on la voit

Comète Lovejoy en délit de fuite

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Oui, nous avons voulu dénoncer aujourd’hui l’ignominie qui frappe les prises électriques depuis de très longues années, sans que qui que ce soit ne s’élève contre une telle atteinte à la liberté et une telle assise du pouvoir en place.

La plupart d’entre elles sont malheureusement muselées, comme en témoigne l’atroce photo que nous transmettons à nos lecteurs, non sans une certaine répugnance (attention, cette photo peut traumatiser les enfants).

Prise muselée

Nous avons néanmoins essayé de recueillir le témoignage de certaines de ces victimes, afin de mieux comprendre la violence qui s’abat sur elles. Après avoir remonté une longue filière, grâce à nos indics, nous avons pu rencontrer un réseau clandestin de prises électriques, qui se cachent pour échapper à leur destin.

Prises électriques se cachant

Leur terreur faisait peine à voir. Elles nous ont raconté qu’elles étaient électrocutées plusieurs fois par jour, sans qu’il soit fait cas de leurs droits les plus fondamentaux. Parfois, elles sont abandonnées des mois entiers, puis sont à nouveau assaillies. Fait étrange, c’est leur œil droit qui semble supporter le moins les violences qu’elles subissent. Nous avons appris par la suite que le problème était dû à une tare héréditaire.

Interrogée, la police reste interdite et se refuse à tout commentaire.

Robot-train - Gisele Foucher

Ci-dessous, d’autres prises électriques, plus jeunes celles-ci, s’étant réfugiées dans la salle de bain de l’abri – qui restera secret pour des raisons évidentes de sûreté.

Jeunes prises électriques en cavale

Face à tant de persécution, l’on ne peut que se poser la question : est-on toujours dans le pays des droits de la prise ?

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D’après des études sur le comportement de l’humain et son affect, les caractéristiques physiques qui déclenchent l’empathie, font fondre les cœurs et rendent les gens gaga sont les suivantes :

  • une grande tête ronde (ou en amande),
  • de très grands yeux,
  • un petit nez,
  • une petite bouche.

 

Les Japonais les ont bien intégrées et c’est pourquoi leurs personnages manga ont tous ces visages qui n’existent quasiment jamais dans la vraie vie.

31110-FILLE-MANGA-la-fee-feerique

 

 

 

Mignon, hein !

Chien aux grands yeuxHaowwwww….. !

 

Selon ces critères très précis, nous devons donc considérer que l’alien de Roswell est « a-do-rable ». Mais nous fait-il craquer ? A-t-on envie de le prendre dans nos bras et de lui faire plein de bisous ? Hmm… ?

Ou encore de bercer Roger, l’extra-terrestre d’American Dad ?

Il est vrai que la couleur joue un peu, quelque part, un rôle. Une peau colorée, c’est tout de même mieux qu’un gris terne. A-t-on jamais vu quelqu’un cajoler une limace par exemple ?

limace

D’accord, la limace a de petits yeux.

Mais quand-même, messieurs-dames les extra-terrestres, il y aurait quelques petits efforts à faire en matière d’esthétisme. Un tout petit peu. Un chouïa. Vraiment presque rien !

Roger, l'extra-terrestre d'American Dad

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J’ai fait ma fille.J’étais partie en vacances avant tout le monde, fin mai. Arrivée à bon port, dépaysement, ressourcement, joie intérieure, beau temps, je me suis dit : « Tiens, pourquoi n’en profiterais-je pas pour faire du sport ? C’est l’occasion rêvée, j’ai ce qu’il faut ici pour me bouger, plus d’excuse. »J’ai commencé par nager un demi kilomètre tous les jours. C’était facile, j’étais fière de moi, pas essoufflée, le cœur ne s’emballait même pas. Franchement, après avoir passé autant d’années avec pour tout sport trois quarts d’heure de marche tous les deux jours (plus les escaliers), il y avait de quoi se pavaner.

Alors j’ai voulu monter la barre un peu plus haut. Je me suis rappelée que j’étais assez bonne en jogging.

Alors, avant d’aller plus loin, ma définition de « bonne en jogging » : je sais faire de petites foulées sans taper sur le sol comme une Walkyrie, mon pas est parfois même aérien, et je sais respirer sans souffler comme une loutre. Ça ne va pas plus loin, je n’ai jamais pu me faire au jogging du dimanche parmi les pots d’échappement, avec le casque sur les oreilles pour jouer les autistes.

Bref je me suis lancée. Il y avait de la verdure, une voiture toutes les demi heures, et des écureuils qui m’accompagnaient sur le chemin d’un air curieux. On aurait crû Blanche-Neige.

J’ai continué suffisamment longtemps pour arriver au fameux « second souffle », sorte de passage de vitesse automobile où soudain la fatigue s’envole, le corps devient une machine huilée qui roule toute seule, et où vous commencez à goûter à une espèce de félicité grisante.

Oui, grisante a été le mot. Celui qui a tout fait dérailler. Car j’ai soudain revu une compétition scolaire, où j’avais atteint un record en sprint, et où ma prof de gym m’avait regardée avec les yeux gourmands du coach qui sent que sa carrière est relancée. Et je me suis dit : « Tiens, (je me dis souvent « Tiens, » quand je me propose quelque chose), Tiens, pourquoi ne tenterais-je pas à nouveau ce record personnel ? » Je me sentais en forme, grisée (je le rappelle, très important), j’ai relevé le défi.

Oui, j’ai fait ma fille.

J’ai aujourd’hui la jambe dans une attelle, fracture du tibia, et j’en ai encore pour un moment avant de pouvoir remarcher.

Mais vous savez quoi ? J’ai battu mon record. Et j’en suis méga fière.

Bilan sportif - Ce qui arrive quand on a des ailes

Nan, ce ne sont pas mes jambes

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Aujourd’hui j’ai voulu vous parler de toute la population qui vit au Pôle Nord, parce que je me suis dit que nous gardions une vue arriérée de ces gens-là : hé bien impossible de trouver quoi que ce soit à ce sujet sur le Net ! Vrai, à part que des éleveurs de rennes lapons ont décidé de badigeonner les animaux du Père Noël de peinture fluorescente pour qu’ils cessent d’être renversés par ces satanés touristes sur quatre roues, on n’apprend rien sur ces braves gens qui se les pèlent 361 jours par an (allez, on va dire que pendant 4 jours ils ont super chaud à -4°C).De l’Arctique, on ne connaît que les photos de magnifiques icebergs avec de temps en temps un manchot ou un phoque qui nous fait signe d’une plateforme, le réchauffement climatique, les soi-disant réserves de pétrole qui font mousser les babines des pétroliers du monde entier au mépris de la sauvegarde de la Terre, et c’est tout !

Si, de temps en temps des faits divers de la Sibérie, comme par exemple la vie des habitants de Verkhoyansk, la ville la plus froide au monde, qui a été attaquée par une meute de 400 loups en 2012. On peut dire que c’est pas de chance si tu nais là-bas : une nuit qui dure des mois, une température moyenne annuelle de -14,7°C (-45°C en hiver), un tiers de tes revenus qui passe dans la cheminée à essayer de chauffer ta pauvre maison en préfabriqué, un autre tiers pour te nourrir, et le reste pour t’acheter des vêtements fourrés qui te permettront de passer 15 minutes d’affilée dehors, et encore en bougeant sinon tu meurs. La nourriture – comme le reste – est hors de prix, et tu ne peux même pas faire des batailles de boules de neige avec des compagnons de jeu parce que tu risques fort de rentrer avec des bleus partout.

À part cela, on ne sait rien de leurs soirées au coin du feu, de leurs potins, leurs ministres (s’ils en ont), de la fête annuelle du hareng (s’ils en ont), de la dernière mode en matière de bottes, ni de leurs impôts.

Alors il va falloir que j’invente :

L’Inuit, ou Samis, Tchouktche, Evenk, Inupiat, Khanty, Koriak, Nénètse, Youkaguire, Yupik entre autres, aime jouer. Mais déjà certains jeux sont impossibles les trois quarts du temps, dans l’Arctique. Par exemple « Un, deux, trois, Soleil ! ». En effet, encore faut-il qu’il y ait un soleil, ce qui n’est possible que quelques mois de l’année, et il ne faut pas que le temps soit bouchonné.

Alors l’esquimau se rabat sur les animaux domestiques. Bon, un animal qui résiste au froid et à la déprime de la nuit, à part les rats, ça se compte sur les doigts de deux mains : ours polaires, rennes, lièvres arctiques, lemmings, renards polaires, loups – polaires aussi. Les derniers, on l’a compris, ont plutôt tendance à vouloir faire des esquimaux leur quatre heures, les renards, c’est un peu sournois, et un ours polaire est un peu encombrant dans une maison. En plus il faut l’emmener se soulager quatre fois par jour, tout ça, bon. C’est vrai que si on arrive à l’éduquer, il peut s’aplatir devant votre cheminée pour jouer les tapis de salon. Les rennes, même problème de place. Restent donc les lièvres et les lemmings. Sympas mais un peu mous comme animal de compagnie. Il reste bien une alternative, les poissons, mais les Inuits n’aiment pas jouer avec la nourriture. Mais bien sûr, paf ! j’allais oublier les chiens de traîneau ! Conclusion, les esquimaux ont bien des animaux de compagnie et ce sont des chiens.

Pour ce qui est des grandes réunions festives avec pique-nique et farandoles l’après-midi dans le champ d’à côté, le peuple arctique a dû revoir ses plans : poignées de mains viriles et échanges de poissons salés, petits sauts sur place pendant qu’on parle durant 10 minutes, puis chacun rentre chez soi (c’est-à-dire à au plus dix pas de là), avant d’être obligé de mettre dans sa poche son nez ou un bout du doigt du voisin. Autant dire que le peuple arctique n’est pas friand des manifestations de mécontentement, ce qui doit faire l’affaire du gouvernement.

Les soirées en tête-à-tête ont tendance à se passer toujours de la même façon : énumération des prix qui ont encore augmenté, « Y a-t-il suffisamment de bois pour chauffer ? », « J’ai rencontré un renard ce matin qui m’a regardé d’un drôle d’air » et surtout, les autochtones passent leur temps à se demander ce qu’avait dit untel ou untel le jour d’avant, c’est-à-dire quatre mois plus tôt.

Cependant, si la vie est chère, au moins pas besoin d’acheter un congélateur et un frigo, c’est toujours ça de moins à payer en électricité. Et puis pourquoi se préoccuper de maigrir avant l’été, personne ne se met en maillot de bain ! La crème de jour la plus utilisée, c’est l’huile de phoque, ça hydrate bien et ça tient chaud. Pourquoi se maquiller puisque la couleur locale est le bleu ? Bref, ces peuples ont bien de la chance car ils ne sont pas vendus à la mode et se voient épargné bien des questionnements et tracas quotidiens quant à leur apparence.

Car sinon, pourquoi resteraient-ils vivre dans une contrée où il fait horriblement froid, où ça pue le poisson, où il fait nuit huit mois sur douze et où la principale occupation est de maintenir son feu actif ??

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Ce soir, j’ai choisi de vous faire partager un petit extrait d’un livre sur lequel j’avance, qui me paraissait chatouiller agréablement le menton en ce jour d’enfin soleil

Extrait:

« Légère et gracile, je m’étonnais encore en arrivant dans le couloir d’entrée de mon immeuble, d’avoir descendu si rapidement les six étages qui plongent vertigineusement depuis mon appartement. Je me préparai mentalement à une soirée de travail longue et ennuyeuse en me conditionnant.

J’ouvris alors la porte de l’immeuble à la volée… et fut arrêtée dans mon élan par une colonne sans fin de petits bouts d’hommes et femmes de 4 et 5 ans qui avaient décidé, sous la garde bienveillante de leurs moniteurs, d’envahir ma rue. Je dus à la parfaite maîtrise de mon corps de ne pas perdre l’équilibre et leur rentrer dedans comme dans un jeu de quilles, mais je ne pus retenir un « Oups ! » parfaitement légitime en cet instant.

C’est alors que je vis, quelques têtes plus loin, le visage hilare d’une petite fille qui tenait ses deux poings devant sa bouche. Les épaules remontées et pouffant de rire, elle semblait visiblement très amusée par mon introduction dans sa vie. Je regardai ses yeux brillants de plaisir, et je me dis que la vie était merveilleuse. Je lui souris largement, l’œil complice, et laissai passer cette chenille gigantesque avant de partir vers mon labeur le cœur gonflé de joie enfantine. »

Bien-en-rang

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Je regardais hier des photos truquées absolument démentielles, tellement parfaites que si je n’avais pas su – de ‘source sûre’ – qu’elles étaient montées de toutes pièces, j’y aurais cru. Je ne pouvais déceler le moindre défaut, que ce soit dans la superposition des images, les différences de couleur, les contours, rien.

Je me suis dit que c’était assez effrayant car, en dehors du témoignage de l’auteur de la photo, QUI ou QUOI pourrait prouver dans le futur que ces photos étaient truquées ? Et quand l’auteur sera mort, quel témoignage restera-t-il de la vérité à part des transmissions orales, donc déformatrices par nature ?

S’il le faut, dans des milliards d’années, un type d’une autre planète arrivera sur la nôtre, verra ces photos et se demandera comment un humain pouvait se dédoubler 15 fois, ou capturer le Soleil entre ses mains, ou tenir un mini dragon sur le bout de ses doigts…

Ou peut-être qu’il se dira : ils étaient vraiment nuls, ces homo sapiens, même pas fichus de truquer proprement une photo !

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Je viens d’apprendre encore un truc sur les lions (oui, je sais, ça commence à faire bizarre…).

Que la langue des lions, si râpeuse (pas rapeuse, c’est pas Eminem), sert en fait à arracher la peau du gibier qu’il tient entre ses petites mains musclées. Moi qui croyait que quand un lion te léchait, c’était pour te montrer qu’il t’aimait bien. Encore un mythe qui s’envole. Râ là là, ce n’est plus ce que c’était, le monde de Disneymachin !

Langue râpeuse - article de Gisèle Foucher

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Oui, Darwin avait tout faux lorsqu’il a remonté le fil d’Ariane. Ce n’est pas de sa faute, il s’est laissé influencer par les copains. Au cours d’une folle soirée arrosée de bières au beurre sans alcool, il a follement affirmé que nos ancêtres étaient les chimpanzés. Or, la moitié de notre ADN est identique…

…à celui de la banane !*

Darwin a donc préféré – et on peut le comprendre – bénir des primates plutôt que leur nourriture favorite.

Alors comment ont évolué les bananes pour en arriver à l’Homme tel que nous le connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire avec des pouces allongés (pour textoter), des jambes raccourcies (livraison à domicile), des yeux globuleux (pour les écrans) et des oreilles sans pavillon (pour les casques) ?

Elles devaient tout d’abord se libérer du joug des chimpanzés, qui ne l’entendaient pas du tout de cette oreille (ni de l’autre, d’ailleurs). Il en a fallu des peaux de banane sous leurs pieds (c’étaient les bananes kamikazes), des embuscades de purée de banane (les bananes sacrificielles) et des tirs de bananes (les bananes-rocket, plutôt rebelles celles-là) pour qu’enfin les chimpanzés les lâchent et aillent chercher pitance ailleurs.

Alors enfin, les bananes ont pu commencer à se développer. Elles se sont débarrassées de leur peau tachetée – sauf aux endroits stratégiques (1 tiers, 2 tiers) – et ont poussé bien fort pour faire émerger deux pattes arrière et deux pattes avant. La courbure de leur corps leur permit de se mettre debout assez rapidement, la queue faisant office de balancier. À partir de là, un cerveau a bondi et a plongé dans le haut de la banane, qui est devenu la tête de l’Homme.

Banane

Ce n’est qu’à ce moment que sont intervenus les 50 autres pour cent d’ADN propres à l’humain (non, pas avant, ne cherchez pas).

Grâce à ce rétablissement tardif mais ô combien nécessaire de la vérité, nous comprenons mieux aujourd’hui certaines expressions qui auparavant nous offusquaient. Un « Hé, banane, tu vas où, là ? » n’est plus considéré comme une injure, mais comme une évocation sympathique de nos ancêtres !

Je ne peux terminer autrement qu’en vous demandant, en toute sincérité : réalisez-vous que lorsque vous mangez une banane, vous êtes susceptible de freiner l’évolution ?

 

*(Précisions du Dr Jeçaimieuktoulmonde) Les plus avisés d’entre vous – c’est à dire presque tous – auront bien compris qu’il s’agit là d’un amalgame reproduit par toute Presse soucieuse de publier rapidement des articles, entre l’ADN et le génome. Il n’est pas question ici de gènes identiques mais homologues, c’est-à-dire avec une origine évolutive commune et qui codent pour une fonction similaire. En outre, le pourcentage varie grandement d’une source à l’autre, passant de 1/5e à 60%, selon des études non publiées (ce serait trop facile).

Il ne faut pas s’étonner que la banane soupire de temps en temps devant ce manque total de reconnaissance…

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Une brève, comme ça sur le tard, mais seulement parce que j’ai mal à la tête.

J’ai appris il y a peu (ben oui, je ne suis pas née avec) que tweeter voulait dire haut-parleur en anglais, et twitter,  gazouiller, blablater.

Alors là c’est super bien trouvé. Parce que finalement, sur Twitter, on blablate haut et fort ce qu’avant on ne disait que chez soi sous sa douche (on-ne-disait-que-chez-soi-sous-sa-douche, très bon pour la diction), à son chat ou à sa concierge (ou à son chauffeur, tout dépend de sa condition sociale). Et encore, on ne faisait que le marmonner. Avec Twitter, on peut le dire, ce sera amplifié (haut-parleur, amplifié…).

De là, l’expression : « Tu vas arrêter de tweeter comme ça ? Je ne suis pas sourd ! »

Ainsi, comme nous le voyons depuis le début de ce millénaire, le pouvoir devient latéral et la pyramide s’effrite, ou la pire a mis des frites.

Bon, il est temps d’aller me coucher.

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Les lions (mâles) sont assez bizarres, on ne sent pas chez eux le besoin impérieux de survivre à tout instant. Déjà, quand un lion arrive dans un nouveau groupe, il défie le mâle dominant (normal, la place est chaude) et en cas de victoire, il cherche à bouffer les petits du vaincu. Il n’a pas bien compris que plus on fait des enfants, plus on assure la race. Du coup, la femelle fait genre je couche avec tout le monde et je mélange tous les petits, comme ça l’autre idiot ne saura pas reconnaitre les siens et je pourrai peut-être continuer la lignée.

Deuxièmement, le mâle envoie la femelle chasser à sa place au lieu de surveiller les petits (d’ailleurs, il se pourrait que le Deuxièmement soit un prétexte pour pouvoir mettre à exécution le Déjà).

Pourquoi la femelle doit se taper tout le sale boulot ? Parce que le lion ne peut pas courir comme il veut, avec sa grande crinière qui a tendance à faire parachute ouvert à l’horizontale : « Ça va pas, nan ? Je vais pas abimer mon brushing ! » Ce qui ne l’empêche pas de se taper les meilleurs morceaux de gibier avant de laisser le reste du groupe se servir. « Ah, il ne reste plus rien ? Eh ben elles n’ont qu’à retourner chasser ! »

Bref, il ne vient pas à l’esprit du mâle sûr de lui que si les femelles ne mangent pas assez, elles n’auront plus assez de force pour chasser et que si les lionceaux ne sont pas nourris, ils mourront. De là, toutes les déclinaisons symboliques sur les lions.

Bon, d’accord, il sert de gardien du groupe, prêt à faire fuir tout prédateur potentiel (c’est là que la crinière prend tout son sens). Il fallait bien que les femelles lui laissent croire que ça, elles ne savent pas faire…

C'est vrai qu'ils sont beaux...

Allez, c’est vrai qu’ils sont beaux…
Image courtesy of James Barker / FreeDigitalPhotos.net

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Hier j’avais dégainé la zapette et je tirais sur la télé, tel un cow-boy agile visant des cibles de vaches en carton, quand je tombai sur la série La petite maison dans la prairie : un ado fuyait la salle de classe, fou de douleur et de honte parce qu’il n’avait pas su épeler le mot « pachyderme ».

Je me suis demandée ce que ça donnerait aujourd’hui :

L’instit. : « Epelle-moi le mot pachyderme. »

L’ado : « Oh lààà, faut rester polie hein, j’le connais pas c’gros mot. Hé, M’dame, le verlan, ça existe plus depuis longtemps. Tu le textotes comment ? Faut qu’j’le tweet à tous mes potes, j’suis sûr que j’fais l’buzz avec ça. »

Tableau noir, dictée et langage sms

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Réseaux sociaux : autrefois, le problème des renseignements généraux était d’arriver à ficher tout le monde. Aujourd’hui, le principal souci du service de renseignements est d’avoir suffisamment d’espace pour pouvoir stocker toutes les données.

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