Archives de la catégorie ‘Humour’


Je continue donc ce soir de déverser mes questionnements sur cette page afin de faire de la place dans ma tête. J’attends une livraison. Pour l’instant, personne n’a su répondre à mes questions d’hier et c’est bien dommage.

Donc :

  • J’ai remarqué sur certaines routes un panneau qui dit « Zone expérimentale de marquage au sol »… Et je me dis : est-ce qu’ils plaquent un type à plat ventre sur la route, attendant que des ouvriers le marquent avec un fer blanc ?
  • Et la « distribution des petits pains » : existe-t-il quelque part un homme en tunique qui file des gnons à plein de types autour de lui ?
  • Peut-on envoyer par la Poste son sac poubelle avec pour adresse la décharge municipale ?
  • Souvent, quand je remplis des dossiers pour des concours d’art, je lis la mention : « L’auteur de l’œuvre doit être vivant au moment de l’inscription. » Est-ce qu’ils imaginent un squelette d’artiste devant un ordi, prêt à cliquer, et qui en lisant ça s’exclame : « Mince, encore raté » ?
  • Encore plus souvent, j’entends autour de moi cette phrase lancée de façon docte : « L’Homme est animal ! ». A-t-on vu un animal couper du bois et faire du feu ? Un lion par exemple rapportant du bois entre ses pattes de devant et un autre assis par terre frottant deux silex pour obtenir une étincelle ?
  • Les rovers qui vont sur d’autres planètes (comme par exemple Mars) nous montrent des surfaces désolées et des terrains hostiles. Mais qui nous dit que ces robots n’ont pas placé des écrans factices devant les caméras et font la nouba derrière ?
  • Enfin que se passerait-il si la nature utilisait ce qu’a construit l’Homme ? Y aurait-il un spot fixé au plafond du ciel avec une ficelle pour l’éteindre la nuit ? un écureuil qui mettrait ses provisions dans une bibliothèque ? un arbre qui aurait des feuilles de classeur transparentes au bout des branches… ?

 

Encore une fois, si vous avez des réponses à toutes ces interrogations, surtout ne me laissez pas mourir bête.

Bonne soirée !

* * * * *

Publicités

Ce soir, j’ai décidé de jeter en vrac sur le papier virtuel de mon blog tous les questionnements qui encombrent mon esprit, et je te les livre à toi, public du soir (ou d’une autre partie de la journée si jamais tu lis le français tout en habitant à l’autre bout de la Terre).

Oui, des questionnements, j’en ai beaucoup. Allez, je me lance :

  • Que donnerait un monde où ne vivraient que des vieux et où l’on pourchasserait les jeunes ? Où la vieillesse serait désirable et la jeunesse combattue ? Une sorte d’Âge de cristal à l’envers (pour ceux qui connaissent l’ancienne série). Il faudrait juste résoudre un petit paradoxe qui serait que si on supprime les jeunes avant qu’ils deviennent vieux, on n’a plus de vieux.
  • Si Adam et Eve étaient dans leur jardin et que Dieu était Gates, est-ce qu’il les condamnerait à télécharger des mises à jour de logiciels à l’infini ?
  • Existe-t-il des enfants qui se rendent compte de ce que font leurs parents pour eux avant qu’ils aient eux-mêmes des enfants ?
  • Pourquoi n’a-t-on pas encore inventé des chaussures dont les talons montent et descendent selon le pas qu’on s’apprête à adopter ? Ou des vêtements qui changent d’apparence dans la journée ?
  • Est-ce que Google va continuer de donner des résultats absurdes à ma question « Peut-on exercer un second travail sur son lieu de travail », tel que : « Peut-on faire un barbecue sur son lieu de travail » ?
  • Qu’est-ce que quelqu’un qui a le mal de terre ? Vomit-il parce que la terre est ferme ?
  • Si un type jeune et alerte entrait dans un autobus où les places assises sont toutes prises par des personnes âgées, est-ce qu’elles se lèveraient pour proposer leur place ?

 

Voilà où j’en suis aujourd’hui. Si vous avez les réponses, n’hésitez pas à me les communiquer.Je continuerai mes interrogations demain.

Bonne nuit !

* * * * *


Alors il paraît qu’ils ont retrouvé une distillerie clandestine sur la comète Lovejoy ! L’on comprend les soupçons qui planaient depuis un moment sur la présumée coupable, avec un nom pareil.

Il y avait tout ce qu’il fallait : du sucre, de l’alcool, mais malheureusement le labo avait déjà été démonté et emporté. A mon avis, ils ont dû laisser fuiter une info et l’E.T. espion de service sur Terre aura prévenu ses collègues. D’après des sources bien informées, ce n’était pas la première fois qu’on avait relevé l’existence de matières organiques, et là encore sur une comète, appelée Tchouri (enfin, c’est pas elle qui se fait appeler comme ça, en fait elle a rien à dire, on lui file un nom et elle se tait).

Alors quelle est la conséquence de cette découverte ? « Ces molécules organiques complexes peuvent faire partie de la matière rocheuse à partir de laquelle sont formées les planètes. » ont expliqué très consciencieusement les auteurs de l’étude publiée dans la revue Science Advances. M’est avis qu’ils se sont dit que ça ferait désordre de titrer « On vient de retrouver le point central d’un gros trafic d’alcool extra-terrestre ».

En tout cas, j’en connais qui vont tirer une tête ! Plus d’alcool pour faire la foire le dimanche, ça va être triste la galaxie. D’autant que la comète leur servait aussi de bac à glaçons.

Une chose est sûre, maintenant qu’on a découvert leur penchant éthylique, plus besoin de se demander ce qu’on va leur offrir quand ils se présenteront à notre porte. A la vôtre !

Comète essayant de quitter sa galaxie sans qu'on la voit

Comète Lovejoy en délit de fuite

* * * * *


Oui, nous avons voulu dénoncer aujourd’hui l’ignominie qui frappe les prises électriques depuis de très longues années, sans que qui que ce soit ne s’élève contre une telle atteinte à la liberté et une telle assise du pouvoir en place.

La plupart d’entre elles sont malheureusement muselées, comme en témoigne l’atroce photo que nous transmettons à nos lecteurs, non sans une certaine répugnance (attention, cette photo peut traumatiser les enfants).

Prise muselée

Nous avons néanmoins essayé de recueillir le témoignage de certaines de ces victimes, afin de mieux comprendre la violence qui s’abat sur elles. Après avoir remonté une longue filière, grâce à nos indics, nous avons pu rencontrer un réseau clandestin de prises électriques, qui se cachent pour échapper à leur destin.

Prises électriques se cachant

Leur terreur faisait peine à voir. Elles nous ont raconté qu’elles étaient électrocutées plusieurs fois par jour, sans qu’il soit fait cas de leurs droits les plus fondamentaux. Parfois, elles sont abandonnées des mois entiers, puis sont à nouveau assaillies. Fait étrange, c’est leur œil droit qui semble supporter le moins les violences qu’elles subissent. Nous avons appris par la suite que le problème était dû à une tare héréditaire.

Interrogée, la police reste interdite et se refuse à tout commentaire.

Robot-train - Gisele Foucher

Ci-dessous, d’autres prises électriques, plus jeunes celles-ci, s’étant réfugiées dans la salle de bain de l’abri – qui restera secret pour des raisons évidentes de sûreté.

Jeunes prises électriques en cavale

Face à tant de persécution, l’on ne peut que se poser la question : est-on toujours dans le pays des droits de la prise ?

* * * * *

D’après des études sur le comportement de l’humain et son affect, les caractéristiques physiques qui déclenchent l’empathie, font fondre les cœurs et rendent les gens gaga sont les suivantes :

  • une grande tête ronde (ou en amande),
  • de très grands yeux,
  • un petit nez,
  • une petite bouche.

 

Les Japonais les ont bien intégrées et c’est pourquoi leurs personnages manga ont tous ces visages qui n’existent quasiment jamais dans la vraie vie.

31110-FILLE-MANGA-la-fee-feerique

 

 

 

Mignon, hein !

Chien aux grands yeuxHaowwwww….. !

 

Selon ces critères très précis, nous devons donc considérer que l’alien de Roswell est « a-do-rable ». Mais nous fait-il craquer ? A-t-on envie de le prendre dans nos bras et de lui faire plein de bisous ? Hmm… ?

Ou encore de bercer Roger, l’extra-terrestre d’American Dad ?

Il est vrai que la couleur joue un peu, quelque part, un rôle. Une peau colorée, c’est tout de même mieux qu’un gris terne. A-t-on jamais vu quelqu’un cajoler une limace par exemple ?

limace

D’accord, la limace a de petits yeux.

Mais quand-même, messieurs-dames les extra-terrestres, il y aurait quelques petits efforts à faire en matière d’esthétisme. Un tout petit peu. Un chouïa. Vraiment presque rien !

Roger, l'extra-terrestre d'American Dad

* * * * *


J’ai fait ma fille.J’étais partie en vacances avant tout le monde, fin mai. Arrivée à bon port, dépaysement, ressourcement, joie intérieure, beau temps, je me suis dit : « Tiens, pourquoi n’en profiterais-je pas pour faire du sport ? C’est l’occasion rêvée, j’ai ce qu’il faut ici pour me bouger, plus d’excuse. »J’ai commencé par nager un demi kilomètre tous les jours. C’était facile, j’étais fière de moi, pas essoufflée, le cœur ne s’emballait même pas. Franchement, après avoir passé autant d’années avec pour tout sport trois quarts d’heure de marche tous les deux jours (plus les escaliers), il y avait de quoi se pavaner.

Alors j’ai voulu monter la barre un peu plus haut. Je me suis rappelée que j’étais assez bonne en jogging.

Alors, avant d’aller plus loin, ma définition de « bonne en jogging » : je sais faire de petites foulées sans taper sur le sol comme une Walkyrie, mon pas est parfois même aérien, et je sais respirer sans souffler comme une loutre. Ça ne va pas plus loin, je n’ai jamais pu me faire au jogging du dimanche parmi les pots d’échappement, avec le casque sur les oreilles pour jouer les autistes.

Bref je me suis lancée. Il y avait de la verdure, une voiture toutes les demi heures, et des écureuils qui m’accompagnaient sur le chemin d’un air curieux. On aurait crû Blanche-Neige.

J’ai continué suffisamment longtemps pour arriver au fameux « second souffle », sorte de passage de vitesse automobile où soudain la fatigue s’envole, le corps devient une machine huilée qui roule toute seule, et où vous commencez à goûter à une espèce de félicité grisante.

Oui, grisante a été le mot. Celui qui a tout fait dérailler. Car j’ai soudain revu une compétition scolaire, où j’avais atteint un record en sprint, et où ma prof de gym m’avait regardée avec les yeux gourmands du coach qui sent que sa carrière est relancée. Et je me suis dit : « Tiens, (je me dis souvent « Tiens, » quand je me propose quelque chose), Tiens, pourquoi ne tenterais-je pas à nouveau ce record personnel ? » Je me sentais en forme, grisée (je le rappelle, très important), j’ai relevé le défi.

Oui, j’ai fait ma fille.

J’ai aujourd’hui la jambe dans une attelle, fracture du tibia, et j’en ai encore pour un moment avant de pouvoir remarcher.

Mais vous savez quoi ? J’ai battu mon record. Et j’en suis méga fière.

Bilan sportif - Ce qui arrive quand on a des ailes

Nan, ce ne sont pas mes jambes

* * * * *


Aujourd’hui j’ai voulu vous parler de toute la population qui vit au Pôle Nord, parce que je me suis dit que nous gardions une vue arriérée de ces gens-là : hé bien impossible de trouver quoi que ce soit à ce sujet sur le Net ! Vrai, à part que des éleveurs de rennes lapons ont décidé de badigeonner les animaux du Père Noël de peinture fluorescente pour qu’ils cessent d’être renversés par ces satanés touristes sur quatre roues, on n’apprend rien sur ces braves gens qui se les pèlent 361 jours par an (allez, on va dire que pendant 4 jours ils ont super chaud à -4°C).De l’Arctique, on ne connaît que les photos de magnifiques icebergs avec de temps en temps un manchot ou un phoque qui nous fait signe d’une plateforme, le réchauffement climatique, les soi-disant réserves de pétrole qui font mousser les babines des pétroliers du monde entier au mépris de la sauvegarde de la Terre, et c’est tout !

Si, de temps en temps des faits divers de la Sibérie, comme par exemple la vie des habitants de Verkhoyansk, la ville la plus froide au monde, qui a été attaquée par une meute de 400 loups en 2012. On peut dire que c’est pas de chance si tu nais là-bas : une nuit qui dure des mois, une température moyenne annuelle de -14,7°C (-45°C en hiver), un tiers de tes revenus qui passe dans la cheminée à essayer de chauffer ta pauvre maison en préfabriqué, un autre tiers pour te nourrir, et le reste pour t’acheter des vêtements fourrés qui te permettront de passer 15 minutes d’affilée dehors, et encore en bougeant sinon tu meurs. La nourriture – comme le reste – est hors de prix, et tu ne peux même pas faire des batailles de boules de neige avec des compagnons de jeu parce que tu risques fort de rentrer avec des bleus partout.

À part cela, on ne sait rien de leurs soirées au coin du feu, de leurs potins, leurs ministres (s’ils en ont), de la fête annuelle du hareng (s’ils en ont), de la dernière mode en matière de bottes, ni de leurs impôts.

Alors il va falloir que j’invente :

L’Inuit, ou Samis, Tchouktche, Evenk, Inupiat, Khanty, Koriak, Nénètse, Youkaguire, Yupik entre autres, aime jouer. Mais déjà certains jeux sont impossibles les trois quarts du temps, dans l’Arctique. Par exemple « Un, deux, trois, Soleil ! ». En effet, encore faut-il qu’il y ait un soleil, ce qui n’est possible que quelques mois de l’année, et il ne faut pas que le temps soit bouchonné.

Alors l’esquimau se rabat sur les animaux domestiques. Bon, un animal qui résiste au froid et à la déprime de la nuit, à part les rats, ça se compte sur les doigts de deux mains : ours polaires, rennes, lièvres arctiques, lemmings, renards polaires, loups – polaires aussi. Les derniers, on l’a compris, ont plutôt tendance à vouloir faire des esquimaux leur quatre heures, les renards, c’est un peu sournois, et un ours polaire est un peu encombrant dans une maison. En plus il faut l’emmener se soulager quatre fois par jour, tout ça, bon. C’est vrai que si on arrive à l’éduquer, il peut s’aplatir devant votre cheminée pour jouer les tapis de salon. Les rennes, même problème de place. Restent donc les lièvres et les lemmings. Sympas mais un peu mous comme animal de compagnie. Il reste bien une alternative, les poissons, mais les Inuits n’aiment pas jouer avec la nourriture. Mais bien sûr, paf ! j’allais oublier les chiens de traîneau ! Conclusion, les esquimaux ont bien des animaux de compagnie et ce sont des chiens.

Pour ce qui est des grandes réunions festives avec pique-nique et farandoles l’après-midi dans le champ d’à côté, le peuple arctique a dû revoir ses plans : poignées de mains viriles et échanges de poissons salés, petits sauts sur place pendant qu’on parle durant 10 minutes, puis chacun rentre chez soi (c’est-à-dire à au plus à dix pas de là), avant d’être obligé de mettre dans sa poche son nez ou un bout du doigt du voisin. Autant dire que le peuple arctique n’est pas friand des manifestations de mécontentement. Ce qui ne doit pas déplaire au gouvernement.

Les soirées en tête-à-tête ont tendance à se passer toujours de la même façon : énumération des prix qui ont encore augmenté, « Y a-t-il suffisamment de bois pour chauffer ? », « J’ai rencontré un renard ce matin qui m’a regardé d’un drôle d’air » et surtout, les autochtones passent leur temps à se demander ce qu’avait dit untel ou untel le jour d’avant, c’est-à-dire quatre mois plus tôt.

Cependant, si la vie est chère, au moins pas besoin d’acheter un congélateur et un frigo, c’est toujours ça de moins à payer en électricité. Et puis pourquoi se préoccuper de maigrir avant l’été, personne ne se met en maillot de bain ! La crème de jour la plus utilisée, c’est l’huile de phoque, ça hydrate bien et ça tient chaud. Pourquoi se maquiller puisque la couleur locale est le bleu ? Bref, ces peuples ont bien de la chance car ils ne sont pas vendus à la mode et se voient épargnés bien des questionnements et tracas quotidiens quant à leur apparence.

Car sinon, pourquoi resteraient-ils vivre dans une contrée où il fait horriblement froid, où ça pue le poisson, où il fait nuit huit mois sur douze et où la principale occupation est de maintenir son feu actif ??

* * * * *