Archives de la catégorie ‘Pensée du jour’


La techeunologie, c’est avant tout l’ensemble des techniques visant à faciliter la vie des gens, ET PAS A FACILITER LEUR MORT.

Voilà, il fallait que ce soit dit. Après ce vilain gros mot, je me lave la bouche au gros sel (d’ailleurs ça fait du bien aux dents) afin de me débarrasser des sournoiseries qui pourraient encore s’accrocher à ma plaque dentaire. Bien.

Nous baignons depuis quelques poignées d’années dans un monde de techeunologie pure et dure et si nous avons du mal à pédaler derrière, hé bien c’est tant pis pour nous ! Heureusement nos enfants génétiquement modifiés sont nés avec un disque dur à la place du cerveau (parfois il leur faut deux ventilateurs) et sont capables de s’adapter bien plus rapidement que nous autres, ancêtres des cavernes du 20e siècle. Ils peuvent donc se pavaner et étaler leur science comme du kiri sur une tartine de pain.

Bon, que savent-ils en fait ? Se servir de la chose, oui oui, d’accord. Mais pas la fabriquer ou la créer (enfin, la majorité) ! Les « Je ne jure que par la techeunologie » sont absolument certains de tout savoir sur le sujet mais s’offrent en fait aux créateurs de ces joujoux (hiboux, choux, cailloux, genoux) comme autant de cobayes consentants.

Alors je me suis dit : « Tiens, » (parce que quand je me parle, je mets des guillemets), « Tiens, donc, pourquoi ne serais-je pas un montreur de conséquences ? » Pas un intellectuel déprimant tirant sur sa pipe, ni un artiste torturé et obscur, ni un obsédé de fins du monde, non, un tirailleur de consciences sympa, qui titille et qui fait passer les choses avec humour. Parce que l’humour, c’est notre première paire de lunettes.

Voici ce que donne la techeunologie informatique lorsqu’on la laisse entre toutes les mains sans mode d’emploi :

(Gisèle F)

Transfert de Données – Quand le pouvoir a changé de mains…. –

(Gisèle F)

Geek – A consommer sur place –

Virtualité – Quand le réseau est ton ami

Touches-à-Tout – Liberté ou conventions ?

(Gisèle F)

Silicium Valley – A la recherche du savoir perdu –

Log’n Graff – Une autre façon de s’approprier la connaissance…

Fuite de cerveau – Quand le Savoir nous file entre les doigts…

(Gisèle F)

Domptage de souris – A défaut de maîtriser le contenu…. –

L’Avaleur – S’échapper du dictat…

Sur le pouce – Juste le minimum vital, peu importe la qualité

Overclocked – Quand trop d’informations nuit à l’information

(Gisèle F)

Mémoire Cache – Parce que tout semble aller plus vite ainsi… –

(Gisèle F)

Le Penseur Numérique – Qui possède la mémoire ? –

Surfeur sur la vague – Déferlante d’informations : quelle crête attaquer ?

Mémoire Vive – Savoir perdu, savoir caché, la clé de l’énigme est sur l’écran

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Le choc est de taille. Jacques Higelin et sa voix éraillée nous ont quittés hier. Cet homme immense, ce poète fantasque et bouillonnant d’énergie symbolisait pour moi ce qu’il y a de plus beau chez un être : la joie de vivre.

Sa prestance, cette joie pétillante et communicative, cette extravagance qui animait ses chansons et tout son être resteront sa « marque de fabrique », tout comme l’humanisme est devenu celle de Jacques Brel. Les deux Jacques ont pareillement marqué ma vie. Deux êtres entiers et pleins de fougue, deux bêtes de scène, un lunaire et un solaire, différents et complémentaires. Ils étaient tous les deux profondément humains, généreux et soucieux de l’humanité, et leur philosophie était celle de la vie.

Jacques Higelin a certainement inspiré des millions de personnes. Il nous a transmis un point de vue magnifique sur la vie : elle vaut la peine d’être vécue – et d’être vécue à fond. Comme il l’aurait dit en 2005 : « Je n’ai pas peur de vivre, alors je n’ai pas peur de mourir. ». Une phrase qui n’est pas sans nous rappeler le bouleversant « Show must go on » de Freddie Mercury.

Au revoir, l’artiste. Tchin.  Et à très bientôt, je l’espère.

Jacques Higelin Aï


Déjà deux commentaires très positifs sur mon livre « Je passe aux aveux! ».

C’est hyper agréable d’avoir ce genre de retour. Parce que quand on termine d’écrire un livre, après des mois de travail, on se pose toujours cette question angoissante : « Est-ce qu’il va plaire ? ». Ce genre de commentaires est la récompense de l’auteur. 🙂

Les voici, pour ceux qui ont envie d’en savoir un peu plus sur le livre :

« Gros coup de cœur pour la fraîcheur, l’autodérision et l’énergie positive qui se dégage de ce petit feu d’artifice littéraire

Gros coup de cœur pour ces petites histoires pleines de fraîcheur et de sagesse.
Personnellement, je suis littéralement tombé sous le charme de ces « clins d’œil, ivresses et quiproquos », racontés dans toute leur authenticité et toujours avec cette délicieuse touche d’humour, si caractéristique de celles et ceux dont le véritable talent est de toujours s’émerveiller des petits bonheurs de chaque instant.

De pages en pages, d’anecdotes en anecdotes, on se laisse emporter dans l’univers intérieur d’une auteure pleine de sensibilité, où les situations qui pourraient sembler « négatives » pour la plupart des gens virent toujours à une interprétation plus joviale et insouciante de la vie.
Bref, nombreux sont ceux qui se sont essayés à la retranscription de ces futiles situations qui font la grandeur de nos ressentis, mais plus rares sont ceux qui y sont parvenus avec une telle aisance.

Ici, on s’imprègne d’une très grande finesse d’observation (qui m’a plusieurs fois fait penser à cette approche si positive de la vie que possèdent tous les jeunes enfants avant que les coups finissent par en écorcher trop douloureusement certains au point de les précipiter dans des rôles d’adultes où la joie et le lâcher-prise ne sont plus de mise).
Par ailleurs, on ne manque pas de savourer, entre les lignes, tout ce qui fait le charme de la littérature, lorsqu’elle sait si bien nous raviver le souvenir de ces belles choses évanescentes que l’on croyait envolées.

Je suis surpris d’être le premier à poster un commentaire au sujet de ce livre, car vous l’aurez compris, pour moi, plus qu’un livre, il s’agit là d’une petite pépite.
Donc, pour les amoureux des mots extrêmement bien assortis, pour les grands timides ou les grandes rêveuses, tous ces hypersensibles de la vie et des petits plaisirs, je n’aurais qu’un conseil : Quand Gisèle Foucher passe aux aveux, ne les laissez pas filer. Les truffes de sa boîte 16x9x6 n’ont qu’à bien se tenir 😉 »

CB

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« A picorer comme des chips, difficile de s’arrêter !

Anecdotes parfois toutes simples de la vie mais toujours pleines de justesse, d’humour, de sensibilité, de charme ! On est sous le charme ! »

DL

Voilà, j’espère que d’autres viendront grossir les rangs. Si vous avez eu plaisir à lire ce recueil, s’il vous plaît prenez un tout petit peu de temps pour écrire un commentaire sur Amazon, c’est de cette manière que mon livre sera (je l’espère) visible parmi les millions de livres de cette bibliothèque mondiale. 😉 A bientôt !


Super contente de ne pas subir l’air fétide rempli d’odeurs de merguez/frites et de vinasse bon marché qui flottera sur Paris !

Sans compter que le lendemain, je me réveillerai en entendant encore, parce que j’aurai échappé aux divers groupes et cafés qui trouvent intéressant de déchirer les membranes de leurs enceintes.

Il y a eu un grand pas de fait depuis les premières fêtes de la musique, encore bon enfant, qui nous donnaient la possibilité d’entendre distinctement chaque groupe jouer. C’était alors une véritable jouissance de battre le pavé, découvrir là un groupe de rock, ici une chorale, plus loin encore une battle de percus ou une formation de jazz.

L’initiative était tellement inespérée – pour les artistes, c’était l’occasion de jouer toute une nuit devant le grand public (merci à Jack Lang au passage) – que nous nous considérions comme des privilégiés qu’unissaient un amour et un respect communs de la musique. C’était aussi une nuit où les gens se parlaient entre eux, parlaient aux artistes, se souriaient, liés par une connivence mutuelle. C’est en tout cas ainsi que je les ai vécues.

C’est pourkoik, en souvenir de ces premières fêtes, aujourd’hui encore je fuirai cette nuit, que je compare à une grande foire servant de défouloir à de nombreuses personnes irresponsabilisées (notez la subtilité et remarquez que je ne dis pas « tout le monde »). Je suis d’ailleurs toujours étonnée que pour ces fêtes, le Ministre en place de la Culture ne rappelle pas gentiment aux citoyens de rester citoyens.

Bon courage à tous ceux qui cherchent encore à jouer honnêtement de la musique, puissiez-vous être entendus dans cette cacophonie. Ma participation se bornera à écouter dans mon refuge des CDs de nouveaux talents, mais je suis de tout cœur avec vous.

Et au nom de tous les miens – c’est-à-dire les humains – je demande pardon aux employés de la ville qui devront nettoyer les rues au petit matin. Car nombreux sont les participants du 21 qui ressentent le besoin de jouer au Petit Poucet pour ne pas se perdre dans Paris, remplaçant les cailloux par des canettes de bière, paquets vides de cigarettes, morceaux de verre et autres papiers gras.

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Je lisais l’autre jour un article sur la visualisation et le Système d’Activation Réticulaire (nom barbare pour parler d’un bout de cerveau), qui a priori déciderait à notre place quoi retenir.

Je recopie là deux lignes que j’ai lues : « C’est le SAR qui décide ce qui est digne d’attention et ce qui ne l’est pas. Aussitôt qu’il juge qu’une information vous concerne au plus haut point, il ‘réveille’ votre cerveau qui l’absorbe. »

Un nombre incroyable de coaches sur le Net arguent de leur côté qu’il suffit alors de regarder un tableau de visualisation et hop, notre SAR attrape le tout et nous le ressert sur un plateau quand on en a besoin, en conditionnant nos actions et réactions.

Alors je pose une question tout bête, toute simple : à ma droite, un SAR qui visiblement a décidé à l’avance ce qui est ‘digne d’attention’ et dicte au cerveau ce qu’il doit enregistrer (un peu despotique, le bout de viande) ; à ma gauche, une visualisation consciente d’un objectif désiré…  Ô ben alors qu’est-ce qu’il fait le petit SAR, pendant que quelqu’un d’autre décide quoi regarder ??

Et ben voilà, il se fait avoir ! D’abord, si on regarde les choses d’un peu plus près, quelle est la conscience qui le fait choisir une information plutôt qu’une autre en fonction de la situation ? Qu’est-ce qui motive le SAR à sélectionner tel type de données et non tel autre ?

Et maintenant, si on oblige le petit SAR à se mettre en branle avec des images subliminales et à donner un coup de pied au cerveau pour le réveiller, est-ce qu’il ne va pas s’énerver un petit peu ? Est-ce qu’il ne va pas dire « Hé ho, là, c’est moi qui commande, ok ?! »

Tout ça pour dire que tout ce fatras est encore une invention lamentable pour nier que l’être puisse être autre chose qu’un robot conditionné.

Ou alors ce serait mon SAR qui a trouvé digne d’attention pour moi que je parle de lui et écrive cet article, dans une compulsion débilitante à l’auto-destruction ?

Ce qui est surtout gênant, c’est qu’il existe encore des gens qui essaient de faire croire qu’un morceau de viande s’occupe de nos pensées et de nos émotions…

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Je regardais hier des photos truquées absolument démentielles, tellement parfaites que si je n’avais pas su – de ‘source sûre’ – qu’elles étaient montées de toutes pièces, j’y aurais cru. Je ne pouvais déceler le moindre défaut, que ce soit dans la superposition des images, les différences de couleur, les contours, rien.

Je me suis dit que c’était assez effrayant car, en dehors du témoignage de l’auteur de la photo, QUI ou QUOI pourrait prouver dans le futur que ces photos étaient truquées ? Et quand l’auteur sera mort, quel témoignage restera-t-il de la vérité à part des transmissions orales, donc déformatrices par nature ?

S’il le faut, dans des milliards d’années, un type d’une autre planète arrivera sur la nôtre, verra ces photos et se demandera comment un humain pouvait se dédoubler 15 fois, ou capturer le Soleil entre ses mains, ou tenir un mini dragon sur le bout de ses doigts…

Ou peut-être qu’il se dira : ils étaient vraiment nuls, ces homo sapiens, même pas fichus de truquer proprement une photo !

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C’est dit, aujourd’hui je propose un exercice mental très simple qui enthousiasmera ceux qui auront le courage de le faire. Ah ha !

Introduction : je regardais cet après-midi les papiers qui jonchaient les rues et divers caniveaux qui les draguaient. Et je pensais aux agents de propreté qui tous les jours en ramassent autant. Je me suis posée la question : pourquoi tant de gens ne prennent pas soin de leurs rues ?

Ce sont pourtant les nôtres, elles nous appartiennent, nous avons payé pour – et continuons de le faire – et nous les empruntons tous les jours. Alors pourquoi tant de poubelles vides ? (Vous me direz, je pourrais voir les poubelles pleines, mais elles m’intéressent moins pour mon concept.)

Certains pourraient dire « Justement, nous en faisons ce que nous voulons ! » Ce à quoi je réponds que si nous suivons ce raisonnement, alors nos appartements devraient être à l’identique : des papiers gras et des canettes vides sur le sol, des mégots de cigarette écrasés sur la moquette, des chewing-gum collés un peu partout.

A quelques exceptions près, ce n’est pas ce que nous trouvons chez nous. La raison n’est-elle pas alors inverse ? Se peut-il que les personnes qui jettent inconsciemment des détritus par terre ne savent pas que ce sont leurs rues ?

Imaginons que chaque personne regarde les trottoirs, les jardins, les métros comme étant son propre appartement : n’aurait-elle pas envie qu’il soit propre, bien rangé, qu’il sente bon ? Et ne demanderait-elle pas à ses invités de prendre soin des lieux ?

Je propose que la prochaine fois que nous sortons dehors, nous imaginions pendant plusieurs minutes notre environnement comme étant notre propre maison. Nous pourrions bien être étonnés de ce qui se passera. N’est-elle pas immense, cette maison ? N’est-elle pas enfin à notre mesure ?

J’invite chaleureusement les expérimentateurs à me laisser ici leurs témoignages, ils seront sûrement intéressants.

PS : je précise quand même pour les petits malins que cela ne signifie pas rentrer chez les gens sans y être invités.  😉

Montmartre sous la neige - 12 mars 2013 - Photo de Gisèle Foucher

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