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En regardant certaines vidéos sur Instagram, je me suis demandée si le plus grand fléau de ce siècle n’était pas le smartphone, combiné aux réseaux sociaux.

Pourquoi une si terrible interrogation, me direz-vous. Tout simplement parce que maintenant, n’importe quelle personne dans la rue est soumise à la tentation de se couronner juge, en filmant des gens et en postant les vidéos sous couvert de « dénoncer ». Est-ce une perte de confiance en la justice ? Pas si sûr.

Ainsi, nous qui nous vantons d’être dans un monde plus libre qu’avant – ou plus libre qu’ailleurs – sommes-nous en train de recréer une certaine forme d’Inquisition, dont le droit à l’oubli est banni à jamais grâce à la transmission mondiale des données. Et si un personnage important mis au pilori arrive parfois à retrouver du travail et la confiance de ses pairs, une personne plus modeste subissant ce genre d’attaque violente n’a pas cette voie de sortie : elle peut perdre son travail, son époux/se, ses enfants, sa maison, ses amis, l’entraide de ses voisins, tomber en dépression, ne plus arriver à subsister, simplement parce que « la vidéo a dit que ». À notre époque de Fake news, de vérités arrangées ou sorties de leur contexte, de points de vue personnels érigés en « faits véridiques », le danger est d’autant plus grand.

La personne lambda qui décide de soit-disant dénoncer – sans vérifier quoi que ce soit de visu – devrait se rendre compte qu’elle risque de détruire la vie d’autres personnes, des institutions, des bonnes volontés, etc. Celle qui partage ces informations – sans vérifier non plus de visu – devrait s’offrir le même examen de conscience.

Ce sont aujourd’hui des millions de juges potentiels qui marchent dans la rue, nous intimant d’entrer dans le rang sous peine d’échafaud social. Est-ce un monde plus libre ? C’est surtout un monde sous la menace continue d’un Big Brother dont les tentacules sont les citoyens mêmes. 1984 (le roman d’anticipation d’Orwell – une dystopie pour ceux qui ne connaissent pas) n’a rien perdu de son actualité.

Aime-t-on vraiment faire à un autre ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse ? J’ose penser que non. Il faut pour cela réfléchir aux conséquences – et surtout, ne pas accepter systématiquement comme vrai ce qu’on découvre dans les réseaux sociaux et autres médias.


La techeunologie, c’est avant tout l’ensemble des techniques visant à faciliter la vie des gens, ET PAS A FACILITER LEUR MORT.Voilà, il fallait que ce soit dit. Après ce vilain gros mot, je me lave la bouche au gros sel (d’ailleurs ça fait du bien aux dents) afin de me débarrasser des sournoiseries qui pourraient encore s’accrocher à ma plaque dentaire. Bien.

Nous baignons depuis quelques poignées d’années dans un monde de techeunologie pure et dure et si nous avons du mal à pédaler derrière, hé bien c’est tant pis pour nous ! Heureusement nos enfants génétiquement modifiés sont nés avec un disque dur à la place du cerveau (parfois il leur faut deux ventilateurs) et sont capables de s’adapter bien plus rapidement que nous autres, ancêtres des cavernes du 20e siècle. Ils peuvent donc se pavaner et étaler leur science comme du kiri sur une tartine de pain.

Bon, que savent-ils en fait ? Se servir de la chose, oui oui, d’accord. Mais pas la fabriquer ou la créer (enfin, la majorité) ! Les « Je ne jure que par la techeunologie » sont absolument certains de tout savoir sur le sujet mais s’offrent en fait aux créateurs de ces joujoux (hiboux, choux, cailloux, genoux) comme autant de cobayes consentants.

Alors je me suis dit : « Tiens, » (parce que quand je me parle, je mets des guillemets), « Tiens, donc, pourquoi ne serais-je pas une révélatrice de conséquences ? » Pas une intellectuelle déprimante tirant sur sa pipe, ni une artiste torturée et obscure, ni une obsédée de fins du monde, non, une tirailleuse de consciences sympa, qui titille et fait passer les choses avec humour. Parce que l’humour, c’est notre première paire de lunettes.

Voici donc ce que donne la techeunologie informatique lorsqu’on la laisse entre toutes les mains, sans mode d’emploi :

(Gisèle F)

Transfert de Données – Quand le pouvoir a changé de mains…. –

(Gisèle F)

Geek – A consommer sur place –

Virtualité – Quand le réseau est ton ami

Touches-à-Tout – Liberté ou conventions ?

(Gisèle F)

Silicium Valley – A la recherche du savoir perdu –

Log’n Graff – Une autre façon de s’approprier la connaissance…

(Gisèle F)

Domptage de souris – A défaut de maîtriser le contenu…. –

L’Avaleur – S’échapper du dictat…

Sur le pouce – Juste le minimum vital, peu importe la qualité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Overclocked – Quand trop d’informations nuit à l’information

(Gisèle F)

Mémoire Cache – Parce que tout semble aller plus vite ainsi… –

(Gisèle F)

Le Penseur Numérique – Qui possède la mémoire ? –

Surfeur sur la vague – Déferlante d’informations : quelle crête attaquer ?

Mémoire Vive – Savoir perdu, savoir caché, la clé de l’énigme est sur l’écran

Vous retrouvez-vous dans l’une de ces sculptures ?

😉

Fuite de cerveau – Quand le Savoir nous file entre les doigts…


Bon, sérieusement, je ne pouvais pas rester sur un constat négatif concernant les photos truquées (Photos truquées, témoignages du passé dans le futur ?), surtout après avoir écrit Ces informations qui nous font tout voir par un certain bout de la lorgnette (cliquez dessus si vous voulez les lire/relire).Alors j’ai trouvé des articles très intéressants, que je partage ici, pour aider à reconnaître une photo truquée et devenir des pros de l’anti-fake, parce que m…, faudrait voir à ne pas suivre les joueurs de flûte la nuit, si vous voyez à quoi je fais allusion.

Pour donner mes sources, je tire déjà un passage de la page : http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/19071/savoir-reconnaitre-une-photo-truquee-ligne/

Ce passage, le voici (je n’ai recopié que le plus intéressant) :

« Comme l’explique l’article de Madrigal et celui-ci du journaliste Erwann Gaucher, il peut être intéressant de comparer l’image qui circule avec une photo ancienne prise au même endroit. Reconnaît-on les bâtiments ? Y a-t-il des éléments bizarres ? Manque-t-il des objets comme un panneau de stop dans la rue, des fils électriques, une maison au toit particulier ? Etc. Car en général, les petits farceurs qui font des montages omettent ces détails afin de publier le plus rapidement possible leur création.

Gaucher propose aussi d’utiliser le moteur gratuit de recherche d’images Tin Eye qui permet de savoir si une image similaire a déjà été mise sur le Web auparavant. En vérifiant aussi les informations Exif de l’image (notamment avec ce site, ou par le biais d’une extension pour navigateur), l’internaute peut être informé de l’appareil utilisé, de la date et de l’heure de la prise de vue, etc. Si ces données n’accompagnent pas le cliché, c’est sans doute qu’il s’agit d’un faux. »

Vous avez remarqué que j’ai mis les liens, les sources, et recopié un extrait sans changer quoi que ce soit.

Je suis également allée voir le site de ce fameux Erwann Gaucher pour en savoir un peu plus. Voici un lien vers son article sur le sujet, qui prend pour exemple les multitudes de photos truquées ayant circulé sur l’ouragan Sandy en 2012 : http://www.erwanngaucher.com/article/30/10/2012/sandy–5-conseils-pour-eviter-les-fausses-photos/1010.

A cela, j’ajoute le lien vers l’outil TinEye : http://www.tineye.com/ et vous voilà parés, vous ne pourrez plus vous faire avoir !

Bon, ces astuces ne sont pas infaillibles (il est toujours possible de truquer une date de photo par exemple), mais c’est déjà un grand pas vers la liberté de choisir de gober en toute connaissance de cause les fakes qui circulent sur le Net (repris parfois sans vérification – « Oups ! Scusez-moi, le mort a finalement quelque chose à nous dire… » – par les médias ‘sérieux’, comme on en a déjà eu le témoignage).

On adore faire circuler des photos pour leur beauté ou leur côté dramatique, mais on doit aussi à la communauté – ben oui, c’est plus sympa – de préciser que c’est un fake. Après tout, est-ce que communauté ça n’implique pas quelque part qu’on est des potes ? Vous voudriez mentir à un ami ?

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Je regardais hier des photos truquées absolument démentielles, tellement parfaites que si je n’avais pas su – de ‘source sûre’ – qu’elles étaient montées de toutes pièces, j’y aurais cru. Je ne pouvais déceler le moindre défaut, que ce soit dans la superposition des images, les différences de couleur, les contours, rien.

Je me suis dit que c’était assez effrayant car, en dehors du témoignage de l’auteur de la photo, QUI ou QUOI pourrait prouver dans le futur que ces photos étaient truquées ? Et quand l’auteur sera mort, quel témoignage restera-t-il de la vérité à part des transmissions orales, donc déformatrices par nature ?

S’il le faut, dans des milliards d’années, un type d’une autre planète arrivera sur la nôtre, verra ces photos et se demandera comment un humain pouvait se dédoubler 15 fois, ou capturer le Soleil entre ses mains, ou tenir un mini dragon sur le bout de ses doigts…

Ou peut-être qu’il se dira : ils étaient vraiment nuls, ces homo sapiens, même pas fichus de truquer proprement une photo !

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Ce soir, ma box qui fait des siennes : plus moyen de se connecter au sacro-saint Internet.

Bidouillages, débranchements, rebranchements, reset, redémarrage de la bécane, 192.xxx, changement de câble, et finalement allô hotline ! On y passe 20 minutes, à tout essayer. Je suis pourtant une pro, l’informatique ne me fait pas peur. Le gars, sympathique, me dit qu’il va falloir l’intervention d’un technicien à domicile : ça fera 49€. On se lance ?

Pas d’accord. Au revoir, merci pour tout, je vais me débrouiller. Ça fait peut-être bizarre comme ça, mais quand je ne suis pas d’accord du tout, les choses changent. J’avais juste confiance, ça m’arrive souvent. Cinq minutes plus tard, tout s’est remis à fonctionner ! Je t’aime, mon ptit ordi !

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