La Faille sans Cri

(version électronique et brochée)

Une façon de se laisser dériver vers d’autres mondes, l’espace d’un moment…Vers libres et autres figures de poésie, posés sur le fil d’une vie comme un funambule et son bâton.

« … Babel, triomphante,
Se dresse de ses ruines,
Et du haut de ses langues
Rend le Verbe muet… »

 

Quelques commentaires de lecteurs

« Qu’elle plaise ou pas, la poésie respire notre intérieur qui s’envole vers une liberté magique. Je ne peux donc qu’encourager les auteurs comme Gisèle qui osent faire ce pas. Poésie tellement mal aimée, tellement sous-estimée. Pourquoi donc ? Lisez ! soyez curieux! »  VB »C‘est par les heureux hasards du net que j’ai eu connaissance de l’existence de ce recueil de poèmes. Que dire? Difficile de choisir les mots pour décrire d’autres mots si bien choisis. Aucun lecteur ne peut vraiment en rendre compte. Il faut les lire pour les vivre. La seule chose à faire me semble-t-il est de susciter le désir d’autres lecteurs. Les lecteurs de poésie sont assez rares et ce n’est pas dans mon habitude, non plus, de lire de la poésie. Mais là, j’ai été saisie. Comment dire…. Les poèmes de ce recueil sont parfois des chuchotements de souffrance qui s’élèvent en volutes, parfois des cris muets dont l’auteur ne doit pas savoir qui les entendra. On lit aussi ses émerveillements devant la beauté de l’être, de la nature, de l’enfantement, et aussi des moments simples de la vie. Donc, pour moi, à lire! »  CS

 

– Extrait –

 

L’après-avant

Je suis face aux images.

Et la vie, telle un fleuve
M’emporte et me jette

Dans cet univers,
Rempli d’ombres et de mystères,

Qu’est la Terre.

***

Opalandine

L’oiseau dans la lune agrandie de tes yeux
S’envole gracile, dans l’air perlé de parfums
De cette nuit ensorcelée.

Les liens s’agglutinent dans le satin de l’ère
Glissent et se repaissent
D’un citron vert,
Fraîchement ouvert
Dans la paume de ta main.

Au creux de la lune
L’oiseau ouvre les yeux,
Et de ta main gracile,
Prends son envol.

***

Souffrances

Cœur à l’errance,
Écrasé sous son poids,
Gonflé de sang, gonflé de Vie,
Que piétinent et saccagent
Les cœurs livides ;

Cœur à l’errance,
Cœur de lait chaud,
Pressé à chaque pas
Par des mains déjà mortes ;

Blessures purulentes,
De souvenirs hantées ….

***

Les “détenteurs de l’information”

La langue, empêtrée de “savoir”,
Se glisse le long de sa gangue
Telle une anguille sèche,
Se plie, et se multiplie au son de la lèpre.

Gourd et râpeux, le phénomène blême
Se tord en lézard et gonfle, tuméfié,
Puis se laisse tomber – lourd – et plat,
Vide de mots, exsangue de ton.

La bouche happe le vide,
Poisson hors de l’eau,
Et la grimace asphyxiée
Donne un cri sans son.

***

Promis, je ne le répéterai pas (ou le fiel débridé)

Les bouches hurlantes,
Les lèvres mesquines,
En vent de folie
Prennent la ville en otage.

La souffrance égarée
De ces gouffres édentés
Râle,
Et se tortille,
A la recherche d’une cime
D’où déverser sa verte bile.

Babel, triomphante,
Se dresse de ses ruines,
Et du haut de ses langues
Rend le Verbe muet.

Innocents emmêlés
A la bouche pulpeuse
Débordant de vie,
La tête ballottée
Et le vif ennui,

Tirent sur la toile.

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