Super contente de ne pas subir l’air fétide rempli d’odeurs de merguez/frites et de vinasse bon marché qui flottera sur Paris !

Sans compter que le lendemain, je me réveillerai en entendant encore, parce que j’aurai échappé aux divers groupes et cafés qui trouvent intéressant de déchirer les membranes de leurs enceintes.

Il y a eu un grand pas de fait depuis les premières fêtes de la musique, encore bon enfant, qui nous donnaient la possibilité d’entendre distinctement chaque groupe jouer. C’était alors une véritable jouissance de battre le pavé, découvrir là un groupe de rock, ici une chorale, plus loin encore une battle de percus ou une formation de jazz.

L’initiative était tellement inespérée – pour les artistes, c’était l’occasion de jouer toute une nuit devant le grand public (merci à Jack Lang au passage) – que nous nous considérions comme des privilégiés qu’unissaient un amour et un respect communs de la musique. C’était aussi une nuit où les gens se parlaient entre eux, parlaient aux artistes, se souriaient, liés par une connivence mutuelle. C’est en tout cas ainsi que je les ai vécues.

C’est pourkoik, en souvenir de ces premières fêtes, aujourd’hui encore je fuirai cette nuit, que je compare à une grande foire servant de défouloir à de nombreuses personnes irresponsabilisées (notez la subtilité et remarquez que je ne dis pas « tout le monde »). Je suis d’ailleurs toujours étonnée que pour ces fêtes, le Ministre en place de la Culture ne rappelle pas gentiment aux citoyens de rester citoyens.

Bon courage à tous ceux qui cherchent encore à jouer honnêtement de la musique, puissiez-vous être entendus dans cette cacophonie. Ma participation se bornera à écouter dans mon refuge des CDs de nouveaux talents, mais je suis de tout cœur avec vous.

Et au nom de tous les miens – c’est-à-dire les humains – je demande pardon aux employés de la ville qui devront nettoyer les rues au petit matin. Car nombreux sont les participants du 21 qui ressentent le besoin de jouer au Petit Poucet pour ne pas se perdre dans Paris, remplaçant les cailloux par des canettes de bière, paquets vides de cigarettes, morceaux de verre et autres papiers gras.

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Après avoir été profondément déçue par le livre Revival de Stephen King (si vous cherchez de l’horreur, passez votre chemin), …

revival-stephen-king …non mais, vrai ! Je n’ai jamais été autant déçue de King qu’avec ce livre. J’en ressors presque traumatisée, tellement cet auteur a toujours été mon maître à penser en termes d’écriture. Je n’ai reconnu ni la pâte, ni la patte du célèbre écrivain d’horreur. Et la fin m’a fait hurler, non de terreur mais d’incompréhension tant elle était digne d’un livre pour enfants de six ans. Allez, sept. Soit la traduction (oui, je l’ai lu en français) a été super mal faite, soit c’est quelqu’un d’autre qui a écrit le livre. Parce que je ne peux pas accepter que notre King international n’ait plus le feu sacré. J’essayerai son dernier bouquin en date mais j’ai un peu peur de ce que je vais découvrir.

Bref, tout cela pour dire qu’il me fallait un vent de fraîcheur artistique pour me remettre de cette jambe cassée (c’est une image), et je l’ai trouvé avec The nice guys.

The nice guys

The nice guys

« Dans les années 1970 à Los Angeles, deux détectives privés enquêtent sur le suicide d’une jeune vedette de cinéma. Ils découvrent que des personnalités haut placées semblent être impliquées dans cette affaire. »

J’ai a-do-ré ce film ! Dès son démarrage, vous êtes plongés dans l’univers des Seventies, et surtout dans un univers complètement barge. Les premières minutes m’ont happée tout de go et la scène d’entrée en matière m’a tellement prise au dépourvue que j’ai explosé d’un rire tonitruant. Qui n’était que le premier d’une longue série.

Les punch lines se succèdent à un rythme soutenu et certaines scènes sont d’antologie. Russel Crowe et Ryan Gosling jouent extrêmement bien leur personnage, bien loin du gladiateur et du flambeur des stock options, et franchement chapeau bas. Autant je savais Russel capable d’endosser le rôle d’un détective un peu nounours, mais au poing lourd, autant j’étais curieuse de voir comment Ryan s’en sortirait en détective looser mais pas tant que ça. Et j’avoue que j’ai été épatée par la performance. Même s’il s’est permis un léger cabotinage lors d’une scène qui visiblement a échappé au réalisateur, on lui pardonne, il est tellement beau !

Angourie Rice, en fillette de 13 ans gardée par son père (Ryan) est d’une justesse incroyable, très attachante, fine et drôle. Elle apporte un brin de rébellion adolescente tout en restant clean, qui chatouille délicieusement. Elle n’a pas froid aux yeux, rien ne la choque (pourtant ils vont évoluer dans le monde du porno et de la mafia – qu’on se rassure, ça reste très light) et elle est totalement crédible dans son rôle de fille de détective privé.

Les autres acteurs sont tout aussi bons : Margaret Qualley dans son rôle de militante déchaînée, Beau Knapp en tueur hystérique (il en remontrerait à Jack Nicholson), ou encore le jeune Jack Kilmer (fils de Val) à mourir de rire, sans compter tous les autres.

C’est le rythme des effets et des répliques qui donne en outre à ce film un punch sans faille, nous arrachant des éclats de rire fréquents, et pour moi carrément un fou rire à un moment (ça va, je n’ai pas reçu de pop corn sur la tête, tout le monde riait avec moi dans la salle).

Un grand bravo au réalisateur, Shane black, qui visiblement a le rythme dans la peau et qui a su très bien diriger ses acteurs. Il faut dire qu’il est un habitué puisqu’on lui doit entre autres les scenarii de L’arme fatale et Le dernier samaritain. La musique n’est pas omniprésente, mais j’ai eu la joie de réentendre entre deux classiques des années 70, le délicieux Boogie Wonderland, de Earth Wind & Fire. À s’en trémousser sur son siège !

Le film est donc burlesque tout en se tenant, barré mais pas irréel, les années 1970 sont retranscrites dans toute leur splendeur (prêtez bien attention aux intérieurs, bourrés de petits détails comme autant de clins d’œil), et l’histoire tient la route.

Pour dire, je n’avais pas autant ri et jubilé depuis un zombie gore que j’étais allée voir avec un copain, il y a au moins 20 ans de cela, et qui m’avait valu des crampes aux abdos.

Bref, je recommande mille fois ce petit bijou, que je reverrai sûrement.

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Je continue donc ce soir de déverser mes questionnements sur cette page afin de faire de la place dans ma tête. J’attends une livraison. Pour l’instant, personne n’a su répondre à mes questions d’hier et c’est bien dommage.

Donc :

  • J’ai remarqué sur certaines routes un panneau qui dit « Zone expérimentale de marquage au sol »… Et je me dis : est-ce qu’ils plaquent un type à plat ventre sur la route, attendant que des ouvriers le marquent avec un fer blanc ?
  • Et la « distribution des petits pains » : existe-t-il quelque part un homme en tunique qui file des gnons à plein de types autour de lui ?
  • Peut-on envoyer par la Poste son sac poubelle avec pour adresse la décharge municipale ?
  • Souvent, quand je remplis des dossiers pour des concours d’art, je lis la mention : « L’auteur de l’œuvre doit être vivant au moment de l’inscription. » Est-ce qu’ils imaginent un squelette d’artiste devant un ordi, prêt à cliquer, et qui en lisant ça s’exclame : « Mince, encore raté » ?
  • Encore plus souvent, j’entends autour de moi cette phrase lancée de façon docte : « L’Homme est animal ! ». A-t-on vu un animal couper du bois et faire du feu ? Un lion par exemple rapportant du bois entre ses pattes de devant et un autre assis par terre frottant deux silex pour obtenir une étincelle ?
  • Les rovers qui vont sur d’autres planètes (comme par exemple Mars) nous montrent des surfaces désolées et des terrains hostiles. Mais qui nous dit que ces robots n’ont pas placé des écrans factices devant les caméras et font la nouba derrière ?
  • Enfin que se passerait-il si la nature utilisait ce qu’a construit l’Homme ? Y aurait-il un spot fixé au plafond du ciel avec une ficelle pour l’éteindre la nuit ? un écureuil qui mettrait ses provisions dans une bibliothèque ? un arbre qui aurait des feuilles de classeur transparentes au bout des branches… ?

 

Encore une fois, si vous avez des réponses à toutes ces interrogations, surtout ne me laissez pas mourir bête.

Bonne soirée !

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Ce soir, j’ai décidé de jeter en vrac sur le papier virtuel de mon blog tous les questionnements qui encombrent mon esprit, et je te les livre à toi, public du soir (ou d’une autre partie de la journée si jamais tu lis le français tout en habitant à l’autre bout de la Terre).

Oui, des questionnements, j’en ai beaucoup. Allez, je me lance :

  • Que donnerait un monde où ne vivraient que des vieux et où l’on pourchasserait les jeunes ? Où la vieillesse serait désirable et la jeunesse combattue ? Une sorte d’Âge de cristal à l’envers (pour ceux qui connaissent l’ancienne série). Il faudrait juste résoudre un petit paradoxe qui serait que si on supprime les jeunes avant qu’ils deviennent vieux, on n’a plus de vieux.
  • Si Adam et Eve étaient dans leur jardin et que Dieu était Gates, est-ce qu’il les condamnerait à télécharger des mises à jour de logiciels à l’infini ?
  • Existe-t-il des enfants qui se rendent compte de ce que font leurs parents pour eux avant qu’ils aient eux-mêmes des enfants ?
  • Pourquoi n’a-t-on pas encore inventé des chaussures dont les talons montent et descendent selon le pas qu’on s’apprête à adopter ? Ou des vêtements qui changent d’apparence dans la journée ?
  • Est-ce que Google va continuer de donner des résultats absurdes à ma question « Peut-on exercer un second travail sur son lieu de travail », tel que : « Peut-on faire un barbecue sur son lieu de travail » ?
  • Qu’est-ce que quelqu’un qui a le mal de terre ? Vomit-il parce que la terre est ferme ?
  • Si un type jeune et alerte entrait dans un autobus où les places assises sont toutes prises par des personnes âgées, est-ce qu’elles se lèveraient pour proposer leur place ?

 

Voilà où j’en suis aujourd’hui. Si vous avez les réponses, n’hésitez pas à me les communiquer.Je continuerai mes interrogations demain.

Bonne nuit !

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Aujourd’hui petite mise en avant de mon guide pratique « Comment rendre mon chat heureux« , qui est gratuit aujourd’hui et jusqu’au dimanche 13 décembre 2015 (pas 2016, hein).

C’est le moment d’en profiter, c’est sur Amazon.fr

et c’est à l’adresse suivante :

Comment rendre mon chat heureux

 

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Alors il paraît qu’ils ont retrouvé une distillerie clandestine sur la comète Lovejoy ! L’on comprend les soupçons qui planaient depuis un moment sur la présumée coupable, avec un nom pareil.

Il y avait tout ce qu’il fallait : du sucre, de l’alcool, mais malheureusement le labo avait déjà été démonté et emporté. A mon avis, ils ont dû laisser fuiter une info et l’E.T. espion de service sur Terre aura prévenu ses collègues. D’après des sources bien informées, ce n’était pas la première fois qu’on avait relevé l’existence de matières organiques, et là encore sur une comète, appelée Tchouri (enfin, c’est pas elle qui se fait appeler comme ça, en fait elle a rien à dire, on lui file un nom et elle se tait).

Alors quelle est la conséquence de cette découverte ? « Ces molécules organiques complexes peuvent faire partie de la matière rocheuse à partir de laquelle sont formées les planètes. » ont expliqué très consciencieusement les auteurs de l’étude publiée dans la revue Science Advances. M’est avis qu’ils se sont dits que ça ferait désordre de titrer « On vient de retrouver le point central d’un gros trafic d’alcool extra-terrestre ».

En tout cas, j’en connais qui vont tirer une tête ! Plus d’alcool pour faire la foire le dimanche, ça va être triste la galaxie. D’autant que la comète leur servait aussi de bac à glaçons.

Une chose est sûre, maintenant qu’on a découvert leur penchant éthylique, plus besoin de se demander ce qu’on va leur offrir quand ils se présenteront à notre porte. A la vôtre !

Comète essayant de quitter sa galaxie sans qu'on la voit

Comète Lovejoy en délit de fuite

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Oui, nous avons voulu dénoncer aujourd’hui l’ignominie qui frappe les prises électriques depuis de très longues années, sans que qui que ce soit ne s’élève contre une telle atteinte à la liberté et une telle assise du pouvoir en place.

La plupart d’entre elles sont malheureusement muselées, comme en témoigne l’atroce photo que nous transmettons à nos lecteurs, non sans une certaine répugnance (attention, cette photo peut traumatiser les enfants).

Prise muselée

Nous avons néanmoins essayé de recueillir le témoignage de certaines de ces victimes, afin de mieux comprendre la violence qui s’abat sur elles. Après avoir remonté une longue filière, grâce à nos indics, nous avons pu rencontrer un réseau clandestin de prises électriques, qui se cachent pour échapper à leur destin.

Prises électriques se cachant

Leur terreur faisait peine à voir. Elles nous ont raconté qu’elles étaient électrocutées plusieurs fois par jour, sans qu’il soit fait cas de leurs droits les plus fondamentaux. Parfois, elles sont abandonnées des mois entiers, puis sont à nouveau assaillies. Fait étrange, c’est leur œil droit qui semble supporter le moins les violences qu’elles subissent. Nous avons appris par la suite que le problème était dû à une tare héréditaire.

Interrogée, la police reste interdite et se refuse à tout commentaire.

Robot-train - Gisele Foucher

Ci-dessous, d’autres prises électriques, plus jeunes celles-ci, s’étant réfugiées dans la salle de bain de l’abri – qui restera secret pour des raisons évidentes de sûreté.

Jeunes prises électriques en cavale

Face à tant de persécution, l’on ne peut que se poser la question : est-on toujours dans le pays des droits de la prise ?

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