Je reçois régulièrement – ayant trempé dans le milieu des artistes interprètes il y a de nombreuses années – les informations de la Spedidam (la Société de perception et de distribution des droits des artistes-interprètes), ou en clair l’organisme qui s’occupe de reverser leur argent aux dits artistes.

En lisant l’autre jour leur dépliant, qui parlait des nouveaux enjeux face aux modes d’exploitation et de consommation des produits culturels actuels, je me disais : mais combien d’artistes jeunes aujourd’hui sont capables de véritablement comprendre ce que je suis en train de déchiffrer péniblement, malgré mes études littéraires ? On ne pouvait être plus obscur, plus alambiqué, plus insouciant d’être compréhensible.

Nous nous trouvons aujourd’hui devant une faille de plus en plus large entre une population très cultivée – qui cherche à ne fréquenter que ses pairs mais devient minoritaire – et une masse plus ou moins jeune qui n’a pas compris que la culture et l’instruction scolaire ne se résumaient pas à connaître la couleur du string de Shakira et les abréviations sms qui évitent d’avoir à réfléchir sur la grammaire. Ou encore qui ont banni la lecture à la faveur d’une télé décérébrante (ne cherchez pas, j’ai inventé le mot à partir de « décérébration »).

Entre les deux, des gens s’accrochent aux rebords de la falaise, cherchant à se faire comprendre de tous sans pour autant vouloir descendre jusqu’à un vocabulaire onomatopéique. Au passage, les singes sont en train de bien mieux comprendre les hommes qu’auparavant…

Comment devant ce constat journalier dans nos rues, dans nos écoles, chez nos voisins, ne pas voir se profiler la véritable dictature – mondiale, celle-ci – posant lentement mais sûrement ses bases sur une inculture contagieuse ? Comment ne pas s’inquiéter de ces personnes quasiment illettrées qui ne comprennent pas ce qu’elles lisent, qui ne sont pas capables de faire la part des choses, d’analyser, de réfléchir, de critiquer, de se faire une opinion de façon autodéterminée, mais qui suivent celui (ou celle, mais rarement) qui aura crié le plus fort ?

Ne nous leurrons pas, nous sommes tous responsables à un certain niveau de ce qui arrive, que ce soit par nos actions, ou par nos inactions passées et présentes, par notre peur de nous immiscer (« ça ne me regarde pas ») ou par notre peur de parler à « l’autre », de lui rappeler nos valeurs et les inaliénables droits de l’Homme. Il n’est d’ailleurs pas trop tard pour retrousser nos manches et remettre un peu de comportement éthique là où il manque, individuellement et collectivement.

S’il est un message en tout cas que j’ai envie de faire passer, c’est que si la jeunesse ne fait pas tout pour se sortir de cet illettrisme, si elle ne fait pas tout pour se cultiver, elle aura perdu sa liberté et sera à la merci d’une puissance bien au-dessus d’elle qui la manipulera exactement comme on le fait en tirant sur les fils d’une marionnette. Ce n’est pas un appel à la révolte car son prix n’est que le sang et la répression, c’est un appel à l’intelligence et à l’instruction.

Quant à ceux – et j’inclus tous les « représentants des peuples » – qui ne jurent que par les mots les plus compliqués d’une langue pour s’exprimer, je leur dis : « Descendez dans le métro ! Puis réécrivez vos textes. »

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Internet est un outil formidable ; mais aujourd’hui plus que jamais il est indispensable de savoir discerner l’info de l’intox.

Étant donné que les informations qui flottent dans ce bouillon sont quasiment toutes de 2e, 3e, 4e, 5e, voire de 100e main, il faut vraiment se retrousser les manches. Ça demande de recouper les données, d’évaluer, de trouver la part du vrai, la logique. De réfléchir un peu-beaucoup-passionnément-à la folie mais surtout, d’observer avec du recul les faits et uniquement les faits, pas les opinions.

Mon métier demandant beaucoup de recherches, je tombe souvent sur des informations qui se contredisent, affirment des mensonges, sont criblées d’erreurs ou imposent de fausses vérités.

Alors voici douze idées reçues que j’ai relevées (j’aurais pu en mettre 20, d’ailleurs), à coller sur le frigo, qu’il faut à tout prix combattre si l’on recherche un tant soit peu la vérité dans ce fourre-tout qu’est Internet.

Les 12 idées reçues dont il faut se méfier comme de la peste :

  1.  Si c’est dans Wikipédia, c’est que c’est vrai
  2.  Si c’est recopié 10 fois sur le Net, c’est que c’est vrai
  3.  Si c’est anglais, c’est que c’est vrai (pour les Français)(Je ne suis pas sûre que « Si c’est français, c’est que c’est vrai » marche avec les étrangers)
  4.  Si les journaux l’ont publié, c’est que c’est vrai
  5.  Si c’est écrit dans un site qui a un renom, c’est que c’est vrai
  6.  Si c’est dans un livre, c’est que c’est vrai (même si c’est quand-même un peu plus fiable – on peut se dire que l’auteur a fait des recherches – on n’est pas à l’abri d’opinions et de digressions)
  7.  Si l’expert machin dit que c’est vrai, alors c’est vrai
  8.  Si quelqu’un qui joue les experts sur un forum dit qu’une explication est fausse, c’est lui qui a raison
  9.  Si en donnant sa propre opinion, on traite les autres d’abrutis, alors c’est qu’on est un expert (et à ce moment-là, les points 7 et 8 marchent encore mieux)
  10.  Si quelqu’un dit qu’il est plus malin que les autres parce que lui voit ce qui se passe dans le monde, alors ce qu’il dit est vrai
  11.  Si deux infos contradictoires inondent le net, c’est celle qui nous plaît qui est la bonne

Et enfin, il ne faut pas l’oublier :

12.  Si c’est mon père qui le dit, c’est que c’est vrai

Évidemment, le revers de la médaille c’est qu’on finit par ne plus croire en rien (« Et si en fait tout le monde nous mentait pour nous réduire en esclavage ? ») et qu’on devient fou (j’en connais au moins deux comme ça).

Si vous pouviez, chaque fois que c’est possible, privilégier la 1e main, vous vous sentiriez bien plus en confiance. En décodé : ayez votre propre expérience, regardez avec vos propres yeux, et prenez les infos à la source et non pas auprès d’instances qui ont « mené l’enquête », car une enquête, on peut lui faire dire n’importe quoi. Il suffit de faire des montages photos, couper des bandes son, sortir des données de leur contexte et mélanger des vidéos. Et de faire passer une ou plusieurs des 12 idées reçues ci-dessus !

Comme je le disais dans mon billet, un peu ancien mais souvent regardé (Photos truquées, comment les reconnaître), un trucage, c’est de plus en plus facile à réaliser.

J’espère que cela vous aidera à vous dépatouiller sur le Net. Sortir du carcan de la pensée unique, voilà qui devrait être le credo de tout internaute (et citoyen du monde).

Et j’avais oublié le numéro 13 :

13. Si c’est écrit par Gisèle, alors c’est que c’est vrai (mais là c’est vraiment vrai !)

;D

*****


J’ai fait ma fille.J’étais partie en vacances avant tout le monde, fin mai. Arrivée à bon port, dépaysement, ressourcement, joie intérieure, beau temps, je me suis dit : « Tiens, pourquoi n’en profiterais-je pas pour faire du sport ? C’est l’occasion rêvée, j’ai ce qu’il faut ici pour me bouger, plus d’excuse. »J’ai commencé par nager un demi kilomètre tous les jours. C’était facile, j’étais fière de moi, pas essoufflée, le cœur ne s’emballait même pas. Franchement, après avoir passé autant d’années avec pour tout sport trois quarts d’heure de marche tous les deux jours (plus les escaliers), il y avait de quoi se pavaner.

Alors j’ai voulu monter la barre un peu plus haut. Je me suis rappelée que j’étais assez bonne en jogging.

Alors, avant d’aller plus loin, ma définition de « bonne en jogging » : je sais faire de petites foulées sans taper sur le sol comme une Walkyrie, mon pas est parfois même aérien, et je sais respirer sans souffler comme une loutre. Ça ne va pas plus loin, je n’ai jamais pu me faire au jogging du dimanche parmi les pots d’échappement, avec le casque sur les oreilles pour jouer les autistes.

Bref je me suis lancée. Il y avait de la verdure, une voiture toutes les demi heures, et des écureuils qui m’accompagnaient sur le chemin d’un air curieux. On aurait crû Blanche-Neige.

J’ai continué suffisamment longtemps pour arriver au fameux « second souffle », sorte de passage de vitesse automobile où soudain la fatigue s’envole, le corps devient une machine huilée qui roule toute seule, et où vous commencez à goûter à une espèce de félicité grisante.

Oui, grisante a été le mot. Celui qui a tout fait dérailler. Car j’ai soudain revu une compétition scolaire, où j’avais atteint un record en sprint, et où ma prof de gym m’avait regardée avec les yeux gourmands du coach qui sent que sa carrière est relancée. Et je me suis dit : « Tiens, (je me dis souvent « Tiens, » quand je me propose quelque chose), Tiens, pourquoi ne tenterais-je pas à nouveau ce record personnel ? » Je me sentais en forme, grisée (je le rappelle, très important), j’ai relevé le défi.

Oui, j’ai fait ma fille.

J’ai aujourd’hui la jambe dans une attelle, fracture du tibia, et j’en ai encore pour un moment avant de pouvoir remarcher.

Mais vous savez quoi ? J’ai battu mon record. Et j’en suis méga fière.

Bilan sportif - Ce qui arrive quand on a des ailes

Nan, ce ne sont pas mes jambes

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de poésie. Non pas la mienne (ce serait un peu déplacé ici, mais… vous pouvez toujours aller jeter un coup d’œil à ma page poésie.. hé hé), mais celle d’une artiste dont j’admire l’éclectisme, et dont les poèmes me font voyager.

An Pra

Elle s’appelle An Pra, pseudonyme qu’elle a piqué à l’oiseau Pipit farlouse, ou Anthus Pratensis pour les ornithologues. Non seulement elle est bardée de diplômes, mais elle touche à plusieurs arts, dont la photo, le dessin, les masques. Nous allons parler ici de sa poésie.

Tout d’abord, ses poèmes sont d’une musicalité extrême. Puis les mots : modernes, mais choisis et incroyablement articulés, imbriqués les uns dans les autres. Ce qu’il en ressort : des frissons, quelques notes douces en fond, une joie de vivre certaine même si cachée, une foi en la vie, communicative. Ne me demandez pas comment j’ai vu tout cela, c’est ce que je ressens. Maintenant, comme je n’ai pas les mots justes pour décrire cette magnifique poésie, je vais vous en mettre deux extraits.

Extraits :

Le ramage du silence
Naïf, tu crois que le silence se tait ?
Oh que non, le silence est bavard
Sans voix, il dira tout ce qu’il sait
Ces choses que tu ne veux pas voir
Ces souvenirs en cale au fond de toi
Lèvres closes, il les libèrera d’un doigt
Tes secrets oubliés dans quelques trous à rat

Fichu
Comme un fichu foutu déchiré en lambeaux
Bannie d’un paradis d’avant où c’était beau
Tu m’as chassée en ne me laissant sur le dos
Qu’un ramassis maudit de tristes oripeaux

Le site de l’artiste : An Pra

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Ce soir, pour mes lectures coup de cœur, j’ai choisi la poésie et je parle d’An Pra.an pra
C’est ici que ça se passe :

Mes lecture coup de cœur

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Voilà, ma petite histoire illustrée est maintenant sur Amazon.fr (en numérique) et j’espère qu’elle enchantera de nombreux lecteurs ! Je proposerai également par la suite le livre au format papier.

Lien sur Amazon : Monsieur Champignon et Mademoiselle Abeille

Couv-Mr-champignon

Ce conte met en scène un champignon et une abeille, vous l’aurez deviné, qui vont vivre une belle aventure. Pas de violence, pas de souffrance, mais ce n’est pas non plus une histoire creuse et bêtifiante. Elle parle d’amitié et, au passage, est  éducative.

Elle devrait convenir aux petits entre 4 et 7-8 ans je dirais, des enfants habitués à un vocabulaire du niveau de celui des contes d’Andersen par exemple. Je n’ai pas voulu trop le simplifier afin de garder une certaine musicalité (ce n’est pas non plus du Proust, hein), mais j’encourage les enfants à demander à leurs parents de leur expliquer les mots qu’ils ne comprennent pas. Donc, parents, vous êtes prévenus, il ne faudra pas vous débiner à ce moment là ! 🙂

Je l’ai fait lire à un ado qui, voulant rester discret (raté !), se demandait à l’avance comment il allait pouvoir me dire avec douceur que c’était gnangnan, et il a été très surpris d’apprécier, il a même beaucoup aimé ! Donc voilà, c’est dit, il ne reste plus qu’à le tester avec vos enfants.

Couv-Mr-champignon

N’oubliez pas, un commentaire sur Amazon (privilégiez amazon.fr) fait toujours plaisir et surtout rend le livre visible pour d’autres. En tant qu’auto-éditeur, je n’ai pas d’éditeur ultra connu en arrière-plan pour faire ma promo, les commentaires sont donc bienvenus. 😉

Bon, si vous avez détesté, vous pouvez vous abstenir d’en mettre un, pas de problème.

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Demain soir je mets enfin en ligne un livre qui prenait la poussière (électronique) dans mes tiroirs (informatiques), attendant que je le mette en pages.

Eh bien c’est fait, et je suis très contente de pouvoir publier cette histoire illustrée, qui me tient plutôt à cœur d’autant que c’est la première fois que je gratte la plume pour des nenfants.

J’avais écrit ce livre il y a longtemps et un jour, une amie (Reiko Sakaku, prononcez Leiko) m’a demandé si elle pouvait me l’ « emprunter » pour l’illustrer et le présenter à son stage de fin d’année. Ça a donné lieu à une collaboration très sympathique.

Monsieur Champignon et Mademoiselle Abeille sort donc demain dans les kiosques numériques d’Amazon, et je verrai pour le mettre sur d’autres plateformes par la suite. Je vous en dirai un peu plus sur sa teneur au moment du lancement, c’est-à-dire dans J- le nombre d’heures qu’il faudra à Amazon pour le publier.

En attendant, voici l’image de couverture :

Couv-Mr-champignon

A demain !

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J’ai dû lire 10 ou 12 livres depuis août 2015 et pas un qui m’ait transportée véritablement. Il est vrai que je suis allée piocher dans la littérature facile, le polar, mais du siècle dernier, et même du siècle d’avant. Quelques livres gentillets d’Emile Gaboriau (dont le fameux Le Dossier 113), de Gaston Leroux (vous savez, celui du Mystère de la chambre jaune) et du Wilkie Collins, entre autres. J’ai essayé ensuite de m’attaquer à du dur, de la vraie prise de tête, avec Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche (je voulais voir si un poème que j’ai écrit avec ce titre avait un quelconque rapport avec l’œuvre), Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, de Rainer Maria Rilke (je sens qu’il y en a qui vont crier à la profane), ou encore De l’origine des espèces, de Charles Darwin, mais là je n’ai pas pu aller jusqu’au bout, je m’ennuyais ferme (encore d’autres qui vont crier). Mon cœur a davantage vibré avec les classiques (Hamlet, Henri III et sa Cour, Electre, Le cimetière des cachalots… euh… ben oui, celui-là aussi), mais bon, je les avais déjà lus plus d’une fois, donc ce n’est pas du jeu. Dans les actuels, j’ai lu surtout des extraits… bof. Je ne vous donnerai pas les noms parce que je préfère parler de ceux que j’aime.

Il y en a un dont je veux néanmoins absolument parler, c’est de :

Crime et châtiment

de Dostoïevski.

Quel chef d’œuvre ! Je ne l’avais pas relu depuis mes vingt ans je crois, et avec la maturité (et la maturation, sans compter la macération), il m’a fait un effet encore plus violent que la première fois. Quelle description du remords ! Avec quelle justesse l’auteur a su rendre tous les sentiments, émotions, mensonges et négations du meurtrier. On vit, on palpite avec ce héros, il a beau avoir tué, il est attachant. On souffre pour lui, cherchant avec lui un moyen pour qu’il soit libéré de sa culpabilité, qui le ronge. Bref, c’est un livre sur l’homme face à sa conscience, et rien n’a été épargné.

Crime-et-chatiment
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Ce soir, un nouvel article sur les derniers livres que j’ai lus : quelques auteurs, et une critique de Crime et Châtiment, de Dostoïevski. Toujours un chef d’œuvre.

C’est ici pour lire l’article :   Crime et Châtiment

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Hé oui, mon voleur d’écrits persiste et signe (voir mon article Le fiel débridé), et cette fois-ci il inclut mon poème « Promis, je ne le répèterai pas ! » (sans bien sûr me nommer) dans un de ses blogs.

J’ai été gentille la dernière fois en ne voulant pas le citer, mais là, je vais l’afficher. Voilà, c’est lui, Jomico comme il se nomme, habitant Marseille.

Jamico - blogourt - profil

 

 

 

 

 

Et là, la page incriminée (le début) :

Jamico - blogourt fr - Promis 1

 

 

 

 

 

 

Le plus fort, c’est qu’il se décrit en disant ce qu’il déteste : le mensonge ! On croit rêver.

Son blog, c’est blogourt/73097. J’ai bien sûr dénoncé la violation du droit d’auteur au webmaster du site mais pour l’instant, pas de réponse.

Auteurs, faites attention, il y a peut-être un de vos poèmes qui traîne chez lui et dont il s’attribue la paternité.

Il ne faut pas m’énerver.

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En attendant un nouveau billet sur … j’ai plein d’idées mais peu de temps (non, ce n’est pas le titre de mon billet) (… encore que…) (non, ce ne sera pas ça), allez voir ma page de livres et leurs extraits, c’est déjà une façon de faire connaissance avec un auteur.

Du suspense, du rire, de l’angoisse, des sourires, de la peur, des informations pratiques, vous avez le choix.

C’est ici :

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Aujourd’hui, je vais écrire sur Joséphine Baker et moi.

Pourquoi « moi » ?, me direz-vous. Ou « Pourquoi toi ? » si jamais nous nous connaissons et que nous avons déjà bavardé ensemble…

Parce que cette grande dame m’a tenue dans ses bras alors que je venais de naître, et qu’elle m’a prédit un avenir de rêve. Bon, je viens de réaliser que l’anecdote va avoir tendance à me desservir un peu question bouteille, mais finalement j’assume, je ne fais pas mon âge.

Tout a commencé un fameux jour de mai (je ne vais pas vous donner la date, ce serait inconvenant pour moi), où fraîche et épanouie j’ai fait mon entrée sur Terre, dans un hôpital parisien dont je tairai le nom afin qu’il ne soit pas envahi par les paparazzi. Ce jour mémorable de ma naissance (ne serait-ce que parce qu’on me le rappelle tous les ans), Joséphine Baker visitait des hôpitaux de Paris pour promouvoir son association humanitaire et obtenir des fonds. A moins que ce ne soit pour adopter un autre enfant. Elle eut l’intelligence inouïe de choisir pour commencer sa tournée l’hôpital même où je me faisais les poumons, et poussa le raffinement jusqu’à visiter la maternité. Il va de soi qu’une telle célébrité visitant des endroits publics est toujours accompagnée d’une cohorte de curieux et autres journalistes, et que tout ce beau monde a tendance à être bruyant quand il se déplace.

Ma mère, qui venait d’en baver avec moi et avait opté pour le repos du guerrier, entendant ce bourdonnement de ruche, se dit qu’après tout les distractions étaient rares et qu’elle ne risquait pas grand-chose à mettre un pied dans le couloir. Elle ne poussa pas la témérité jusqu’à me laisser seule (on ne sait jamais, on aurait pu m’échanger) et me prit donc dans ses bras avant d’aller jeter un coup d’œil dans les parties communes.

Et c’est ce moment précis que choisit Joséphine Baker pour se trouver… nez à nez avec ma mère ! Le premier moment d’émoi passé (pour ma mère, surtout), Joséphine s’écria de sa voix la plus exotique : « Mais quel magnifique bébé ! Qu’il est donc adorable ! Qu’il est incroyablement beau ! » (là, je soupçonne ma mère d’en avoir rajouté un peu dans les exclamations), et enchaîna en demandant à ma génitrice : « C’est une fille, n’est-ce pas ? Puis-je la prendre dans mes bras ? ». Ce à quoi ma mère répondit en tendant, hypnotisée, le paquet de couches que j’étais à la fabuleuse chanteuse (et fameuse résistante) à la peau couleur moka. Elle ne se préoccupait plus de savoir si on risquait de me kidnapper. Les journalistes qui entouraient Joséphine Baker commencèrent alors à photographier à tout va la divine tenant le bébé (en l’occurrence, moi) dans ses bras, rythmant les crépitements des flashs de leurs questions et exclamations béates. Moi je commençais à m’échauffer sérieusement, et je manifestai ma désapprobation face à ces cris et lumières de la seule façon qui m’était permise depuis quelques heures : en hurlant.

Ce à quoi Joséphine Baker s’exclama, pleine d’une admiration extatique : « Oh, quelle voix ! Quelle voix ! Elle sera chanteuse, comme moi ! ».

Puis, après une autre série de photos elle me retendit à ma mère, tandis qu’un assistant en profitait pour lui offrir un énorme bouquet de fleurs (qui étaient destinées à Joséphine, mais comme elle n’avait pas de bagage à main…). Ma mère hésita un moment à savoir quel paquet prendre en premier, toute émotionnée d’avoir été touchée par la gracieuse star. Elle obtint à partir de ce moment la conviction profonde que sa fille deviendrait quelqu’un de célèbre.

Voici comment j’ai dû embrasser à un moment donné de ma vie la carrière de chanteuse, parce qu’il fallait bien que je vois si j’allais devenir comme Joséphine Baker. Si vous ne voyez pas mon nom dans les bacs, c’est que je ne le suis pas devenue. Mais j’ai une très belle voix.

Josephine Baker Josephine baker -images

 

 

 

 

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Aujourd’hui j’ai voulu vous parler de toute la population qui vit au Pôle Nord, parce que je me suis dit que nous gardions une vue arriérée de ces gens-là : hé bien impossible de trouver quoi que ce soit à ce sujet sur le Net ! Vrai, à part que des éleveurs de rennes lapons ont décidé de badigeonner les animaux du Père Noël de peinture fluorescente pour qu’ils cessent d’être renversés par ces satanés touristes sur quatre roues, on n’apprend rien sur ces braves gens qui se les pèlent 361 jours par an (allez, on va dire que pendant 4 jours ils ont super chaud à -4°C).De l’Arctique, on ne connaît que les photos de magnifiques icebergs avec de temps en temps un manchot ou un phoque qui nous fait signe d’une plateforme, le réchauffement climatique, les soi-disant réserves de pétrole qui font mousser les babines des pétroliers du monde entier au mépris de la sauvegarde de la Terre, et c’est tout !

Si, de temps en temps des faits divers de la Sibérie, comme par exemple la vie des habitants de Verkhoyansk, la ville la plus froide au monde, qui a été attaquée par une meute de 400 loups en 2012. On peut dire que c’est pas de chance si tu nais là-bas : une nuit qui dure des mois, une température moyenne annuelle de -14,7°C (-45°C en hiver), un tiers de tes revenus qui passe dans la cheminée à essayer de chauffer ta pauvre maison en préfabriqué, un autre tiers pour te nourrir, et le reste pour t’acheter des vêtements fourrés qui te permettront de passer 15 minutes d’affilée dehors, et encore en bougeant sinon tu meurs. La nourriture – comme le reste – est hors de prix, et tu ne peux même pas faire des batailles de boules de neige avec des compagnons de jeu parce que tu risques fort de rentrer avec des bleus partout.

À part cela, on ne sait rien de leurs soirées au coin du feu, de leurs potins, leurs ministres (s’ils en ont), de la fête annuelle du hareng (s’ils en ont), de la dernière mode en matière de bottes, ni de leurs impôts.

Alors il va falloir que j’invente :

L’Inuit, ou Samis, Tchouktche, Evenk, Inupiat, Khanty, Koriak, Nénètse, Youkaguire, Yupik entre autres, aime jouer. Mais déjà certains jeux sont impossibles les trois quarts du temps, dans l’Arctique. Par exemple « Un, deux, trois, Soleil ! ». En effet, encore faut-il qu’il y ait un soleil, ce qui n’est possible que quelques mois de l’année, et il ne faut pas que le temps soit bouchonné.

Alors l’esquimau se rabat sur les animaux domestiques. Bon, un animal qui résiste au froid et à la déprime de la nuit, à part les rats, ça se compte sur les doigts de deux mains : ours polaires, rennes, lièvres arctiques, lemmings, renards polaires, loups – polaires aussi. Les derniers, on l’a compris, ont plutôt tendance à vouloir faire des esquimaux leur quatre heures, les renards, c’est un peu sournois, et un ours polaire est un peu encombrant dans une maison. En plus il faut l’emmener se soulager quatre fois par jour, tout ça, bon. C’est vrai que si on arrive à l’éduquer, il peut s’aplatir devant votre cheminée pour jouer les tapis de salon. Les rennes, même problème de place. Restent donc les lièvres et les lemmings. Sympas mais un peu mous comme animal de compagnie. Il reste bien une alternative, les poissons, mais les Inuits n’aiment pas jouer avec la nourriture. Mais bien sûr, paf ! j’allais oublier les chiens de traîneau ! Conclusion, les esquimaux ont bien des animaux de compagnie et ce sont des chiens.

Pour ce qui est des grandes réunions festives avec pique-nique et farandoles l’après-midi dans le champ d’à côté, le peuple arctique a dû revoir ses plans : poignées de mains viriles et échanges de poissons salés, petits sauts sur place pendant qu’on parle durant 10 minutes, puis chacun rentre chez soi (c’est-à-dire à au plus dix pas de là), avant d’être obligé de mettre dans sa poche son nez ou un bout du doigt du voisin. Autant dire que le peuple arctique n’est pas friand des manifestations de mécontentement, ce qui doit faire l’affaire du gouvernement.

Les soirées en tête-à-tête ont tendance à se passer toujours de la même façon : énumération des prix qui ont encore augmenté, « Y a-t-il suffisamment de bois pour chauffer ? », « J’ai rencontré un renard ce matin qui m’a regardé d’un drôle d’air » et surtout, les autochtones passent leur temps à se demander ce qu’avait dit untel ou untel le jour d’avant, c’est-à-dire quatre mois plus tôt.

Cependant, si la vie est chère, au moins pas besoin d’acheter un congélateur et un frigo, c’est toujours ça de moins à payer en électricité. Et puis pourquoi se préoccuper de maigrir avant l’été, personne ne se met en maillot de bain ! La crème de jour la plus utilisée, c’est l’huile de phoque, ça hydrate bien et ça tient chaud. Pourquoi se maquiller puisque la couleur locale est le bleu ? Bref, ces peuples ont bien de la chance car ils ne sont pas vendus à la mode et se voient épargné bien des questionnements et tracas quotidiens quant à leur apparence.

Car sinon, pourquoi resteraient-ils vivre dans une contrée où il fait horriblement froid, où ça pue le poisson, où il fait nuit huit mois sur douze et où la principale occupation est de maintenir son feu actif ??

* * * * *


J’ai accroché dernièrement à une saga dans le style pure fantasy avec chevaliers, forces du mal et tout le reste :

Les Chevaliers de l’Artefact

de William Hunter, un auto-édité.

L’ambiance, l’action et le suspense sont au rendez-vous tout au long des tomes et entretenus avec art. J’ai été bluffée par la richesse des descriptions, qui nous plongent vraiment au cœur de l’action. On s’y croit vraiment et on vibre avec les personnages. J’ai acheté les tomes les uns après les autres et j’attends avec impatience le suivant.

chevaliers artefact

Mise à jour depuis le tome 6, le dernier de la saga, paru en décembre 2013 :

L’histoire n’a pas perdu de sa fraîcheur et de sa dose de suspense. J’ai beaucoup aimé vibrer avec les héros. Comme je l’ai dit dans une de mes critiques des tomes : On ne peut s’empêcher de se demander : « Aurais-je eu le courage de me lever ainsi contre un envahisseur cruel et impitoyable qui se propage comme la gangrène ? » Et on meurt d’envie de répondre : « Oui ».


J’ai découvert dernièrement, avec une stupeur horrifiée, dans un rapport de Marc-Olivier Sephiha (http://soseducation.com/methode-syllabique/ , en bas de la page), professeur de français de son état, le niveau de certains jeunes en fin de 6e et même en fin de 3e suite aux fameuses réformes sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Nous ne sommes même plus au niveau des erreurs orthographiques ou de conjugaison, ni même d’une écriture phonétique, nous en arrivons à des enfants et pré-adolescents qui ne sont pas capables de reconnaître et d’écrire un son !

Ce professeur dans son rapport a voulu montrer à quel point l’instruction devenait impossible en publiant quelques textes desdits élèves (en ZEP des Hauts de Seine). Pour exemple, l’un de ses élèves lors d’une dictée a écrit « il nachait dans l’eux » pour « il nageait dans l’eau ». Il aurait pu écrire « l’o » par exemple, mais non, c’est pire que cela. Il était incapable de reconnaître le son « o » et le son « eu », le « ch » et le « g ». Les exemples de dictées dans ce rapport sont à faire dresser les cheveux sur la tête. Même en faisant exprès, nous n’arriverions pas à faire des fautes pareilles. Selon le constat du professeur, 95% des élèves des deux collèges ZEP font des erreurs sur le son des lettres !

La faute ? Principalement la méthode globale d’apprentissage de la lecture et de l’écriture, qui vient supplanter la méthode syllabique, alphabétique. Même la méthode mixte fait des dégâts (page 23 du rapport, comparaison des méthodes).

Ces enfants sont totalement illettrés. Comment ces adultes de demain pourront comprendre des consignes de travail, savoir comparer, critiquer, évaluer, comprendre leurs semblables, apprendre un métier, voter en toute intelligence ? Ils seront manipulés par des gens peu scrupuleux, seront incapables de faire la différence entre le bien et le mal, et le pire : croiront qu’ils sont libres alors qu’ils sont totalement pris au piège.

Et pourquoi, alors que les évidences sont là, les faits avec des chiffres, l’Éducation Nationale (ou plutôt ceux qui tirent les ficelles derrière) continue de prôner la méthode mixte et de refuser d’entendre parler de l’ancienne méthode ? Pourquoi les syndicats d’enseignants cherchent à discréditer une méthode qui a toujours fait ses preuves et qui continue de donner des gens éduqués sachant lire, écrire, réfléchir, créer ? La question mérite d’être posée.

La tendance n’est-elle pas à chercher à abrutir les masses pour pouvoir mieux les diriger ? En laissant faire, nous fabriquons une population inculte et donc incapable de discerner le vrai du faux, le juste de l’injuste, les bonnes influences des mauvaises. C’est de cette façon qu’on fabrique des robots.

C’est à nous parents, gens instruits et honnêtes, qu’incombe le devoir de partager notre savoir et notre culture, de les pérenniser, en éduquant nos enfants avec la méthode syllabique, en leur donnant l’amour de la lecture et en aiguisant leur sens critique, en soutenant les professeurs qui cherchent à dispenser le bon enseignement et en faisant savoir au plus grand nombre que le futur des enfants et de la société entière est en danger si nous continuons à « laisser faire ».

Un site excellent sur l’éducation : SOS Éducation (http://www.soseducation.org/index.php). Vous y trouverez des trésors en termes de méthodes, enquêtes, rapports, pétitions, etc, pour vos enfants… et pour le monde de demain.

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Bon, allez, non, il ne s’agit pas du site de Stéphane Bern, je ne suis pas une tête couronnée (à la rigueur, une dent).

Mais j’ai eu le plaisir de lire aujourd’hui sur Le Gotha – magnifique site au passage – un article parlant de mon livre Le syndrome de la Page Blanche, par Eva Giraud. En plus, il est assez positif, ce qui ne gâche rien. Merci Eva Giraud !

Là, la photo : Article Gotha sur Le Syndrome de la Page Blanche

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   Marylin

J’adore cette photo de Marylin. Ce n’est pas la Marylin vamp, ou la Marylin jouant la brave fille pas très intelligente pour qu’on ne remarque que son corps, mais une Marylin sensible, lasse, et infiniment plus belle.

Même si le maquillage est encore présent, la profondeur de son être ressort, son extrême gentillesse, et surtout son aveu terrible d’avoir accepté d’être le jouet des hommes.

Ses yeux sont d’une tristesse infinie, comme si elle savait qu’elle s’était perdue, malgré tout le faste et les rires. Sa bouche légèrement relevée et son regard mi-accusateur, mi-soumis semblent à la fois dire « Regardez ce que vous avez fait de moi, vous avez ce que vous vouliez » et « Je n’ai pas su rester moi-même, j’ai accepté qu’on me prenne ma vie ». Elle est ici bouleversante, et on aurait tant aimé pouvoir l’aider à trouver l’estime d’elle-même et sa liberté…

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Mon livre s’est maintenu tout ce dimanche, 1er de la catégorie Humour sur Amazon, et 2e toutes catégories.

C’est la dernière ligne droite ce soir si vous voulez encore le télécharger en gratuit, demain il repasse payant ! (pas très cher en même temps). C’est ici que ça se passe 😉 : 666 Blagues.

666 Blagues 1er Humour  666 Blagues 2e du Top 100

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Youpi, c’est les vacances (enfin, pour les enfants…) et c’est le moment de recharger sa liseuse (ou sa tablette) avec les gratuits du jour.

Je ne l’avais pas encore fait pour ce livre-là, alors je répare l’oubli :    666 Blagues,   GRATUIT  aujourd’hui et demain seulement (samedi et dimanche 19 et 20 octobre 2013), en cliquant sur le lien… eh bien qui apparaît ici :

666 Blagues en téléchargement gratuit

Les voisins, les animaux, les avocats, les touristes, les stars, le dictionnaire révisé, les combles, les absurdes et des dizaines d’autres, de quoi se réchauffer les zygomatiques en ce début d’automne. A lire à sa fenêtre, dans un parc, dans la voiture, au café, dans le métro, en attendant son conjoint , à la mairie, dans son lit… 666 blagues pour sourire, pouffer, rire franchement, bref se faire du bien. 

666 Blagues

Et pour ceux qui n’ont pas de liseuse (ni de tablette) MAIS un ordinateur, Amazon propose sa liseuse sur PC ou Mac, à télécharger ici : Kindle sur zordi.

Enjoy!

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Halloween n’est plus très loin….

Ma nouvelle, « Lisa« , sélectionnée par le webzine Absinthe pour son numéro d’octobre, est enfin là, en ligne ! Ça fait plaisir. Vous pouvez la découvrir en page 48.

J’aime beaucoup la photo qu’ils ont choisie pour mon texte :

Absinthe - oct 13 - Lisa - Gisele Foucher

Voici le lien vers le pdf : Absinthe n°7 (il vaut mieux télécharger le pdf plutôt que l’ouvrir en direct, c’est moins long ),

ou vers le lecteur Calaméo : Absinthe n°7 en ligne

L’occasion également de lire de nombreux autres auteurs.

Et une petite image de la couv pour mettre en bouche :

Absinthe - Nouvelle "Lisa"

Ah oui, j’ai oublié de dire : c’est gratuit !

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L’Agneau

Avec la couverture on s’attend à tout, sauf à ça.

L’auteur de L’Agneau, Christopher Moore, nous conte dans ce polar – c’est ainsi qu’il est catalogué – la vie de Jésus de sa préadolescence à ses 33 ans. Jésus, accompagné de son meilleur copain qui le suit comme son ombre, va apprendre comment gérer ses dons et diffuser la bonne parole.

Le copain en question, c’est son boute-en-train, son garde du corps, son ami fidèle, et à mourir de rire. Ils ont été élevés ensemble. Pragmatique, drôle, un tantinet insolent, courageux et super fier de son ami qui – il en est sûr – est le nouveau Messie, Biff l’accompagnera dans sa quête aux quatre coins du monde pour « l’empêcher de faire des conneries ».

Jésus, de son vrai nom Joshua, n’est pas dépourvu d’humour non plus dans cette fresque religieuse, ce qui ne l’empêche pas d’être touchant par bien des côtés. Je m’y suis vraiment attachée à mesure de ma lecture, tellement sa bonté, sa simplicité, son angoisse et sa solitude sont bien décrites, avec douceur et respect.

Cette fiction n’est pas du tout moqueuse, je l’ai trouvée remplie d’humanisme au contraire. Mais surtout, quelle rigolade ! Pendant presque les trois quarts du livre, je riais à toutes les pages. Pas un petit sourire ou un rire poli, non, de véritables éclats de rire, inattendus, et même des fous rires qui me reprenaient parfois dans la journée, en y repensant.

Bref, c’est l’un des rares livres qui me marquera pour de longues années à venir !

Moore_agneau_P

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Mon billet d’aujourd’hui concerne le ô combien magnifique livre  L’Agneau, de Christopher Moore. Un bijou !

Je suis reconnaissante à Bruno (il se reconnaîtra) de me l’avoir offert, je ne l’aurais pas acheté de moi-même en voyant la couverture et le titre, ni même en lisant la quatrième de couverture. Heureusement que le bouche à oreille existe !

C’est ici pour lire l’article :   L’Agneau

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Je ne peux m’empêcher de partager ce clip délirant tant il m’a fait rire et surtout tant il est entraînant et original.

Les chanteurs y sont excellents. Ils ont une super pêche, jouent très bien la comédie, et le texte de la chanson est digne de ceux des Inconnus de la grande époque. La mise en scène est travaillée, drôle, très pro. J’ai repéré deux ou trois clins d’œil à certains artistes/films, que je vous laisse découvrir.

Vraiment, ils valent le coup qu’on y jette un œil – une oreille – et qu’on partage.

Le groupe en question – ou plutôt le duo – c’est Monastère Amer. Titre du single : Hip Hop de Versailles. Non, on n’est pas coincés à Versailles, nous aussi on a des revendications !  😉

Allez, un petit lien qui va faire plaisir à Youtube (dommage, le groupe n’est pas sur Dailymotion, sinon j’aurais soutenu l’entreprise française) : http://www.youtube.com/watch?v=b2LX-yz7iWw

Monastere amer

Très bonne écoute et bonne crise de rire !

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Un livre sur un jeu vidéo. Pourtant ce n’est pas mon truc, les jeux vidéo, j’ai tendance à m’énerver très vite quand j’y joue (enfin je n’ai essayé qu’une dizaine de fois). Mais là, j’ai compris ce qui peut rendre les joueurs accros.

La Cité

Comme l’écrit l’auteur Karim Ressouni-Demigneux dans la description de son livre, « Imaginez un jeu révolutionnaire, totalement virtuel mais en temps réel. Un jeu où tout peut arriver. Une énigme absolue où il faut tout découvrir, y compris le but du jeu… Ce jeu existe : il s’appelle La Cité. Comme dix millions de Terriens, Thomas a eu la chance de pouvoir entrer dans La Cité. Et tout a changé… »

J’ai dévoré le premier tome comme quelqu’un devant un énorme gâteau et qui sait que personne ne le regarde. Quand j’ai reçu le tome 2, j’ai commencé par relire le tome 1. Quand j’ai eu le tome 3, j’ai relu entièrement les tomes précédents pour bien rester dans l’ambiance. Et j’étais aussi accrochée qu’à ma première lecture, peut-être même plus.

L’intrigue de ce roman en cinq tomes est fascinante, captivante, angoissante, étrange, elle hypnotise. On est happé. Et comme le héros, on n’a plus qu’une seule envie : retourner dès que possible dans la Cité pour y découvrir son secret.

la cité

Mise à jour après le dernier tome : vraiment, chapeau. Je n’ai pas réussi à deviner le secret avant la fin du tome 4, et encore, c’est parce que l’auteur a bien voulu nous mettre sur la voie avec une phrase assassine. D’ailleurs, Monsieur Ressouni-Demigneux, j’aurasse préféré que vous attendiasses le tome 5 pour nous faire ce plan. Voilà, c’est dit.

Je n’ai qu’un regret : que l’histoire soit terminée.

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Ce soir un billet bref pour annoncer que je viens de commenter un autre livre dans la rubrique de mon blog Mes lectures coup de cœur.

Si vous voulez lire mon commentaire,

                       cliquez ici :  Le onzième pion

                      (c’est en bas de page)

Si vous l’avez lu, je serais ravie d’avoir vos avis sur ce livre (et sur les autres).

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Samedi 24 et dimanche 25 août 2013,
deux de mes livres en promo gratuite d’un seul coup !

Oui, j’ai fait fort.

Ce sont le Manuel de Survie à l’… (je vous passe le titre en entier) et – je me suis dit que j’allais oser – mon recueil de poèmes La Faille sans Cri.

Ici :  Manuel de Survie

Manuel-de-survie-web

et là : La Faille sans Cri

 

 

 

Alors ne vous attendez pas à de la poésie pour adulte qui lèche son fond de verre de bière dans une ruelle cradingue. Non, c’est de la poésie de pur adolescent. De l’adolescent bien violent, bien révolté, plein de souffrance et cherchant son air hors de l’eau. Mais pas boutonneux.

Je suis assez attachée à ce recueil car j’ai cherché à donner à chaque poème un deuxième sens, voire plus, ainsi que de la musicalité. Ils se lisent à différents niveaux, parfois intriqués. Certains mots sont des condensés de matière, d’autres de lumière, d’énergie. Bref, j’ai cherché à en dire le plus avec le moins de mots possible. J’espère que je vous ferai voyager.

Le Manuel de Survie, c’est un tout autre style, plutôt satirique (pas satyrique, hein) mais plein d’humour. Les employés devraient s’y retrouver. Et certains patrons aussi. Les plus cools.

Je vais bientôt sortir un autre ebook, une histoire pour enfants parée des illustrations adorables d’une amie japonaise, Leïko. A la rentrée, sans faute. Suivra un recueil de nouvelles d’horreur.

A bientôt !

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J’ai voulu rajouter à mon blog une page des livres qui m’ont enthousiasmée tout au long des années, que vous pouvez trouver ici : Page Lecture.  Elle est accessible en direct sur mon blog dans le bandeau du haut « MES LECTURES PRÉFÉRÉES ».

Elle est pour l’instant succincte, mais je la complèterai et étofferai mes commentaires à mesure du temps que je pourrai libérer.

Je la mettrai à jour chaque fois que j’aurai trouvé un livre captivant.

Si de votre côté vous avez des lectures passionnantes que vous aimeriez partager ici, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

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Mon silence en dit long… Oui, je le confesse, j’ai passé plus de temps à lire ces dernières semaines, qu’à écrire.

J’ai dévoré une bonne dizaine de livres (dont une saga fantastique qui m’a fait acheter les tomes les uns derrière les autres), lu bon nombre de blogs sur l’écriture, ri devant certains conseils et ai été franchement accrochée par certains autres…

C’est une de ces pages de blog que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui : celle de la Revue Solaris, selon eux la plus ancienne revue de littérature fantastique et de science-fiction en français dans le monde.

Cet article est un pur bijou (je sais, je vais leur faire une bonne pub mais on leur dira rien) et je le mets sur mon blog pour être sûre de le retrouver chaque fois que j’en aurai besoin (je commence à être saturée de ‘marque-la-page’). Il vise les auteurs débutants en SF et Fantastique mais franchement, il vaut pour tous les genres.

Il énumère les écueils d’une histoire, les lourdeurs, manque de cohérence, clichés à éviter, les erreurs courantes, … mais mais mais ! également les ingrédients indispensables à tout bon livre. Un bijou, vous dis-je.

Le lien est par ici    –>      Solaris: Science-fiction et fantastique

Son auteur est le fameux Yves Meynard.

Une très bonne lecture à vous !

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Le Manuel de Survie… 3ème du Top 100 des gratuits d’Amazon, cet après-midi !

Manuel de survie - 3e du top 100 Amazon

Il y en a donc qui ont réussi à se réveiller de la fête de la veille. 😉

Il est encore gratuit ce soir et demain.

Ce livre ne s’adresse pas uniquement aux employés, qu’on se le dise !

Le téléchargement se passe ici, en cliquant sur l’image :  Manuel-de-surviePour ceux qui n’ont pas de liseuse, il est possible de lire le livre sur ordinateur, smartphone ou tablette en téléchargeant le petit logiciel du Kindle sur Amazon : Logiciel Amazon

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Ça y est, le Manuel de Survie… en téléchargement gratuit, c’est aujourd’hui et jusqu’au dimanche 23 juin 2013, sur Amazon !

L’occasion de découvrir les travers de l’entreprise, son langage secret, ses codes et ses kits de survie, le tout agrémenté de dessins humoristiques.

Ce livre ne s’adresse pas uniquement aux employés, qu’on se le dise !

Le téléchargement se passe ici, en cliquant sur l’image :  Manuel-de-surviePour ceux qui n’ont pas de liseuse, il est possible de lire le livre sur ordinateur, smartphone ou tablette en téléchargeant le petit logiciel du Kindle sur Amazon : Logiciel Amazon

Téléchargez vite avant que la fête de la musique ne vous accapare votre soirée ! Et j’espère que mon histoire vous fera rire, c’est le but.

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