Articles Tagués ‘informations’


Internet est un outil formidable ; mais aujourd’hui plus que jamais il est indispensable de savoir discerner l’info de l’intox.

Étant donné que les informations qui flottent dans ce bouillon sont quasiment toutes de 2e, 3e, 4e, 5e, voire de 100e main, il faut vraiment se retrousser les manches. Ça demande de recouper les données, d’évaluer, de trouver la part du vrai, la logique. De réfléchir un peu-beaucoup-passionnément-à la folie mais surtout, d’observer avec du recul les faits et uniquement les faits, pas les opinions.

Mon métier demandant beaucoup de recherches, je tombe souvent sur des informations qui se contredisent, affirment des mensonges, sont criblées d’erreurs ou imposent de fausses vérités.

Alors voici douze idées reçues que j’ai relevées (j’aurais pu en mettre 20, d’ailleurs), à coller sur le frigo, qu’il faut à tout prix combattre si l’on recherche un tant soit peu la vérité dans ce fourre-tout qu’est Internet.

Les 12 idées reçues dont il faut se méfier comme de la peste :

  1.  Si c’est dans Wikipédia, c’est que c’est vrai
  2.  Si c’est recopié 10 fois sur le Net, c’est que c’est vrai
  3.  Si c’est anglais, c’est que c’est vrai (pour les Français)(Je ne suis pas sûre que « Si c’est français, c’est que c’est vrai » marche avec les étrangers)
  4.  Si les journaux l’ont publié, c’est que c’est vrai
  5.  Si c’est écrit dans un site qui a un renom, c’est que c’est vrai
  6.  Si c’est dans un livre, c’est que c’est vrai (même si c’est quand-même un peu plus fiable – on peut se dire que l’auteur a fait des recherches – on n’est pas à l’abri d’opinions et de digressions)
  7.  Si l’expert machin dit que c’est vrai, alors c’est vrai
  8.  Si quelqu’un qui joue les experts sur un forum dit qu’une explication est fausse, c’est lui qui a raison
  9.  Si en donnant sa propre opinion, on traite les autres d’abrutis, alors c’est qu’on est un expert (et à ce moment-là, les points 7 et 8 marchent encore mieux)
  10.  Si quelqu’un dit qu’il est plus malin que les autres parce que lui voit ce qui se passe dans le monde, alors ce qu’il dit est vrai
  11.  Si deux infos contradictoires inondent le net, c’est celle qui nous plaît qui est la bonne

Et enfin, il ne faut pas l’oublier :

12.  Si c’est mon père qui le dit, c’est que c’est vrai

Évidemment, le revers de la médaille c’est qu’on finit par ne plus croire en rien (« Et si en fait tout le monde nous mentait pour nous réduire en esclavage ? ») et qu’on devient fou (j’en connais au moins deux comme ça).

Si vous pouviez, chaque fois que c’est possible, privilégier la 1e main, vous vous sentiriez bien plus en confiance. En décodé : ayez votre propre expérience, regardez avec vos propres yeux, et prenez les infos à la source et non pas auprès d’instances qui ont « mené l’enquête », car une enquête, on peut lui faire dire n’importe quoi. Il suffit de faire des montages photos, couper des bandes son, sortir des données de leur contexte et mélanger des vidéos. Et de faire passer une ou plusieurs des 12 idées reçues ci-dessus !

Comme je le disais dans mon billet, un peu ancien mais souvent regardé (Photos truquées, comment les reconnaître), un trucage, c’est de plus en plus facile à réaliser.

J’espère que cela vous aidera à vous dépatouiller sur le Net. Sortir du carcan de la pensée unique, voilà qui devrait être le credo de tout internaute (et citoyen du monde).

Et j’avais oublié le numéro 13 :

13. Si c’est écrit par Gisèle, alors c’est que c’est vrai (mais là c’est vraiment vrai !)

;D

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Tiens allez, je profite de cette nouvelle réflexion profonde pour faire la pub de mes sculptures.

Quand un homme – ou une femme – maîtrise les ordinateurs et leur contenu,

        ça donne ça :

Frog Computer Club – Parce que le Savoir libère …

(Vous pouvez cliquer dessus, elles s’agrandissent)

           ou ça :

Sculpture ordinateur - Gisèle F - à défaut de maîtriser le contenu....

Domptage de souris

        ou encore ça :

Log’n Graff – Une autre façon de s’approprier la connaissance…

Mais quand il ou elle ne les maîtrise pas ou ne les contrôle pas, ça donne ça :

L’Avaleur – S’échapper du dictat…

Ne vaut-il pas mieux alors, apprendre à se servir de toutes ces nouvelles technologies – puisqu’elles sont là – et en garder ainsi le contrôle, plutôt que d’en avoir peur ?

Parce que voilà, ça se mord la queue :

  • ce  dont on a entendu parler – c’est sûr que sinon on s’en contrefiche comme d’un pot de Nutella vide – qu’on ne connaît pas et qui dépasse de loin tout ce qu’on a appris jusqu’à l’âge pubère, on en a PEUR (un peu, beaucoup, passionnément, à la folie) ;
  • et parce qu’on en a PEUR, on ne veut pas y toucher, donc on ne peut pas les connaître et donc ELLES NOUS CONTRÔLENT.

Bon, je suis loin d’être la fille qui textote compulsivement en marchant dans la rue et qui envoie des photos et des smileys toute la journée (mea culpa) – et je trouve tous les smartphones, iPhones et tablettes encore bien trop lourds pour mon sac à main – mais je ne vais pas jusqu’à faire le signe de la croix en hurlant Vade Retro, Satanas ! devant les technologies de notre siècle chéri. Je ne les utiliserai pas forcément, mais je n’ai pas peur d’y toucher ou de comprendre comment ça marche.

Mais pourkoik ?!  me direz-vous.

Mais pour savoir jusqu’où on est fichés, boudiou !

Blague à part, plus on sait comment ça fonctionne, plus on peut contrôler ces petites choses électroniques et leur contenu… et qui sait, plus on peut gagner notre liberté ! 😉 (damned! un smiley :()

De plus, il est quasiment impossible aujourd’hui de parler à un jeune si on ne connaît pas quelques bribes de son jargon smartphonesque que je me garderai bien ici de retranscrire parce que je n’ai pas envie d’avoir à donner les définitions de chaque mot.

Alors, vous ne voudriez quand-même pas ressembler à ça ?…

Sculpture ordinateur - Gisèle F - Quand le pouvoir a changé de mains....

Transfert de Données

Tiens, je crois que je vais faire des études d’ingénieur informaticien, c’est encore eux qui ont tout compris.

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Le post du fake que je viens de reblogger (quel langage ! dirait ma mère) m’a donné envie de rebondir sur la façon de traiter les informations qui pullulent sur tout et n’importe quoi.

Malgré la circonspection dont nous essayons de faire preuve en décortiquant les informations qui nous sont assénées à longueur de journée, nous ne sommes pas à l’abri de rumeurs ou de faits inventés que nous prenons pour argent comptant. Dont nous contribuons directement à amplifier la ‘véracité’ en les reprenant pour nous-mêmes et en les diffusant autour de nous, que ce soit lors de soirées, au bureau, au café ou sur ses blogs (hé hé).

Alors j’ai envie de jeter un pavé dans la mare et de fendiller un peu ce phénomène ‘pensée unique’, de réveiller l’esprit critique chez chacun de nous. Bien sûr, esprit critique ne veut pas dire tout critiquer en trouvant ça ‘nul’, ‘à vomir’, etc. Non, un véritable esprit critique c’est observer un recul face à l’information reçue, évaluer les données et s’autoriser une réflexion quant au bien fondé de l’article en question et aux enjeux de la ‘source’.

Une compagnie pétrolière par exemple aura tout intérêt à faire passer le message que le pétrole, c’est l’avenir, qu’il vaut mieux forer partout dans le monde et que non, cela n’aura aucun effet sur la préservation de la planète et de ses habitants. Ses armes seront de se moquer des écologistes, de fournir des soi-disant preuves que le réchauffement climatique est une vaste plaisanterie et de persuader tout le monde que la Terre a des ressources infinies.

Il est assez effrayant aujourd’hui de constater qu’une bonne partie des informations semées par les médias ressemblent davantage à des messages publicitaires qu’à de véritables faits. C’est comme si les deux professions avaient été mélangées. La possibilité de nos jours de truquer les photos ne fait qu’augmenter le doute quant à la véracité de ce que nous lisons ou voyons.

Passons alors au mode d’emploi pour éviter le plus possible de se faire avoir par une information erronée :

La première chose à faire est évidemment de vérifier soi-même sur place l’information lorsque c’est possible (information de 1e main : malin !).

En cas d’impossibilité, regarder les sources de l’article. Sont-elles fiables ? (attention, certaines ‘autorités’ en la matière ne le sont pas forcément)

Commencent ensuite les investigations pour dégager les faits des rumeurs. Un des moyens à notre disposition n’est pas bien difficile, il suffit de recopier une phrase de la nouvelle (news pour les branchés) dans un moteur de recherche : si les résultats l’affichent sur de nombreux sites – même sur les fameux qui font ‘autorité’ – c’est du copier-coller. Qui ne prouve aucunement que l’information a été vérifiée mais que ceux qui l’ont transférée y ont cru.

Bien sûr certains diront « oui mais justement, si on retrouve la phrase partout, c’est que c’est vrai ». C’est malheureusement le leurre d’Internet : quantité fait profession de foi. De même qu’il suffisait au Moyen-Âge qu’une foule hurle pour qu’on brûle une présumée sorcière.

Combien de ‘faits véridiques’ ai-je trouvé sur Internet, repris par de nombreux sites, alors que je savais de source sûre (après de vastes recherches) qu’ils n’étaient pas vrais…

Il y a la vérité et la réalité. La vérité, nous la sentons intimement en nous, la réalité, c’est toute cette apparence que nous recevons et que nous acceptons de plein gré.

Alors sans tomber dans la paranoïa, s’il vous plaît, prenez du recul lorsque vous recevez une information qui peut bouleverser négativement vos vies, qui peut détruire une personne, une société ou un groupe sans raison, et surtout ne transmettez rien qui n’ait été vérifié auparavant avec une véritable investigation. 😉

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