Comment rendre mon chat heureux ?

(version électronique et brochée)

Ou toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur votre chat …

« Le chat semble vivre dans un autre monde, le sien, régi par des codes qu’il n’hésite pas à enfreindre quand ses intérêts sont en jeu. La relation qu’il entretient avec l’humain est parfois surprenante, mais toujours source de découvertes et d’une amitié sincère. Le chat considère l’humain comme son égal et consent à lui rendre certains services ou à prêter une oreille compatissante lorsque le besoin se fait sentir. Témoin privilégié de notre vie quotidienne, il se prête volontiers au jeu du chat et de la souris pour nous en débarrasser. Parfois son regard sur nous perturbe, tellement il est sans concessions. Se pourrait-il qu’il perçoive notre vie au-delà des apparences, nos illusions, nos fantômes ?

Vous trouverez dans ce livre de nombreux conseils pour harmoniser cette relation privilégiée que ce félin entretient avec l’homme, basée sur la confiance, le respect et la complicité, deux mondes différents qui se rejoignent l’espace d’une vie. »

– Extraits –

Cela faisait longtemps que vous y pensiez, tourniez ça dans votre tête, et vous avez enfin tranché : vous allez adopter un chat. Cependant vous ne voulez pas vous y prendre à la légère et souhaitez le faire en toute connaissance de cause. Voici quelques conseils pour un bon choix.

Ne prenez pas un chaton à sa mère avant 10 à 12 semaines. Avant, il ne serait pas sevré. Celui-ci doit être vif, alerte (même s’il dort beaucoup) et dodu. Ses parents doivent être confiants et sociables. Et à la maison, surtout laissez-le au calme les premiers jours. Il a besoin de se reposer, de s’habituer à sa nouvelle demeure et de prendre ses repères.

Lorsque vous serez prêt à le choisir, vérifiez quelques points : ses yeux doivent être propres, sans sécrétion, clairs et brillants, sans qu’un voile ne les recouvre (ce qu’on appelle la troisième paupière). Ses oreilles doivent être saines, non abîmées, avec une mince couche de cérumen tout au plus. Le nez ne doit pas couler ni avoir de croûtes, ce qui serait un signe de maladie. Les gencives et la langue doivent être roses et sans inflammation, les dents entières. Il ne doit pas avoir mauvaise haleine (signe de dysfonctionnement du foie ou des intestins). Le pelage doit être lisse et vigoureux (vérifier s’il n’y a pas de puces entre les poils, sous la forme de petits points noirs, et s’il n’existe pas d’endroits où des touffes de poils sont tombés – signe d’une infection par la teigne). L’arrière-train doit être propre et sans irritation, dépourvu de petites particules blanches et mobiles ou encore de sortes de grains secs collés aux poils – signe de vers).

Mais rien ne vous empêche de ramener l’un de ces matous pas toujours dans la meilleure forme, car ils ont le droit eux aussi d’être aimés, choyés et soignés de la même façon que les autres. Prenez conscience dans ce cas des soins, dépenses et de l’attention de votre part que cela implique, car vous en aurez l’entière responsabilité du moment où vous l’aurez adopté. Vous sentirez peut-être alors une plus grande fierté à avoir aidé un chaton (ou un chat adulte) qui n’avait pas tous les atouts de son côté au départ, et son amour en retour sera une récompense au-delà de tous vos souhaits. Un chaton s’adaptera plus facilement à un nouveau foyer qu’un adulte, mais l’adulte sera plus tolérant, ayant parfois vécu de longues périodes seul ou sans gîte.

  ***

Comment vit mon chat le jour, la nuit ?

Un chat dort en moyenne quinze heures par jour, ou plutôt par vingt-quatre heures. Il a besoin d’être au calme durant cette période et gare à qui enfreint cette règle !

Vous le verrez souvent tel un pacha, avachi sur un meuble, les pattes ballantes, ou encore lové dans son panier, profondément endormi, mais la queue en éveil à la moindre mouche passante, et son flegme aura un effet apaisant sur vous. Vous vous direz que ces minutes de sérénité valent bien les petites bêtises qu’il fait de temps à autre.

Pendant ses périodes actives, la chasse (si votre animal a la chance de pouvoir sortir) et la toilette occuperont la majeure partie de son temps.

La toilette du chat – qui peut paraître anodine – a en fait plusieurs objectifs.

Le chat se nettoie-t-il uniquement par souci de propreté ? Mis à part cette raison tout à fait légitime de notre chat méticuleux (il se débarrasse ainsi de la poussière accumulée), son pelage renferme de petites quantités de vitamine D qu’il ingère en se léchant. En outre, il renforce ainsi son odeur (parfois altérée à la suite de soins médicamenteux) et stimule des glandes qui imperméabilisent son poil. Vous constaterez d’ailleurs que non seulement il se lèche, mais il tire aussi sur ses poils et même se mordille dans ce même but.

Cette toilette a aussi pour office de réguler sa température. En effet, en déposant de fines particules de salive sur son pelage, l’évaporation de celles-ci lui permet d’évacuer la chaleur de son corps. Car la peau du chat n’a ni pores, ni glandes sudoripares.

Enfin le toilettage mutuel permet aux chats d’échanger leurs odeurs et de s’apaiser mutuellement. C’est pour eux une marque d’affection, qu’ils témoignent de la même façon à leur maître en leur léchant la main … ou le nez !

Le chat fera toujours sa toilette de la même façon : en partant de la tête, en continuant avec les pattes et les épaules, puis avec les flancs jusqu’à l’appareil génital et les pattes de derrière, pour finalement terminer par la queue. Le seul endroit de son corps que le chat ne puisse pas atteindre se trouve entre ses omoplates.

La toilette avec la langue est tellement instinctive chez le chat que lorsque vous lui caressez le bas du dos, sa langue reproduit instantanément l’action de lécher.

Lorsqu’un chat ne se lèche plus, il faut en rechercher la cause, qui peut être une maladie. A l’inverse, une toilette excessive peut être un signe de stress ou d’ennui profond.

  ***

Que dois-je comprendre lorsqu’il ronronne ?

Le chat ronronne à la fois en inspirant et en expirant. Personne ne sait exactement comment ce ronronnement est produit, et cette caractéristique est propre aux seuls félidés. Plusieurs théories s’opposent : l’une veut que le ronronnement soit le résultat de mouvements sanguins dans la veine cave : cette veine s’amincit pour passer dans le foie et le diaphragme, et dans certains états neurovégétatifs, le sang forme des remous dans cette sorte de goulot. Ceci provoque des vibrations dans tout le corps jusque dans les cavités crâniennes des sinus, par le biais de la trachée artère[1].

Une autre évoque la vibration du ligament de l’os hyoïde, qui relie la clavicule de l’animal à sa gorge.

La troisième parle des muscles laryngés, qui contrôlent l’ouverture et la fermeture de l’espace entre les cordes vocales : la glotte. Ces muscles s’ouvrent et se ferment rapidement pour produire le ronronnement.

Quoi qu’il en soit, le ronronnement est une émission de sons de basse fréquence (sons très graves, utilisés entre autres par les compositeurs de musique pour inciter à l’émotion), et des études ont montré que sa gamme de fréquences – entre 25 et 150 Hertz – contribuait à stimuler la croissance osseuse et la guérison.

Ces sons de basse fréquence auraient une action anabolisante (phénomène d’assimilation chez les êtres vivants), comme l’ont montré les résultats positifs qu’ont ceux-ci sur des fractures (action de consolidation) et sur des processus de cicatrisation (accélérée par ce biais). Certains médecins orthopédistes utilisent avec succès ces fréquences. Ainsi, les chats auraient cinq fois moins de séquelles que les chiens et se remettraient en forme trois fois plus vite3. Le ronronnement aurait donc bien un effet thérapeutique de récupération.

En premier lieu, il est important de comprendre qu’un ronronnement ne signifie pas toujours que le chat est heureux. Ce peut être pour lui le moyen de se rassurer car il a intensément peur ou a mal. Il se calme alors avec les vibrations générées par le ronronnement.

***

  Les extraits vous ont plu ? :

 

Publicités